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Health information, research, evidence and knowledge

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Data are crucial in improving health.[1] The ultimate objective of collecting data is to inform health programme planning as well as policy-making and, ultimately, global health outcomes and equity. A well-functioning health information system empowers decision-makers to manage and lead more effectively by providing useful evidence at the lowest possible cost.

A health information system has been aptly described as "an integrated effort to collect, process, report and use health information and knowledge to influence policy-making, programme action and research". It consists of:

  • inputs (resources)
  • processes (selection of indicators and data sources; data collection and management)
  • outputs (information products and information dissemination and use).

The role of a health information system is to generate, analyse and disseminate sound data for public health decision-making in a timely manner. Data have no value in themselves. The ultimate objective of a health information system is to inform action in the health sector. Performance of such a system should therefore be measured not only on the basis of the quality of the data produced, but also on evidence of the continued use of these data for improving health systems' operations and health status.

The health information system[2]

The availability and use of information enables:

  • improved definition of a population
  • recognition of problems
  • setting of priorities in the research agenda
  • identification of effective and efficient interventions
  • determination of potential impact (prediction)
  • planning and resource allocation
  • monitoring of performance or progress
  • evaluation of outcomes after interventions
  • continuity in medical and health care
  • healthy behaviour in individuals and groups.

It also empowers citizens by enabling their participation in health care, policy and decision processes; and empowers countries and international partners by enabling better transparency and accountability through use of objective and verifiable processes.

Health knowledge gaps are where essential answers on how to improve the health of the people in Lesotho are missing. This is an issue related to the acquisition or generation of health information and research evidence. The “know-do gap” is the failure to apply all existing knowledge to improve people’s health. This is related to the issue of sharing and translation of health information, research evidence, or knowledge. Although there are major structural constraints, the key to narrowing the knowledge gap and sustaining health and development gains is a long-term commitment to strengthen national health information systems.

This section of the analytical profile is structured along the following lines:

Contents

Résumé d'orientation

The English content will be available soon.

Centre de recherche - CENTRE MURAZ BOBO

Au Burkina Faso, l’information sanitaire provient de plusieurs sources telles que les recensements, les enquêtes par sondage, le système de routine et la recherche. Les recensements et les enquêtes fournissent des informations de meilleure qualité par rapport au système de routine, ils restent caractérisés par une fréquence non annuelle. En effet, les recensements ont une périodicité décennale tandis que les enquêtes nationales intégrant les questions de santé sont réalisées au minimum chaque deux ans et les données sont désagrégées au niveau régional voir provincial pour la plupart de ces opérations.

Tableau : Enquêtes réalisées au Burkina Faso prenant en compte les questions de santé

Les données ne sont donc pas produites selon le découpage administratif du système de santé (Région sanitaire/District sanitaire).

Cette insuffisance est comblée par le système d’Information de routine qui, de manière générale, est bien structuré au Burkina Faso. Le système national d’information sanitaire est organisé autour de six sous-systèmes :

  • (i) le sous-système des rapports de routine des services de santé,
  • (ii) le sous-système de la surveillance épidémiologique,
  • (iii) le sous-système de la gestion des programmes,
  • (iv) le sous-système de l’administration et de la gestion des ressources,
  • (v) le sous-système des enquêtes et études périodiques et
  • (vi) le sous-système à assise communautaire.

Sous-système de rapport de routine des services de santé : Il est géré par la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS). Il est basé sur la collecte et l’analyse des données statistiques de routine dans les formations sanitaires publiques et privées. La collecte des données est faite à partir des rapports mensuels des formations sanitaires publiques du premier niveau (Dispensaires/ maternités isolés, les centres de santé et de promotion sociale (CSPS), les centres médicaux, les Centres médicaux) le secteur privé, les organisations à base communautaire et des rapports trimestriels pour les formations sanitaires des deuxième[3] et troisième[4] niveaux.

Les rapports mensuels des formations sanitaires (publiques et privées) sont transmis aux districts sanitaires (DS) qui les compilent pour produire un rapport trimestriel[5] . Ces rapports trimestriels sont contrôlés par les Directions régionales de la santé (DRS) avant leur acheminement au niveau central (DGISS). Les rapports trimestriels des CHR et des CHU sont transmis trimestriellement à la (DGISS) avec ampliation aux Directions régionales de la santé pour exploitation.

Sous-système d’information pour la surveillance épidémiologique : Ce système est géré par la Direction de la lutte contre la maladie (DLM). Il constitue un système d’alerte précoce pour un certain nombre de pathologies prioritaires. Cette surveillance se fait régulièrement à partir d’un support rempli hebdomadairement appelé télégramme lettre officielle hebdomadaire (TLOH). Les TLOH sont transmis à la DLM via les DRS par téléphone ou courrier électronique. Toutefois, en cas d’épidémie, la transmission des données se fait quotidiennement.

Sous-système d’information pour la gestion des programmes : Les programmes disposent d’un système de collecte. Les données sont transmises directement à la coordination des programmes. Les pathologies objet de programmes spécifiques sont le paludisme, la trypanosomiase, la tuberculose, la lèpre, les infections sexuellement transmissibles et le Sida, les maladies tropicales négligées (schistosomiase, onchocercose, filariose lymphatique, les vers intestinaux, le trachome), les maladies diarrhéiques, les infections respiratoires aiguës et le noma. De même, la santé mentale, la santé bucco-dentaire, la lutte contre la cécité, les carences nutritionnelles et la vaccination font l’objet de programmes verticaux.

Sous-système d’information pour l’administration et la gestion des ressources : Ce sous système s’occupe des données relatives aux infrastructures, au personnel, aux ressources financières (Etat et partenaires financiers) et à la gestion du patrimoine. Les structures du Ministère qui interviennent dans ce sous-système sont la DGISS, la Direction de l’administration et des finances (DAF) et la Direction des ressources humaines (DRH).

Sous-système des enquêtes et des études périodiques : Les études et d’enquêtes sont réalisées par les membres de ce sous-système. Les études portent essentiellement sur les revues du Programme élargi de vaccination (PEV), les enquêtes nutritionnelles et autres enquêtes de prévalence ( VIH/Sida, Paludisme).

L’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) est chargé, au niveau national, de piloter les activités en rapport avec ce sous système. L’INSD fournit les données de population et des indicateurs relatifs à la santé à travers les recensements généraux de la population et les grandes enquêtes telles que les enquêtes démographiques et de santé, les enquêtes sur les conditions de vie des ménages, les enquêtes à indicateurs multiples.

Au sein du Ministère de la santé, la DGISS est chargée de coordonner la réalisation des enquêtes au sein du Ministère de la santé. Par ailleurs, la création de la Direction des statistiques générales de la santé au sein de la DGISS vise à renforcer les capacités du Ministère à concevoir des méthodes, des outils d’enquêtes et de sondages statistiques. Dans ce sous-système sont impliquées les institutions de recherche (Centre de recherche en santé de Nouna, le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme, le Centre Muraz, l’Institut de recherche en sciences de la santé, l’Institut supérieur des sciences de la population, …).

La recherche pour la santé fait partie de ce sous système. La recherche est sous la coordination technique de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) l’un des quatre instituts du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

Au ministère de la santé, la recherche est coordonnée administrativement par la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires à travers la Direction de la recherche pour la santé (DIRES). Pour certaines structures, la recherche pour la santé constitue la mission première. Ces structures sont le Centre Muraz (Bobo-Dioulasso), le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme (Ouagadougou) et le Centre de recherche en santé de Nouna. La recherche est également développée dans les centres hospitaliers universitaires (3 en 2011).

Le processus de valorisation des résultats de la recherche est embryonnaire. La mise en œuvre du plan de développement de la recherche constituera une opportunité pour booster la valorisation des résultats de la recherche.

Sous-système d’information à assisse communautaire : Pour le moment, ce système n’est pas très développé et s’intègre à la fois au système de routine et au système de surveillance épidémiologique. En effet, certaines informations collectées par les agents de santé communautaires sont intégrées dans les rapports mensuels des formations sanitaires de premier niveau. De plus, ils collaborent avec certains programmes spécifiques pour le recueil des données : ver de guinée, onchocercose, filariose lymphatique. Cependant, la stratégie de contractualisation entre le Ministère de la santé et les organisations à base communautaire nécessite une dynamisation de ce sous-système.

Le SNIS est organisé à l’image du système de santé c’est à dire de manière échelonnée conformément à la pyramide sanitaire. Il comprend trois niveaux (central, intermédiaire et périphérique).

Le niveau périphérique est composé de l’ensemble des structures de soins qui sont chargés de la collecte des données. Il s’agit notamment des dispensaires, les maternités isolées, les centres de santé et de promotion sociale et les Centres médicaux avec antenne chirurgicale (Hôpitaux de district). La responsabilité de production des rapports statistiques et de surveillance épidémiologique est dévolue au responsable de la structure.

Le niveau intermédiaire est chargé de l’agrégation des données. Il comprend les directions régionales de la santé qui disposent d’un responsable de Centre d’Information sanitaire et de surveillance épidémiologique. A ce niveau, on retrouve également les centres hospitaliers qui possèdent chacun un responsable en charge de la gestion de l’information hospitalière. En milieu hospitaliers, les unités de soins jouent le même rôle que les formations sanitaires du niveau périphérique.

Le niveau central est constitué des directions centrales du Ministère de la santé. Ce niveau est chargé de :

  • coordonner, centraliser, archiver, analyser et diffuser l’information sanitaire ;
  • concevoir des normes, des procédures et des mécanismes uniformes de
  • notification des données ;
  • recueillir des informations par des enquêtes spéciales ;
  • élaborer les outils et canevas de suivi d’indicateurs par niveau du système ;
  • échanger les informations au plan international.
Figure 2:Structuration administrative et organisation des structures de soins au Burkina Faso - Source : Manuel de formation sur le système national d’information sanitaire, 1ère édition, 2009.

Délais de transmission des rapports

Les rapports mensuels.

  • Le rapport mensuel des formations sanitaires (publique et privé) du niveau périphérique est transmis au district au plus tard le 05 du mois suivant le mois objet du rapport.

