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Analytical summary - Social determinants

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Selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2006 (RGPH 2006), le Burkina Faso enregistre un taux de croissance de 3,1% contre 2,4% entre 1985-1996, ce qui signifie un doublement de la population par génération et traduit l’insuffisance des actions en matière de planning familial.

Cette population en pleine croissance est en majorité féminine (51,7%) et jeune (56,89%) ; elle vit en majorité en milieu rural (77,3%) et avec près de la moitié des citadins (46,4%) à Ouagadougou. On note d’intenses mouvements migratoires surtout internes touchant la tranche d’âge la plus active de sexe masculin. La population active, quant à elle, est estimée à 53,1% de la population résidente dont 20,2% vivent en milieu urbain.

Toutes ces caractéristiques démographiques sont suffisamment révélatrices de la forte poussée de la demande de services sociaux de base (éducation, santé, emploi, etc.) tant en milieu rural qu’en milieu urbain.

En 2010, le Burkina Faso totalisait[1] 2038 formations sanitaires publiques y compris les trois (03) CHU, 382 formations privées et confessionnelles, 557 dépôts privés, 153 officines privées et 192 CDV (centre de dépistage et conseil volontaire).

La couverture sanitaire, en termes d’infrastructures de soins, est jugée satisfaisante. Les efforts ont concerné l’accessibilité géographique avec l’accroissement du nombre de CSPS (centre de santé et e promotion sociale) ou structures de base et la réduction du rayon moyen d’action théorique des formations sanitaires qui au plan national se situe autour de 7,38 km. Toutefois, il existe d’énormes disparités entre les régions et entre les districts sanitaires.

En 20098, le rayon moyen était de 11,6 km dans la région de l’Est et de 12,5 km au Sahel. L’expérience montre qu’au-delà de 5 km, la fréquentation des formations sanitaires par la population n’est pas satisfaisante, même dans le domaine du curatif.

Les établissements sanitaires privés de soins (ESPS) [2] sont concentrés dans la région du centre avec plus de la moitié des effectifs (53,8%) et dans une moindre mesure dans la région des Hauts-Bassins (35%). Ces deux régions en raison de l’existence d’une demande solvable comptent plus de 85% des ESPS du pays alors que la région du sahel n’en dispose seulement que deux ESPS (0,5%). A l’exception des dépôts de médicaments, l’exploitation des structures sanitaires privées, surtout à but lucratif, est individuelle et est le monopole des professionnels de la santé. A côté des exploitations individuelles, les associations et les ONG ouvrent de plus en plus des établissements sanitaires privés.

Sur le plan pharmaceutique, le pays compte en 2009, outre les officines pharmaceutiques privées, 9 grossistes et 28 laboratoires d’analyses médicales privées reconnues. Il faut ajouter à cette liste une unité privée de production de médicaments traditionnels améliorés, 4 herboristes et plus de 20 cabinets de consultation et de soins traditionnels, reconnus par la tutelle. Malgré tout, l’utilisation des formations sanitaires n’est pas encore optimale. Elle était de 0,49 en 2008 (RGPH).

En matière d’éducation et sur la base des résultats de l’enquête burkinabé sur les conditions de vie des ménage (2007), 67,9% des ménages burkinabé ont accès au service de l’éducation primaire contre seulement 25,3% pour l’éducation secondaire.

Selon le milieu de résidence, l’accès aux infrastructures scolaires est plus fort en milieu urbain qu’en zone rurale : 63,0% des ménages ruraux ont déclaré avoir accès à l’éducation primaire contre 86,2% des ménages urbains.


References

  1. Plan d’action 2010 du ministère de la Santé.
  2. Etablissement sanitaires privés de soins-ESPS. 1,30Mo