Les rapports trimestriels de district

  • Le rapport trimestriel du district sanitaire est transmis à la Direction régionale de la santé au plus tard le 15 du mois suivant le trimestre objet du rapport. Ce même rapport trimestriel est transmis à la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS) au plus tard le 25 du mois suivant le trimestre objet du rapport.

Les rapports trimestriels des hôpitaux

  • Le rapport trimestriel des hôpitaux est transmis au niveau central au plus tard le 25 du mois suivant le trimestre objet du rapport avec ampliation à la Direction régionale de la santé.

Le Télégramme Lettre Officiel Hebdomadaire

  • Les CSPS transmettent chaque lundi soir avant 16 heures leur rapport au district ;
  • Les districts transmettent leurs TLOH le lundi avant 18 heures à la DRS ;
  • Le TLOH est transmis chaque mardi avant 10 heures à la direction de la lutte contre la maladie par les directions régionales de la santé.

Le cadre réglementaire est marqué par l’existence de textes particuliers sur la production et la diffusion des données. Au plan national, la production statistique est régie par les textes ci-après :

  • la Loi N° 012-2007/AN du 31 mai 2007 portant organisation et réglementation des activités statistiques ;
  • le décret N° 2007-741/PRES/PM/MEF portant attributions, organisation et fonctionnement du système statistique national ;
  • le décret N°2007-720/PRES/PM/MEF fixant les conditions et les procédures de réalisation des recensements et des enquêtes statistiques par les services et organismes statistiques publics auprès des personnes ne faisant pas partie de ces structures ;
  • l’arrêté n° 2007-767/MEF/CAB fixant les modalités de communication des données aux services et organismes statistiques relevant du système statistique national par les administrations et organismes publics.

Au sein du ministère de la santé, l’enregistrement dans les registres des services offerts est obligatoire pour tout professionnel de santé qu’il soit dans le public ou dans le privé. Les formations sanitaires ont par ailleurs obligation d’élaborer des rapports périodiques qui sont le résultat des compilations des enregistrements effectués dans les registres. Il n’existe pas un cadre réglementaire spécifique à la production et la diffusion de l’information sanitaire excepté les données à caractère épidémiologique à travers le document qu’est le Système de surveillance intégré de la maladie et de la riposte (SIMR). La proclamation d’une épidémie sur une aire sanitaire est du ressort d’une autorité sanitaire.

La DGISS a entrepris l’élaboration d’un manuel de procédures de gestion de l’information sanitaire (MPGIS) qui servira à terme, d’outil de référence en matière de production de l’information sanitaire au Burkina Faso.

Les périodicités de production de l’information sanitaire de routine sont au maximum annuelles. Ce système est marqué par la publication régulière de statistiques désagrégées aux niveaux district et régional. Les documents de référence sont l’annuaire statistique du Ministère de la santé, le Tableau de Bord et les bulletins trimestriels d’épidémiologie et d’informations sanitaires. Les documents produits font l’objet de validation par l’ensemble des acteurs des niveaux régional et central ; ce qui assure la fiabilité des informations. Les données du système de routine sont désagrégées selon les régions et districts sanitaires. Il est même possible de disposer de données par formation sanitaire.

Certaines difficultés subsistent et portent notamment l’insuffisance de la qualité des données et des ressources. En effet, les évaluations sur la qualité des données réalisées par plusieurs acteurs révèlent une multiplicité des supports de collecte de données avec pour corollaire une charge de travail élevée au niveau des formations sanitaires. La compilation des données est manuelle. Aussi, il n’existe pas de logiciel adapté au traitement des données dans les structures de référence telles que les centres hospitaliers. Le secteur privé bien que participant au système de collecte est caractérisé par une faible contribution des cliniques et policliniques.

Les informations produites par le système d’Information de routine et des enquêtes devraient être complétées par celles de la recherche. Cependant force est de constater que bien qu’il existe des centres de recherche qui produisent des informations sanitaires, ces dernières sont peu valorisées. Des plaidoyers sont en cours pour améliorer cet état de fait et le Plan National de Développement Sanitaire 2011-2020, qui est le document de référence pour les dix prochaines années a retenu la recherche comme un des huit objectifs spécifiques.

En ce qui concerne l’utilisation de l’information, celle des enquêtes et du système de routine sont fortement utilisées. Pour le suivi de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD), les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS), les principales sources de données sont les enquêtes et le système de routine.

Au delà des stratégies nationales ou sectorielles, la valorisation des données est faite lors de l’élaboration des plans d’action de chaque structure et des rencontres[6] périodiques (Comité technique régional de santé, Conférence des Directeurs régionaux de santé, Conseil d’administration des centres hospitaliers, Conférence des Directeurs généraux des hôpitaux, Rencontres équipes cadre de district-Infirmiers Chefs de postes-Comité de gestion des structures de santé, ...).

Les perspectives de réalisation en matière de santé sont proposées en tenant compte des niveaux atteints par les indicateurs au cours des deux ou trois dernières années. Par ailleurs, la revue du secteur de la Santé, la revue du programme élargie de vaccination, le Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM), la revue annuelle du plan cadre de coopération Burkina Faso-Système des Nations Unies (UNDAF) sont des occasions de valorisation des indicateurs produits par le système d’information sanitaire. La valorisation des données dans le système de santé sera renforcée par la généralisation de la stratégie de financement basée sur les résultats (FBR).

Le financement basé sur les résultats est une stratégie de financement des services de santé qui vise l’amélioration quantitative et qualitative de l’offre de soins à travers une approche contractuelle. Il consiste au paiement de ressources financières incitatives basé sur la performance des prestataires en lien avec une offre de services prioritaires répondant aux normes et standards de qualité. Plusieurs étapes importantes ont été franchies dans le processus d’introduction du financement basé sur les résultats (FBR) dans le secteur de la santé. A ce jour, le Ministère de la santé dispose :

  • d’un document de stratégie nationale du financement basé sur les résultats ;
  • d’un guide national pour la mise en œuvre du FBR ;
  • d’un plan de communication en appui à la mise en œuvre du FBR ;
  • des projets de contrats de performance entre les conseils communaux et les formations sanitaires de base ;
  • de projets de supports de communication sur le FBR ;
  • de documents de presse et de plaidoyer sur le FBR.

Les perspectives de développement du système d’information sanitaire dépendent de la mise en œuvre du Plan stratégique de développement du SNIS 2011-2020. Ce document (confère www.sante.gov.bf) élaboré suite à l’évaluation[7] du SNIS a permis de retenir un certain nombre d’intervention à même de booster la production, la diffusion et l’utilisation de l’information sanitaire.

Les statistiques disponibles sont de plusieurs ordres. Celles issues de la réalisation des enquêtes statistiques et celles obtenues grâce au système de routine. Les statistiques issues des enquêtes sont disponibles la plupart du temps dans les rapports publiés et accessible le plus souvent sur internet. Les données des recensements et enquêtes démographiques et de santé sont les plus utilisées. Ces opérations permettent de disposer de données sur:

  • la fécondité, la planification familiale,
  • les soins pré et postnatals,
  • les vaccinations,
  • l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans et des mères,
  • la mortalité infanto-juvénile,
  • l’excision,
  • les Infections sexuellement transmissibles et le sida,
  • les enfants orphelins et vulnérables, etc.

Pour ce qui est des statistiques de routine, elles sont disponibles dans les publications traditionnelles et ponctuelles de la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS) ainsi que dans les programmes verticaux (rapports des programmes). L’accès est gratuit. Depuis sa création, la DGISS mène des efforts pour rendre l’annuaire statistique disponible 3 mois après la fin de l’année. Au delà des statistiques sanitaires, la Direction des études et de la planification depuis 2008 élabore les bilans des plans d’actions des structures du Ministère de la santé. Ce qui permet de disposer d’informations sur les réalisations physiques et financières des activités.

A côté de l’annuaire statistique, du tableau de bord et du BEIS, d’autres publications ont été réalisées par les structures du système national d’information sanitaires :

  • Les Comptes nationaux de la santé : Le rapport est produit annuellement et permet d’apprécier la répartition des dépenses de santé au Burkina Faso selon les agents de financement, la source de financement, les prestataires. Les derniers comptes élaborés sont ceux de 2009. Les comptes 2010 seront disponibles au cours du premier semestre de l’année 2012.
  • La contribution du secteur privé à l’amélioration des indicateurs de santé : Le premier rapport a été édité en 2010 et le second en 2011. Ils visent à mettre en exergue la contribution du secteur privé à l’amélioration des indicateurs de santé ;
  • Le rapport sur le Recensement général du personnel du Ministère de la santé : Ce rapport fournit des statistiques actualisées sur le personnel du Ministère de la santé en 2010 ;
  • L’annuaire série longue des indicateurs de santé : Publication ponctuelle qui contient l’ensemble des indicateurs de santé sur la période de 1960 à 2009 ;
  • La cartographie de l’offre de soins dans la ville de Ouagadougou : Présentation sous forme de carte des structures sanitaire selon le niveau et les types de services offerts ;
  • La carte sanitaire dont la dernière édition date de 2007. Celle de 2011 est en cours d’élaboration. La carte sanitaire présente les limites des entités géographiques, administratives et sanitaires, le type d’infrastructures, les équipements et les ressources humaines disponibles. L’information est présentée sous forme de tableaux et cartes

Beaucoup d’efforts sont faits pour améliorer la quantité des statistiques produites. Elles ne sont cependant pas le plus souvent désagrégées selon les provinces ou les communes. Des initiatives sont en cours dans ce sens. En effet, dans le cadre du transfert de la gestion des formations sanitaires de bases aux communes, il se pose la nécessité de produire les données sanitaires selon ces entités géographiques afin de faciliter la prise de décision au niveau des collectivités.

Les tableaux et graphiques ci-dessous présentent quelques statistiques fournies par le système de routine.

Tableau: Évolution de la proportion (%) des principaux motifs de consultations dans les formations sanitaires de districts de 2006 à 2010 - Source : Tableau de bord de la santé 2010, DGISS
Figure 3: Evolution de l’incidence (pour 1000 habitants) du paludisme de 2006 à 2010
Figure 4: Evolution du taux de détection de la tuberculose
Tableau : Evolution du Rayon Moyen d'Action de 2008 a 2010

L’accès à l’information sanitaire mondiale existante n’est pas une chose généralisée au sein du Ministère de la santé. De nombreuses organisations internationales offrent la possibilité de disposer d’informations gratuites et actualisées sur la santé via leur site internet. Cependant, ces sources d’informations sont faiblement utilisées au plan national. L’on se contente le plus souvent des informations nationales. Cela s’explique par l’irrégularité d’analyses comparatives entre la situation des indicateurs au plan national et ceux d’autres pays du monde.

Les moteurs de recherche les plus utilisés sont Google et Yahoo. Sur certains sites comme celui du Ministère de la santé ou de l’INSD, il existe des options de recherche. Les plateformes de réseautage sont quasi inexistantes.

Les revues d’accès libre sont de manière générale disponible sur internet. Seulement l’utilisation semble faible au sein des structures publiques du fait notamment de l’ignorance de leur existence. Seuls les centres de recherche et les centres de formations s’y intéressent.

L’accès aux publications protégées par droits d’auteur est quelque peu réelle dans les centres de documentations des écoles de santé et centres de recherche (Centre de recherche de Nouna, Centre Muraz, Ecole nationale de santé publique, Unité de formation et de recherche en science de la santé). Dans l’administration publique, l’accès à des publications protégées par droit d’auteur est faible. L’abonnement aux revues scientifiques est quasi inexistante.

Au Burkina Faso, l’administration compétente sur les questions de propriété intellectuelle est la Direction nationale de la propriété industrielle du Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat. Le Burkina Faso est membre de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). Le cadre réglementaire est assez fourni et est accessible via le lien ci-après [8].

Contexte

Environnement propice

Importance reconnue au niveau national et au Ministère de la santé Au Burkina Faso, l’information a toujours été utile dans les processus de planifications nationale ou sectorielle. L’Institut national de la Statistique et de la Démographie (INSD) est l’organe officiel de collecte, de traitement et de diffusion de l’information statistique au niveau national.

Au fil des années, des services statistiques se sont développés au sein des administrations publiques. La décennie des années 80 a vu l’implantation de Directions Régionales du Plan, aujourd’hui Direction Régionale de l’Economie et de la planification (DREP), avec des compétences statistiques et la généralisation au sein des différents Ministères, des Directions des Etudes et de la Planification (DEP), elles aussi dotées de services à compétence statistique. Le développement des systèmes statistiques sectoriels a amené le gouvernement burkinabè à mettre en place une structure de coordination à savoir le Secrétariat permanent du Conseil national de la statistique (SP/CNS). Selon le décret N°2007-741/PRES/MEF portant attributions, organisation et fonctionnement du Système statistique national, le Conseil national de la statistique est chargé de proposer les orientations générales de la politique statistique de la nation, les priorités en matière de collecte, de traitement et de diffusion de l’information statistique ainsi que les instruments de coordination des activités du Système statistique national.

Au niveau du Ministère de la santé, les politiques et stratégies accordent une place de choix à l’information sanitaire. C’est dans cette perspective que la cadre institutionnel a connu un renforcement au fil des années. On note :

  • La création de la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires en 2009 (Décret[9] n°2009-104/PRES/PM/MS portant organisation du Ministère de la santé
  • L’élaboration d’un plan stratégique[10] 2011-2020 du SNIS ;
  • L’existence et le renforcement des centres d’information sanitaire et de surveillance épidémiologique (CISSE) au niveau des régions, des districts et des centres hospitaliers.

En matière de ressources humaines, des spécialistes en matière de gestion de l’information sanitaire (Attaché de santé en épidémiologie) sont formés depuis 2001 et affectés au niveau central, dans les Directions régionales de la santé, dans les Districts sanitaires ou dans les Centres hospitaliers.

Participation des partenaires techniques et financiers au financement des activités

En dehors de l’Etat, les principaux partenaires techniques et financiers qui interagissent au niveau du système national d’information sanitaire sont , les partenaires du panier commun (les Pays-Bas, la Suède, l’Agence Française de Développement, l’UNFPA, le Fonds Mondial et la Banque Mondiale), l’UNICEF, l’OMS, l’UNFPA, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, L'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation (GAVI Alliance), l’Union Européenne, l’Ambassade des Pays-Bas, la Banque Mondiale, Macro international, l’Organisation Ouest Africaine pour la Santé (OOAS), l’Université d’Oslo, etc. Les partenaires techniques et financiers ont toujours accordé une oreille attentive au besoin de financement pour la production de l’information sanitaire. Grace au concours des partenaires, la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS) a pu élaborer le plan stratégique 2011-2020 du système national d’information sanitaire. La vision est qu’à l’horizon 2020, le pays dispose d’uns SNIS très performant.

Infrastructures

Le Burkina Faso compte environ 2000 formations sanitaires. Sur la base des résultats de l’évaluation des Besoins en Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence, couplée à la cartographie de l’offre de soins en Santé de la Reproduction réalisée en 2010, près de 80% (78,9%) des formations sanitaires ont accès à une source d’énergie électrique.

Figure 1: Carte représentant la disponibilité d'électricité dans formations sanitaires. RegionSanitaireBF.jpg
Source : Evaluation/Cartographie SONU au Burkina Faso (2010), Ministère de la Santé-Institut de recherche en sciences de la santé.

Le Téléphone couvre la quasi-totalité des formations sanitaires. Le taux de disponibilité d’au moins un moyen de communication fonctionnel dans l’établissement est de 85%[11] au niveau national, dont 93,5% pour les hôpitaux de district, et 85,7% pour les structures de santé de base (CSPS, dispensaires isolés, maternités isolées).

Tableau 1: Proportion D'établissements De Sante Disposant D'une Source D'energie Electrique Selon La Source
Pourcentage des établissements disposant d'un téléphone fixe à la maternité Pourcentage des établissements disposant d’un téléphone portable Pourcentage des établissements disposant d'un réseau autonome de communication (RAC) Pourcentage des établissements disposant d'un téléphone public dans les environs FS avec au moins un moyen de communication fonctionnel
Centres hospitaliers universitaires
100,0
50,0
0,0
100,0
100,0
Centres hospitaliers régionaux
77,8
77,8
0,0
100,0
100,0
Centres médicaux avec antenne chirurgicale
17,4
87,2
12,8
76,6
93,5
Centres médicaux
28,6
82,1
0,0
78,6
82,1
Centre de santé et de promotion sociale
2,6
83,7
10,5
26,1
85,7
Maternité isolée
6,3
62,5
0,0
25,0
68,8
Clinique
52,6
57,9
0,0
94,7
73,7
Polyclinique
57,1
100,0
0.0
100,0
0.0
Cabinet médical
0.0
0.0
0.0
100,0
...
Cabinet de soins infirmiers
0,0
50,0
0,0
100,0
50,0
Clinique d'accouchement
80,0
40,0
0.0
100,0
80,0
National
5
83.0
10
30,5
85,6

Source : Evaluation /Cartographie SONU, Ministère de la Santé- Institut de Recherche en sciences de la santé (2010)

L’accès à internet est beaucoup plus important en milieu urbain notamment dans les centres hospitaliers (13) et centres médicaux avec antenne chirurgicale (43). Globalement, l’infrastructure informatique est insuffisante notamment en milieu hospitalier (pas ou insuffisance d’ordinateurs dans les services cliniques). Moins de 10% des Centres hospitaliers disposent d’un réseau intranet fonctionnel. D’une manière générale, les structures productrices ou en charge de la gestion de l’information sanitaire ne travaillent pas en réseau. Cette difficulté est en passe d’être levée avec le développement en cours de l’entrepôt de données[12] par la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS).

S’agissant de l’alimentation en eau, il apparaît que l’ensemble des structures de santé sont alimentées en eau. Le forage est la principale source d’alimentation en eau dans les structures (78,1%%), suivie par l’eau courante (15,5%), puits moderne (3,3%), puits traditionnels (1,4%).

Diversité culturelle et linguistique et identité culturelle

Le Burkina est caractérisé par une forte diversité culturelle. La langue de travail reste cependant le français.

Existence de projets multilingues, traduction et adaptation culturelle

Il n’existe pas de projets spécifiques réservés à une traduction de l’information pour tenir compte du contexte national. Des initiatives ponctuelles sont prises pour traduire l’information en langue locales (Lutte contre la malnutrition, Hygiène/Assainissement, Lutte contre le paludisme..) afin d’améliorer l’impact des activités de sensibilisation/mobilisation au niveau communautaire.

Contenu

Avec l’appui de partenaires tels que l’OMS et l’UNICEF, des messages en langue locales sont diffusés sous forme d’affiches, de théâtres forum, de causeries éducatives ou de jeux radiophoniques. Il s’agit surtout de message de sensibilisation. Les thématiques sont le plus souvent liées à la santé de la mère et de l’enfant notamment la nutrition, les consultations prénatales, l’hygiène et l’assainissement, l’eau, la vaccination, la lutte contre le paludisme, la toux, etc. La diffusion de ces messages se fait par l’entremise des centres de santé ou des associations. Les médias sont également exploitées afin d’assurer une large diffusion des messages en langue nationales.

Capacités

Il existe des capacités en termes de ressources humaines pour le développement de projets multilingues. Les spécialistes des questions d’alphabétisation du Ministère en Charge de l’alphabétisation sont sollicités par le Ministère de la santé pour le développement de thématiques qui tiennent compte du contexte culturel. Dans le cadre de la contractualisation, des partenariats ont été liés avec la société civile pour améliorer la santé des populations à travers la traduction et l’adaptation culturelle des thématiques développées. Ces partenariats sont noués avec les organisations de la société civile ayant une expérience avérée.

Organisation structurelle de l'information sanitaire

De l’indépendance en 1960 jusqu’en 1980, le Ministère de la santé disposait d’un système d’information sanitaire qui relevait de la Direction de la santé publique. De 1980 jusqu’en 1984, le système d’information est coordonné par la Direction de la Prévention par la vaccination (DPV). De 1984 jusqu’en 2009, c’est la Direction des études et de la Planification à travers le service de l’information sanitaire qui était chargé d’organiser le système. Depuis 2009, la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires a la responsabilité de coordonner l’ensemble du système d’information sanitaire burkinabè.

Organisation et gestion

Le système national d’information sanitaire est organisé autour de six sous-systèmes :

  1. - le sous-système des rapports de routine des services de santé,
  2. - le sous-système de la surveillance épidémiologique,
  3. - le sous-système de la gestion des programmes,
  4. - le sous-système de l’administration et de la gestion des ressources,
  5. - le sous-système des enquêtes et études périodiques et
  6. - le sous-système à assise communautaire.


Sous-système de rapport de routine des services de santé :

Il est géré par la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS). Il est basé sur la collecte et l’analyse des données statistiques de routine dans les formations sanitaires publiques et privées. La collecte des données est faite à partir des rapports mensuels des formations sanitaires publiques du premier niveau (Dispensaires/ maternités isolés, les centres de santé et de promotion sociale (CSPS), les centres médicaux, les Centres médicaux) le secteur privé, les organisations à base communautaire et des rapports trimestriels pour les formations sanitaires des deuxième[13] et troisième[14] niveaux. Les rapports mensuels des formations sanitaires (publiques et privées) sont transmis aux districts sanitaires (DS) qui les compilent pour produire un rapport trimestriel[15] . Ces rapports trimestriels sont contrôlés par les Directions régionales de la santé (DRS) avant leur acheminement au niveau central (DGISS). Les rapports trimestriels des CHR et des CHU sont transmis trimestriellement à la (DGISS) avec ampliation aux Directions régionales de la santé pour exploitation.

Sous-système d’information pour la surveillance épidémiologique :

Ce système est géré par la Direction de la lutte contre la maladie (DLM). Il constitue un système d’alerte précoce pour un certain nombre de pathologies prioritaires. Cette surveillance se fait régulièrement à partir d’un support rempli hebdomadairement appelé télégramme lettre officielle hebdomadaire (TLOH). Les TLOH sont transmis à la DLM via les DRS par téléphone ou courrier électronique. Toutefois, en cas d’épidémie, la transmission des données se fait quotidiennement

Sous-système d’information pour la gestion des programmes :

Les programmes disposent d’un système de collecte. Les données sont transmises directement à la coordination des programmes. Les pathologies objet de programmes spécifiques sont le paludisme, la trypanosomiase, la tuberculose, la lèpre, les infections sexuellement transmissibles et le Sida, les maladies tropicales négligées (schistosomiase, onchocercose, filariose lymphatique, les vers intestinaux, le trachome), les maladies diarrhéiques, les infections respiratoires aiguës et le noma. De même, la santé mentale, la santé bucco-dentaire, la lutte contre la cécité, les carences nutritionnelles et la vaccination font l’objet de programmes verticaux.

Sous-système d’information pour l’administration et la gestion des ressources :

Ce sous système s’occupe des données relatives aux infrastructures, au personnel, aux ressources financières (Etat et partenaires financiers) et à la gestion du patrimoine. Les structures du Ministère qui interviennent dans ce sous-système sont la DGISS, la Direction de l’administration et des finances (DAF) et la Direction des ressources humaines (DRH).

Sous-système des enquêtes et des études périodiques :

Les études et d’enquêtes sont réalisées par les membres de ce sous-système. Les études portent essentiellement sur les revues du Programme élargi de vaccination (PEV), les enquêtes nutritionnelles et autres enquêtes de prévalence (VIH/Sida, Paludisme). L’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) est chargé, au niveau national, de piloter les activités en rapport avec ce sous système. L’INSD fournit les données de population et des indicateurs relatifs à la santé à travers les recensements généraux de la population et les grandes enquêtes telles que les enquêtes démographiques et de santé, les enquêtes sur les conditions de vie des ménages, les enquêtes à indicateurs multiples.

Au sein du Ministère de la santé, la DGISS est chargée de coordonner la réalisation des enquêtes au sein du Ministère de la santé. Par ailleurs, la création de la Direction des statistiques générales de la santé au sein de la DGISS vise à renforcer les capacités du Ministère à concevoir des méthodes, des outils d’enquêtes et de sondages statistiques. Dans ce sous-système sont impliquées les institutions de recherche (Centre de recherche en santé de Nouna, le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme, le Centre Muraz, l’Institut de recherche en sciences de la santé, l’Institut supérieur des sciences de la population, …)

Sous-système d’information à assisse communautaire :

Pour le moment, ce système n’est pas très développé et s’intègre à la fois au système de routine et au système de surveillance épidémiologique. En effet, certaines informations collectées par les agents de santé communautaires sont intégrées dans les rapports mensuels des formations sanitaires de premier niveau. De plus, ils collaborent avec certains programmes spécifiques pour le recueil des données : ver de guinée, onchocercose, filariose lymphatique. Cependant, la stratégie de contractualisation entre le Ministère de la santé et les organisations à base communautaire nécessite une dynamisation de ce sous-système.

Présentation générale des flux d'information

Le SNIS est organisé à l’image du système de santé c’est à dire de manière échelonnée conformément à la pyramide sanitaire. Il comprend trois niveaux (central, intermédiaire et périphérique).

Le niveau périphérique est composé de l’ensemble des structures de soins qui sont chargés de la collecte des données. Il s’agit notamment des dispensaires, les maternités isolées, les centres de santé et de promotion sociale et les Centres médicaux avec antenne chirurgicale (Hôpitaux de district). La responsabilité de production des rapports statistiques et de surveillance épidémiologique est dévolue au responsable de la structure.

Outre les structures de soins, l’équipe cadre de district à travers le centre d’information sanitaire du district est chargé de faire la synthèse des rapports des formations sanitaires de l’aire de responsabilité et produire un rapport trimestriel du district.

Le niveau périphérique est chargé de :

  • notifier les cas ;
  • traiter et analyser des données à l’échelle du district.
  • faire des investigations locales pour les maladies d’intérêt spécial ;

Le niveau intermédiaire est chargé de l’agrégation des données. Il comprend les directions régionales de la santé qui disposent d’un responsable de Centre d’Information sanitaire et de surveillance épidémiologique. A ce niveau, on retrouve également les centres hospitaliers qui possèdent chacun un responsable en charge de la gestion de l’information hospitalière. En milieu hospitaliers, les unités de soins jouent le même rôle que les formations sanitaires du niveau périphérique.

Le niveau central est constitué des directions centrales du Ministère de la santé. Ce niveau est chargé de :

  • coordonner, centraliser, archiver, analyser et diffuser l’information sanitaire ;
  • concevoir des normes, des procédures et des mécanismes uniformes de
  • notification des données ;
  • recueillir des informations par des enquêtes spéciales ;
  • élaborer les outils et canevas de suivi d’indicateurs par niveau du système ;
  • échanger les informations au plan international.


Figure 2:Structuration administrative et organisation des structures de soins au Burkina Faso Structuration Administrative.png Source : Manuel de formation sur le système national d’information sanitaire, 1ère édition, 2009.


Délais de transmission des rapports

Les rapports mensuels.
• Le rapport mensuel des formations sanitaires (publique et privé) du niveau périphérique est transmis au district au plus tard le 05 du mois suivant le mois objet du rapport.

Les rapports trimestriels de district
• Le rapport trimestriel du district sanitaire est transmis à la Direction régionale de la santé au plus tard le 15 du mois suivant le trimestre objet du rapport. Ce même rapport trimestriel est transmis à la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS) au plus tard le 25 du mois suivant le trimestre objet du rapport.

Les rapports trimestriels des hôpitaux
• Le rapport trimestriel des hôpitaux est transmis au niveau central au plus tard le 25 du mois suivant le trimestre objet du rapport avec ampliation à la Direction régionale de la santé.

Le Télégramme Lettre Officiel Hebdomadaire

  1. —› Les CSPS transmettent chaque lundi soir avant 16 heures leur rapport au district ;
  2. —› Les districts transmettent leurs TLOH le lundi avant 18 heures à la DRS ;
  3. —› Le TLOH est transmis chaque mardi avant 10 heures à la direction de la lutte contre la maladie par les directions régionales de la santé.

Cadre réglementaire particulier

Le cadre réglementaire est marqué par l’existence de textes particuliers sur la production et la diffusion des données.

Au plan national, la production statistique est régie par les textes ci-après :

► la Loi N° 012-2007/AN du 31 mai 2007 portant organisation et réglementation des activités statistiques ;
► le décret N° 2007-741/PRES/PM/MEF portant attributions, organisation et fonctionnement du système statistique national ;
► le décret N° 2007-720/PRES/PM/MEF fixant les conditions et les procédures de réalisation des recensements et des enquêtes statistiques par les services et organismes statistiques publics auprès des personnes ne faisant pas partie de ces structures ;
► l’arrêté n° 2007-767/MEF/CAB fixant les modalités de communication des données aux services et organismes statistiques relevant du système statistique national par les administrations et organismes publics.


Au sein du ministère de la santé, l’enregistrement dans les registres des services offerts est obligatoire pour tout professionnel de santé qu’il soit dans le public ou dans le privé. Les formations sanitaires ont par ailleurs obligation d’élaborer des rapports périodiques qui sont le résultat des compilations des enregistrements effectués dans les registres. Il n’existe pas un cadre réglementaire spécifique à la production et la diffusion de l’information sanitaire excepté les données à caractère épidémiologique à travers le document qu’est le Système de surveillance intégré de la maladie et de la riposte (SIMR). La proclamation d’une épidémie sur une aire sanitaire est du ressort d’une autorité sanitaire.

La DGISS a entrepris l’élaboration d’un manuel de procédures de gestion de l’information sanitaire (MPGIS) qui servira à terme, d’outil de référence en matière de production de l’information sanitaire au Burkina Faso.

Sources et génération de données

Recensements

Le Burkina Faso a réalisé son premier recensement[16] en 1985. Les deux autres ont eu lieu respectivement en 1996 et 2006. La périodicité de réalisation des recensements au Burkina Faso est de 10 ans. Le prochain devrait donc avoir lieu en 2016.

Le recensement 2006 a particulièrement permis l’élaboration de monographie pour l’ensemble des 13 régions. Il existe donc des données pour l’ensemble des villages et des 302 communes du Burkina Faso. On note cependant que le découpage du système de santé diffère de celui de l’administration territoriale. De ce fait, il n’existe de pas de données sur les districts sanitaires.

La Direction générale de l’information et des statistiques sanitaire (DGISS), de concert avec l’INSD a procédé à une estimation des effectifs de populations selon les districts (63[17] en 2011). Sur cette base, les effectifs de populations par formation sanitaire ont été estimés par les responsables des districts sanitaires. Globalement, les effectifs de populations utilisés au sein du Ministère de la santé sont ceux du recensement général de la population et de l’habitation de 2006.

Au delà de ces recensements classiques, le Ministère de la santé procède par moment à des recensements pour améliorer la prise de décision en interne. Ainsi en 2010, il a été réalisé le recensement général du personnel du Ministère de la santé (rapport disponible sur le site www.sante.gov.bf)

Systèmes de statistiques de l'état civil et démographiques

Au stade actuel, le système statistique de l’état civil est contre performant. Il n’existe pas de statistiques fiables sur les décès, les naissances et les mariages. Plusieurs ministères jouent des rôles importants dans ce dispositif. En 2011, six ministères peuvent être considérés comme intervenant dans ce dispositif institutionnel:

  • le Ministère en charge de la justice: veille à ce que les procédures mises en application soient en conformité avec la loi et confère l’authenticité aux actes d’état civil enregistrés et délivrés ;
  • le Ministère en charge de l’administration territoriale: responsable de la gestion administrative et technique du système d’enregistrement des faits d’état civil ;
  • le Ministère en charge des affaires étrangères: responsable de l’état civil consulaire, c’est à dire des burkinabé de l’étranger, à travers les représentions diplomatiques.
  • le Ministère de la santé : aux termes de l’article 108 du Code des personnes et de la famille (CPF) « il, est tenu dans les hôpitaux, maternités et formations sanitaires publiques ou privées, un registre sur lequel sont consignées, par ordre de dates les naissances survenues dans l’établissement. »;
  • le Ministère en charge de l’économie : à travers les services de la statistique, ce ministère est responsable de l’exploitation et de la diffusion des données générées par l’état civil;
  • le ministère en charge de l’action sociale: il s’occupe spécifiquement de l’adoption des enfants et de leur placement institutionnel et familial.

Le Ministère en charge de l’administration territoriale et l’Institut national de la statistique et de la démographie sont chargés de l’élaboration des statistiques sur l’Etat civil. Il n’existe pas de dispositif officiel pour assurer la coopération et l’interaction entre les différents organes responsables de l’enregistrement des faits et statistiques d’état civil. Il n’existe pas en conséquence, au Burkina Faso, de données de qualité sur les faits d’état civil.

L’exploitation et le traitement de ces premières fiches ont révélés qu’elles ne permettaient pas de calculer des indicateurs utiles aux décideurs.

L’Institut national de la statistique et de la démographie a entrepris le renforcement du système d’enregistrement des faits d’état civil afin de faciliter la production des statistiques à travers, l’élaboration (en cours) du plan de développement des statistiques d’Etat civil 2011-2015.

Enquêtes de santé

Le Burkina Faso réalise régulièrement des enquêtes en rapport avec la santé. L’Institut national de la statistique a la responsabilité de ces activités au plan national. Le Ministère de la santé réalise par moment des enquêtes de santé avec parfois le concours de l’INSD. Depuis 2009, la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires est la direction technique en charge de la réalisation des enquêtes statistiques. A ce titre, elle appui l’ensemble des structures du Ministère de la santé pour la réalisation des enquêtes par sondage et recensements. Le tableau 2 présente quelques enquêtes réalisées au cours des dix dernières annnées.


Tableau 2 : Enquêtes réalisées au Burkina Faso prenant en compte les questions de santé
Libellé de l’enquête Année de réalisation Structure réalisatrice Principaux indicateurs produits
Enquête Démographique et de Santé 1993 (EDSI), 1998 (EDS II), 2003 (EDS III), 2010 (EDS IV) INSD Mortalité, morbidité, Prévalence de maladies, nutrition, vaccination, utilisation des services de santé, santé de la mère et de l’enfant
Enquête prioritaire 1998 INSD
Enquête burkinabè sur les conditions de vie des ménages 2003, 2005, 2007 INSD Accès aux services de santé, Principales causes de morbidité, Consultation des formations sanitaires, lieux d’accouchement et assistance à l’accouchement, nutrition
Enquête QUIBB 2005 et 2007 INSD
Enquête Intégrale sur les conditions de vie des ménages 2009 INSD Accès aux services de santé, Principales causes de morbidité, Consultation des formations sanitaires, lieux d’accouchement et assistance à l’accouchement, nutrition, couverture vaccinales
Sondage d’opinion auprès es utilisateurs des services publics de base 2002 INSD Degré de satisfaction des services de santé
Enquête par grappe à indicateurs multiples 2006 INSD Santé de la mère et de l’enfant
Enquête Smart 2009, 2010, 2011 MS/DN Indicateurs de nutrition (Retard de croissance, Emaciation,
Enquêtes de couverture du Programme élargie de vaccination Lié à la réalisation des campagnes de vaccinations MS/PEV Couverture vaccinale
Cartographie de l’offre de service de santé dans la ville de Ouagadougou 2009 DGISS Situation des infrastructures de santé dans la ville ainsi que leurs caractéristiques

Les recensements et enquêtes permettent de disposer d’informations sur la population générale et sur des groupes spécifiques (femmes, enfants, etc.). Les rapports relatifs aux enquêtes citées ci-dessus sont accessibles gratuitement sur le site www.sante.gov.bf ou sur www.insd.bf. Les tableaux ci-dessous présentent quelques indicateurs obtenus suite à la réalisation des enquêtes nationales.

Quelques données issues des recensements et enquêtes d’envergure nationale
1985 1991 1993 1996 1998 2003 2006
Ratio de mortalité maternelle (p. 100 000) 610 566 484 307
Quotient de mortalité infanto-juvénile (‰) 216 185 205 174 219 184 142
Quotient de mortalité infantile (‰) 134 115 93,7 107 105 83 91,7
Taux de mortalité néonatale (‰) 51,3 41 31
Taux de mortalité post- néonatale (‰) 56,2 65 51
Sources : INSD, Enquêtes démographiques et de santé 1993, 1998 et 2003 Recensements généraux de la population et de l’habitation 1985, 1996 et 2006


L’analyse de la tendance des indicateurs de santé issus des enquêtes et recensements montre que la situation sanitaire au Burkina Faso s’améliore.

L’espérance de vie à la naissance augmente et les ratios de mortalité sont en constante diminution.

Tableau 3: Evolution de l’espérance de vie au Burkina Faso
1985 1996 2006
Sexe
Masculin 48,2 53,5 55,8
Féminin 48,8 54,1 57,5
Milieu de résidence
Urbain 55,0 56,3
Rural 47,2 52,2
Burkina Faso 48,5 53,8 56,7
Source : RGPH 1975, 1985, 1996 et 2006

Systèmes de surveillance

Les systèmes de surveillance existants au Burkina Faso sont de deux ordres :
→ Les systèmes de surveillance des maladies et
→ Le système de surveillance démographique.

Les systèmes de surveillances de maladies sont l’œuvre de direction techniques ou programmes verticaux du Ministère de la santé et du Ministère des ressources animales. La surveillance porte sur les maladies transmissibles et non transmissibles. Les sous systèmes de surveillance épidémiologique et de gestion des programmes sont spécialisés dans la surveillance des maladies.

La surveillance des maladies transmissibles concernent essentiellement les maladies à potentiel épidémique (Choléra, Fièvre Jaune, méningite, rougeole, Poliomyélite), le paludisme, la tuberculose, le VIH/Sida et les IST[18] , la lèpre, les maladies tropicales négligées (Filariose lymphatique, onchocercose, schistosomiase, vers intestinaux).

La surveillance épidémiologique a été marquée en 2010 par un ensemble d’actions dont l’objectif est de détecter précocement les épidémies et de prendre des mesures pour la riposte. Les activités portent sur :

  • la diffusion des directives et des outils de gestion des données de surveillance épidémiologique ;
  • les investigations épidémiologiques des cas avec l’appui des laboratoires ;
  • le suivi régulier des tendances des maladies à potentiel épidémique aux niveaux central, intermédiaire et périphériques ;
  • le renforcement des stocks des régions et des districts sanitaires en réactifs et en consommables de laboratoire ;
  • le renforcement des capacités du laboratoire de référence pour la confirmation des cas de grippe ;
  • la formation des technologistes biomédicaux
  • le renforcement des stocks des régions et districts sanitaires en médicaments et consommables pour la prise en charge gratuite des cas ;

- les investigations dans les districts sanitaires à forte létalité de la méningite.

Les maladies non transmissibles regroupent entre autres, les affections cardio-vasculaires, les troubles et maladies mentales, les maladies métaboliques comme le diabète, la malnutrition et autres carences nutritionnelles, les cancers. Au Burkina Faso, l’ampleur des maladies non transmissibles (MNT) n’est pas suffisamment maitrisée. Les données de routine fournies par les formations sanitaires sont fragmentaires et incomplètes. Contrairement aux maladies transmissibles, il n’existe pas un système rigoureux de notification des cas de MNT. Néanmoins une exploitation des données disponible à la DGISS pourrait permettre de disposer d’informations même parcellaires.

Les systèmes de surveillance démographiques ont pour objectif de suivre les évènements démographiques à une échelle plus réduite. Trois structures développent les systèmes de surveillance démographiques. Il s’agit de l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP), le Centre de recherche de Nouna et l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS).

L’ISSP avec Observatoire de population de Ouagadougou (OPO) : L'OPO est une plate-forme d’études et d’interventions visant à promouvoir des programmes sociaux et sanitaires efficaces à moindre coût et adaptés aux besoins de la population, en particulier des plus pauvres. Les résultats de recherches dans l’Observatoire dans les domaines de la pauvreté, de l’éducation, de l’emploi, de l’insertion urbaine des migrants, de la santé, de l’habitat permettent de concevoir des programmes innovants ou d’améliorer les services sociaux et sanitaires existants

Le Centre en Recherche de Nouna développe un système de surveillance démographique. Les évènements suivis sont : Naissances et fécondité : Les grossesses de toutes les femmes du SSDS sont enregistrées afin d’évaluer la fécondité et l’issue de toutes les grossesses.

Décès et mortalité : Les décès de toutes les personnes enregistrées et admissibles sont enregistrés, peu importe l’endroit où ils se produisent. Le système recueille des données plus détaillées sur les décès en précisant leur cause, par ce qu’il est convenu de désigner des autopsies verbales (AV).

Migrations et mobilité : Il existe deux types d’événements suivis en matière de mobilité :

  • Les migrations extérieures — lorsque le changement de résidence se produit entre une unité résidentielle dans le SSDS et une autre à l’extérieur ; les migrations intérieures — lorsque le changement de résidence se produit entre une unité résidentielle et une autre dans le SSDS.
  • Nuptialité et relations conjugales : En plus des naissances, des décès et des migrations, certains événements sont pris en compte pour mieux comprendre les dynamiques démographiques et sociales ainsi que l’état de santé d’une population. L’un des événements sur lesquels il est collecté des données est la nuptialité, ou le statut matrimonial. Le système recherche l’information sur des événements tels que le mariage et le divorce, par lesquels débute et se termine une union conjugale.


Vaccination et périmètre brachial des enfants de moins de cinq ans : Au cours des différentes phases des informations sur les différents types de vaccins reçus par les enfants de moins de cinq ans sont renseignés. Le périmètre brachial est également relevé. L’analyse de ces informations renseigne sur la couverture vaccinale et la malnutrition chez les enfants suivis.

L’Institut de recherche en sciences de la santé développe un Système de surveillance démographique et épidémiologique à Kaya (Région du Centre Nord). Ce système se focalise sur le suivi des indicateurs de la santé de la mère et de l’enfant y compris la nutrition.

La surveillance des maladies est certes réelle au Burkina Faso. On note néanmoins que la mise en œuvre du règlement sanitaire international (RSI) n’est qu’à son début. L’évaluation du RSI est en cours au Burkina Faso et devrait s’achever en 2012.

Documentation systématique sur les données contextuelles et qualitatives

Il existe une documentation systématique sur les données contextuelles et qualitatives. Au plan national, les documentations contextuelles sont pour la plupart contenues dans les documents de politiques et stratégies sectorielles (politique nationale de santé, Politique nationale genre, Politique nationale de population, ...) et sont accessibles gratuitement. Par ailleurs, suite au recensement général de la population et de l’habitation de 2006, l’Institut national de la statistique et de la démographie a élaboré des monographies pour l’ensemble des régions (www.insd.bf).

Dans le cadre du processus de renforcement de la décentralisation, l’ensemble des communes du Burkina Faso ont élaboré des plans communaux[19] de développement (PCD). Ces documents sont des outils de planification du développement des communes gratuitement accessible dans les diverses communes du Burkina Faso.

Recherche pour la santé

La recherche pour la santé au Burkina Faso est sous la coordination technique de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) l’un des quatre instituts du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

Au ministère de la santé, la recherche est coordonnée par la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires à travers la Direction de la recherche pour la santé (DIRES). Pour certaines structures, la recherche pour la santé constitue la mission première. Ces structures sont le Centre Muraz (Bobo-Dioulasso), le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme (Ouagadougou) et le Centre de recherche en santé de Nouna. La recherche est également développée dans les centres hospitaliers universitaires (3 en 2011).

Le processus de valorisation des résultats de la recherche est embryonnaire. La mise en œuvre du plan de développement de la recherche constituera une opportunité pour booster la valorisation des résultats de la recherche.

Gestion des données

Collecte des données

La collecte est réalisée au niveau de l’ensemble des formations sanitaires y compris les structures privées. Les données des programmes verticaux sont également alimentées par les structures de soins. La collecte porte sur l’ensemble des activités des services. Tout service de santé devrait faire l’objet d’un enregistrement. Le registre est le document dans lequel le prestataire de service de santé inscrit les renseignements issus du contact avec le patient. C’est l’outil de base pour la confection de tout rapport sur les soins de santé. On distingue plusieurs types de registres :

  • Les registres de consultations journalières ;
  • les registres d’accouchement ;
  • les registres d’hospitalisations ;
  • les registres de planning familial.

Pour le cas par exemple du registre de consultation journalière, les variables à renseigner lorsqu’un patient se présente sont le numéro du patient, le nom et prénom, l’âge, le sexe, la profession, le lieu de provenance, la distance parcourue ; les symptômes, le Diagnostic. Le Burkina Faso a adapté la classification internationale des maladies, 10ème édition à son contexte. Une colonne est réservée pour préciser s’il s’agit d’une nouvelle ou ancienne consultation.

L’ensemble des formations sanitaires (publiques comme privées) devraient participer à la collecte des données. La complétude des rapports des formations sanitaires du public est de 100% en 2011. Par contre au niveau du privé[20] , la majorité des cliniques et polycliniques ne participent pas à la collecte des données. Il en est de même des services de santé des Forces Armées et la Caisse nationale de sécurité sociale. En ce qui concerne la promptitude, elle est satisfaisante pour les formations sanitaires du premier niveau (Centres de santé et de promotion sociale, Centre médical avec antenne chirurgicale, dispensaires isolés, maternités isolées) avec un niveau supérieur à 90%. La promptitude est plus faible au niveau des centres hospitaliers (moins de 80%[21] ) et du secteur privé. En 2010 et 2011, le Burkina Faso a connu d’énormes difficultés de reproduction des supports de collecte de données (Registres, rapports mensuels). Cette situation explique le faible niveau de la complétude et la promptitude au niveau du secteur privé.

La collecte des données ne porte pas essentiellement sur les maladies. Les données sur les ressources (financières, humaines et infrastructures) font l’objet de collecte en fin d’année ou lors d’opérations ponctuelles telles que les enquêtes et recensements. La collecte des données financières est réalisée annuellement dans le cadre de l’élaboration des comptes nationaux de la santé. La collecte sur les infrastructures permet la mise à jour de la carte sanitaire[22] .

Bien que les registres soient les principaux documents de base pour l’élaboration des rapports, le constat est qu’il y a beaucoup de rapports spécifiques à élaborer par les formations sanitaires de base. Il a été dénombré au minimum 15 rapports périodiques (mensuels et hebdomadaires) à élaborer mensuellement par chaque formation sanitaire avec souvent des redondances d’items d’un rapport à l’autre. Cela pose impact négativement sur la qualité des données et des soins dans la mesure où la collecte des données constitue une énorme charge de travail pour les prestataires de soins.

Sur la période 2008-2010, la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires a entrepris la révision des outils de collecte de données en s’efforçant d’intégrer l’ensemble outils disponibles sur le terrain. Cependant, avant même son déploiement sur le terrain (prévue pour 2012), cet outil semble ne pas satisfaire les besoins en informations de certains acteurs au niveau central.

Des difficultés existent également dans la reproduction des registres et autres supports de rapportages. Au cours des deux dernières années, les formations sanitaires ont été régulièrement en rupture de registres.

Compilation, stockage et gestion des données

Les rapports mensuels et le TLOH sont les résultats du dépouillement des enregistrements contenus dans les registres. Le rapport mensuel des formations sanitaires de base est élaboré :

  • au niveau CSPS par le Chef de poste. Dans le cas d’un CSPS normalisé, le Chef de poste élabore le rapport mensuel à partir des statistiques reçues de la maternité et du dispensaire ;
  • au niveau cabinet de soins privé, par le responsable du cabinet de soins;
  • au niveau CMA par le premier responsable. Ce rapport prend en compte les informations liées aux services d’hospitalisations, de laboratoire, de maternité, etc.

Au niveau des hôpitaux, chaque responsable d’unités de soins en collaboration avec le chef de service envoie un rapport mensuel au niveau du service de l’information médicale pour compilation. Cette compilation aboutit à l’élaboration d’un rapport mensuel ou trimestriel de l’hôpital.

Etant donné que le rapport mensuel et le Télégramme Lettre Officielle Hebdomadaire (TLOH) sont élaborés manuellement à partir de plusieurs sources (registres de consultation, d’hospitalisation, de maternité), des erreurs surviennent régulièrement.

En matière de stockage et gestion des données, il existe une base de données intitulée « RASI » au niveau des districts sanitaires. Une fois les rapports des formations sanitaires reçus, le responsable du Centre d’informations sanitaires et de surveillance épidémiologique (CISSE) procède au contrôle de la qualité des données et à la saisie du rapport. Le nombre de formations sanitaires par district varie de 20 à 100. La saisie des rapports sur trois mois permet de générer un rapport trimestriel du district qui est ensuite transmis à la Direction régionale de la santé (DRS) y compris la base de données district.

La DRS à travers son service en charge de la gestion des données de routine procède également à une vérification et à une saisie des rapports des districts afin de disposer d’une base de données régionale. En principe, en recevant la base de données des districts, la DRS ne devrait pas procéder à la saisie. Ce travail est réalisé pour assurer une meilleure qualité des données.

Au niveau des hôpitaux, les données sont saisies sous Excel. Il existe dans l’ensemble des 13 hôpitaux, un responsable charge de la compilation et le stockage des données.

Les données font l’objet de validation notamment celles du Paludisme, du VIIH/Sida, de la Tuberculose et des maladies à potentiel épidémique.

Partage et accès aux données

En matière de données de routine, le partage et l’accès aux données se font aussi bien au niveau périphérique (District sanitaire), intermédiaire (Région sanitaire) que central.

Au niveau central, les données sont centralisées à la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS) dans des bases de données sécurisées. L’accès aux données est gratuit. Une requête adressée au premier responsable permet de disposer des données annuelles ou infraanuelles (mensuelles ou semestrielles). Le niveau de désagrégation spatial le plus fin disponible au niveau central est le district sanitaire. Les données sont présentées le plus souvent sous forme de tableaux. Toutefois, des cartes ou graphiques peuvent être produites au profit de l’utilisateur.

Au niveau intermédiaire, les démarches pour accéder aux données d’une région ou d’un centre hospitalier sont identiques à celles du niveau central.

Il n’existe pas pour l’instant un système d’accès aux données en ligne (Réseau). La DGISS est en train de développer un entrepôt[23] de données dont le déploiement en 2012 permettra de résoudre ce problème. Du reste, elle publie un certain nombre de documents périodiques (annuaire statistique, tableaux de bord, bulletin périodiques, compte nationaux de la santé, ...) dont l’accès est gratuit.

  • L’annuaire statistique :

Il fournit les indicateurs sur : l’état de santé, les couvertures des populations cibles, la disponibilité des ressources et la gestion. Il intègre des informations issues d’autres sources de données (EDS, EBCVM, MICS). L’annuaire statistique présente les indicateurs sanitaires sous forme de tableaux de données sur une année. La périodicité des indicateurs est annuelle. Les principaux indicateurs sont désagrégés par région sanitaire et par district sanitaire. L’annuaire statistique est accessible à la DGISS et sur 2 sites Web (www.sante.gov.bf et www.cns.bf)

  • Le tableau de bord de la santé :

C’est un document analytique des indicateurs de suivi des programmes et projet, y compris les engagements nationaux (CSLP, OMD, PNDS). Il présente l’évolution des indicateurs essentiels du système de santé. Les principaux indicateurs des programmes prioritaires (PEV, SIDA, Paludisme, Tuberculose, etc.) sont passés en revue. L’information est présentée sous forme de commentaires, de tableaux, de graphiques et de cartes. Les principaux indicateurs sont désagrégés par région sanitaire. La périodicité est annuelle. Le tableau de bord de l’année n est disponible au plus tard au 3ème trimestre de l’année n+1.

  • Le Bulletin d’épidémiologie et d’information sanitaire (BEIS):

C’est un bulletin trimestriel initié par la DGISS depuis 2009. Il permet de répondre à un besoin pressant longtemps exprimé par les acteurs : disposer d’un outil infra-annuel en complément de l’annuaire statistique et du tableau de bord. Il contient des indicateurs sanitaires du même type que ceux du tableau de bord, mais déclinés selon une périodicité trimestrielle (T1, T2, T3, T4) et souvent ventilés selon les régions sanitaires.

  • Les comptes nationaux de la santé

L’élaboration des comptes nationaux de la santé (CNS) semble faire partie de la routine au Burkina Faso. Les Comptes disponibles sont ceux des années 2006, 2007, 2008, 2009. Les CNS 2010 seront disponibles au premier semestre de l’année 2012.

L’accès aux données d’enquêtes dépend de a structure qui les réalise. L’accès aux données des enquêtes de l’INSD sont payantes. Toutefois, l’obtention des indicateurs est gratuite et ces derniers sont disponibles pour la plupart sur le site internet www.insd.bf ou www.cns.bf. Certains sites internationaux offrent la possibilité d’obtenir les données des enquêtes par simple requête. Par exemple, les données des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS) sont disponibles sur le dite de Macro international. Il existe plusieurs bases de données sur le site de l’INSD (www.insd.bf) qui facilitent l’accès gratuit à des informations par simple requête. Il s’agit de :

  • L’Espace intégré de gestion des Bases de Données Statistiques-IMIS BURKINA ;
  • La Base de Données FasoStat ;
  • Devinfo Burkina ;
  • La Plateforme d'informations statistiques du Burkina.

Ces bases de données ne sont cependant pas régulièrement mises à jour.

Qualité et analyse des données

L’évaluation de la qualité des données du système d’information sanitaire est une réalité au Burkina Faso. La dernière évaluation des données du système de routine date de 2011 et a porté sur les données de 2010. L’exercice a été réalisé sur la base de la méthode « DQA: Data Quality Assessment ». Elle a consisté en une vérification de l’exactitude des données transcrites dans les supports de rapportage (registres), les supports de compilation (rapport mensuel) et le masque de saisi (le RASI) pour 12 indicateurs clés. Cette vérification s’est opérée à travers trois dimensions que sont la concordance, la discordance et les valeurs manquantes.

Les résultats de cet audit de la qualité des données ont révélé une faible concordance entre le contenu des registres de consultations/hospitalisation et les données des rapports mensuels. Ces discordances mettent en cause la fiabilité des données et pourrait s’expliquer par l’insuffisance qualitative et ou quantitative de contrôle de qualité et de procédure de validation des informations transmises aux différents niveaux. La multiplicité des bases de données constitue un facteur favorisant de cette forte disparité.

Bien que cette évaluation mette l’accent sur les discordances, il ressort que la qualité des données du Ministère de la santé s’améliore au fil des années. En effet, depuis 2006, plusieurs exercices d’évaluation de la qualité des données ont été réalisés par le Ministère de la santé avec l’appui des partenaires techniques et financiers. La complétude des rapports mensuels (public et privé) est à plus de 90% depuis 2009. Au niveau du public, la complétude des rapports mensuels a toujours été 100%.

Le Tableau 4 ci-après présente quelques évaluations de la qualité des données réalisées par le Burkina Faso au cours des cinq dernières années

Tableau 4: Evaluation de la qualité de données réalisées au cours des cinq dernières années
Titre Année de réalisation Méthodologie Structure
La qualité des données de routine du système national d’information sanitaire : Année de référence : 2005 Août 2006 Adaptation du Cadre d’Evaluation de la Qualité des Données (CEQD) du Fonds Monétaire International (FMI) et la prise en compte du Système Général de Diffusion des Données (SGDD) auquel le Burkina a adhéré en 2000. Le cadre global d’évaluation de la qualité des données de routine du SNIS comprend 5 dimensions[24] de la qualité. DEP/Santé
Qualité des statistiques de routine du ministère de la santé 2006 Février 2008 Même méthodologie que celle de l’année de référence 2005 DEP/Santé
Enquête sur la qualité des données de la santé de la reproduction 2007 Indice d’imprécision DEP/DSF
Evaluation du système d’information sanitaire 2007-2008 Health metric network (HMN) DEP/Santé
Evaluation de la mise en œuvre de la démarche qualité au Ministère de la Santé Juillet 2008 Cadre d’évaluation de l’évaluation
Etude sur la qualité des données de routine du Ministère de la santé 2006 Indice de concordance PDSSN
Evaluation de la qualité des données du Ministère de la santé 2009 Data quality assessment (DQA) DGISS
Evaluation de la qualité des données du Ministère de la santé 2011 DQA DGISS

Au delà de ces évaluations formelles, la Direction générale de l’information et des statistiques avec l’appui des partenaires techniques et financiers procède à des supervisions semestrielles au niveau des Directions régionales de la Santé et des Centres hospitaliers afin d’améliorer de façon continue la qualité des données. Des contrôles systématiques sont réalisés depuis le district sanitaire (par les responsables des Centres d’informations sanitaires et de surveillance épidémiologique) jusqu’au niveau central. La plupart des données font l’objet de validation avant leur diffusion.

Méthodes d'estimation

Dans le système de routine, les méthodes d’estimation sont faiblement usitées bien que le personnel en charge de la gestion du système de routine ait bénéficié en 2006 d’une formation sur les méthodes d’estimation et de redressement des données. Certaines données périodiques sont estimées par imputation ou selon la technique des moyennes mobiles ou de la moyenne sur les années précédentes. Ces redressements ne sont cependant pas documentés. Le système de routine emploie peu les méthodes d’estimation. Les enquêtes par sondage utilisent beaucoup plus les techniques d’estimation. Là aussi, les intervalles de confiance ne figurent pas souvent dans les analyses.

Statistiques

Les statistiques disponibles sont de plusieurs ordres. Celles issues de la réalisation des enquêtes statistiques et celles obtenues grâce au système de routine. Les statistiques issues des enquêtes sont disponibles la plupart du temps dans les rapports publiés et accessible le plus souvent sur internet. Les données des recensements et enquêtes démographiques et de santé sont les plus utilisées. Ces opérations permettent de disposer de données sur:

  • la fécondité, la planification familiale,
  • les soins pré et postnatals,
  • les vaccinations,
  • l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans et des mères,
  • la mortalité infanto-juvénile,
  • l’excision,
  • les Infections sexuellement transmissibles et le sida,
  • les enfants orphelins et vulnérables, etc.

Pour ce qui est des statistiques de routine, elles sont disponibles dans les publications traditionnelles et ponctuelles de la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS) ainsi que dans les programmes verticaux (rapports des programmes). L’accès est gratuit. Depuis sa création, la DGISS mène des efforts pour rendre l’annuaire statistique disponible 3 mois après la fin de l’année. Au delà des statistiques sanitaires, la Direction des études et de la planification depuis 2008 élabore les bilans des plans d’actions des structures du Ministère de la santé. Ce qui permet de disposer d’informations sur les réalisations physiques et financières des activités.

A côté de l’annuaire statistique, du tableau de bord et du BEIS, d’autres publications ont été réalisées par les structures du système national d’information sanitaires :

  • Les Comptes nationaux de la santé : Le rapport est produit annuellement et permet d’apprécier la répartition des dépenses de santé au Burkina Faso selon les agents de financement, la source de financement, les prestataires. Les derniers comptes élaborés sont ceux de 2009. Les comptes 2010 seront disponibles au cours du premier semestre de l’année 2012.
  • La contribution du secteur privé à l’amélioration des indicateurs de santé : Le premier rapport a été édité en 2010 et le second en 2011. Ils visent à mettre en exergue la contribution du secteur privé à l’amélioration des indicateurs de santé ;
  • Le rapport sur le Recensement général du personnel du Ministère de la santé : Ce rapport fournit des statistiques actualisées sur le personnel du Ministère de la santé en 2010 ;
  • L’annuaire série longue des indicateurs de santé : Publication ponctuelle qui contient l’ensemble des indicateurs de santé sur la période de 1960 à 2009 ;
  • La cartographie de l’offre de soins dans la ville de Ouagadougou : Présentation sous forme de carte des structures sanitaire selon le niveau et les types de services offerts ;
  • La carte sanitaire dont la dernière édition date de 2007. Celle de 2011 est en cours d’élaboration. La carte sanitaire présente les limites des entités géographiques, administratives et sanitaires, le type d’infrastructures, les équipements et les ressources humaines disponibles. L’information est présentée sous forme de tableaux et cartes

Le tableau 5 ci-après présente quelques domaines où les statistiques dont disponibles.

Tableau 5: Statistiques fournies par le système de routine
Domaine de disponibilité de statistiques Source des statistiques Période de disponibilité des statistiques
Activités de santé maternelle et infantile (accouchements assistés, avortements, césariennes, décès des parturientes, utilisatrices de méthodes modernes de contraceptions, les consultations prénatales, les vaccinations, etc.) désagrégé par district sanitaire) Annuaire statistique Dix dernières années
Les statistiques sur les maladies sous surveillance (paludisme, maladies à potentiel épidémique, Sida, Tuberculose, etc.) Annuaire statistique Dix dernières années
Statistiques sur les activités de lutte contre la malnutrition Annuaire statistique Dix dernières années
Statistiques sur les principales causes de consultations, d’hospitalisation et de décès. Annuaire statistique Dix dernières années
statistiques sur les données de laboratoire Annuaire statistique Dix dernières années
Statistiques sur les activités chirurgicales Annuaire statistique Dix dernières années
Contribution du secteur privé en matière de santé Rapport sur la contribution du secteur privé à l’amélioration des indicateurs de santé 2009, 2010
La complétude des rapports périodiques Annuaire statistique, Tableau de bord de la santé Dix dernières années
Situation des infrastructures (public et privé) et du personnel (non compris le secteur privé) par district sanitaire et hôpital Annuaire statistique, Tableau de bord, synthèse de l’annuaire statistique, Rapport sur le recensement général du personnel du Ministère de la santé en 2010 Dix dernières années
Les financements du secteur de la santé selon les sources Bilan des Plans d’action 3 dernières années (2009, 2010, 2011)
Les dépenses de santé selon les agents de financements, les sources de financement, les prestataires, Comptes nationaux de la santé 2005 à 2010


Beaucoup d’efforts sont faits pour améliorer la quantité des statistiques produites. Elles ne sont cependant pas le plus souvent désagrégées selon les provinces ou les communes. Des initiatives sont en cours dans ce sens. En effet, dans le cadre du transfert de la gestion des formations sanitaires de bases aux communes, il se pose la nécessité de produire les données sanitaires selon ces entités géographiques afin de faciliter la prise de décision au niveau des collectivités.

Les tableaux et graphiques ci-dessous présentent quelques statistiques fournies par le système de routine.

Tableau 6: Évolution de la proportion (%) des principaux motifs de consultations dans les formations sanitaires de districts de 2006 à 2010
Motifs de consultation 2006 2007 2008 2009 2010
Paludisme 40,2 40,8 44,5 45,4 48,4
IRA Basse Pneumonie 13,1 14,1 14,1 14,3 14,4
Affection de la peau 4,2 4,1 3,8 4,7 3,8
Diarrhées non sanglantes 4,4 4,1 3,8 4,8 3,6
Parasitoses intestinales 4,2 3,9 3,7 4,4 3,3
Plaie 3,7 3,3 3,1 3,2 3,2
IRA haute Rhinopharyngite 2,2 2,2 2,1 2,1 2,0
Infections sexuellement transmissibles 0,9 1,2 1,4 1,2 1,1
Conjonctivites 1,5 1,4 1,4 1,3 1,1
Autres. Affections. Appareil. Ostéo articulaire 1,0 1,2 1,1 1,1 1,0
Source : Tableau de bord de la santé 2010, DGISS


Figure 3: Evolution de l’incidence (pour 1000 habitants) du paludisme de 2006 à 2010
Figure 4: Evolution du taux de détection de la tuberculose
Tableau 7: Evolution du rayon moyen d’action de 2008 à 2010
Régions 2008 2009 2010
B. du Mouhoun 7,9 7,8 7,7
Cascades 9,3 9 8,8
Centre 2,7 3 3,0
Centre-Est 6,3 6 6,0
Centre-Nord 7,6 7,5 7,2
Centre-Ouest 6,9 6,8 6,5
Centre-Sud 6,4 6,2 6,0
Est 11,4 11,6 11,1
Hauts-Bassins 6,7 7,3 7,3
Nord 5,6 5,5 5,5
Plateau Central 5,3 5 4,9
Sahel 12,5 12,5 12,5
Sud-ouest 8,2 7,8 7,6
Burkina Faso 7,5 7,5 7,36


Accès à l'information sanitaire mondiale existante, bases factuelles et connaissances

L’accès à l’information sanitaire mondiale existante n’est pas une chose généralisée au sein du Ministère de la santé. De nombreuses organisations internationales offrent la possibilité de disposer d’informations gratuites et actualisées sur la santé via leur site internet. Cependant, ces sources d’informations sont faiblement utilisées au plan national. L’on se contente le plus souvent des informations nationales. Cela s’explique par l’irrégularité d’analyses comparatives entre la situation des indicateurs au plan national et ceux d’autres pays du monde.

Disponibilité et utilisation d'index de la littérature locale, non rédigée en anglais et inédite

La littérature locale, non rédigée en français et inédite est quasi-inexistante.

Disponibilité et utilisation de moteurs de recherche, plateformes de réseautage

Les moteurs de recherche les plus utilisés sont Google et Yahoo. Sur certains sites comme celui du Ministère de la santé ou de l’INSD, il existe des options de recherche. Les plateformes de réseautage sont quasi inexistantes.

Disponibilité et utilisation de revues d'accès libre

Les revues d’accès libre sont de manière générale disponible sur internet. Seulement l’utilisation semble faible au sein des structures publiques du fait notamment de l’ignorance de leur existence. Seuls les centres de recherche et les centres de formations s’y intéressent.

Les publications de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
L’OMS collecte et diffuse des statistiques sanitaires récentes sur les pays du monde entier. Il développe un cadre conceptuel et méthodologique pour la collecte de données et d’indicateurs sanitaires comparables au niveau international

L’Organisation des Nations Unies pour la lutte contre le SIDA
L’ONUSIDA publie un large éventail de sujets portant sur le sida. La plupart des publications ONUSIDA y compris les Meilleures Pratiques peuvent être téléchargés sur leur site : http://www.unaids.org/fr/

L’organisation des nations unies pour l’enfance (UNICEF)
L’UNICEF a de nombreux domaines d’intervention notamment la Petite enfance, la Santé, Vaccination, Nutrition, l’Eau, assainissement et hygiène. L’UNICEF a un portail sur les statistiques en général: http://www.unicef.org/french/statistics/index.html. Il est possible de trouver des indicateurs sanitaires en cliquant sur les liens ci-après :

Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
Il publie son rapport annuel concernant 166 pays: http://www.undp.org/french/publications/. Le PNUD publie son rapport annuel sur le développement humain: http://hdr.undp.org/fr/ qui intègre une importante dimension santé avec l’indicateur démographique « espérance de vie à la naissance ».

La Banque Mondiale (BM)
Le site web de la Banque Mondiale est: http://www.banquemondiale.org/. Le menu « Données et recherche » de la BM permet d’accéder à plus de 2000 indicateurs dont 300 en français et parmi eux des indicateurs sanitaires: http://donnees.banquemondiale.org/theme/sante comme:

  • Taux de mortalité moins de 5 ans pour mille
  • Taux de mortalité maternelle pour 100000 naissances vivantes
  • Espérance de vie à la naissance
  • Prévalence du VIH total (% de la population âgée de 15 à 49ans)
  • Prévalence de la malnutrition ;
  • Taux d’accès à l’eau potable ;
  • Etc.

Accès à des publications protégées par droits d'auteur

L’accès aux publications protégées par droits d’auteur est quelque peu réelle dans les centres de documentations des écoles de santé et centres de recherche (Centre de recherche de Nouna, Centre Muraz, Ecole nationale de santé publique, Unité de formation et de recherche en science de la santé). Dans l’administration publique, l’accès à des publications protégées par droit d’auteur est faible. L’abonnement aux revues scientifiques est quasi inexistant.

Cadres réglementaires sur la propriété intellectuelle

Au Burkina Faso, l’administration compétente sur les questions de propriété intellectuelle est la Direction nationale de la propriété industrielle du Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat. Le Burkina Faso est membre de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). Le cadre réglementaire est assez fourni et est accessible via le lien ci-après (‘http://www.wipo.int/wipolex/fr/profile.jsp?code=BF).

Protection des Brevets :
La protection des brevets est régie par l'accord de Bangui du 2 mars 1977 et son annexe 1. Au sens de celle-ci : « Peut faire l'objet d'un brevet d'invention ou d'un brevet conférant à son auteur sous des conditions et pour un temps déterminé, le droit exclusif de l'exploiter, l'invention nouvelle impliquant une activité inventive et susceptible d'application industrielle. ». Le demandeur d'un brevet d'invention doit déposer ou adresser sa requête au Directeur Général de l'OAPI. L'invention fait alors l'objet :

  • - d'un examen formel de son objet et de la conformité des revendications,
  • - d'un examen de fond visant à établir que cette invention ne fait pas double emploi avec un brevet déjà délivré bénéficiant d'une protection antérieure; qu'elle est nouvelle et résulte d'une activité inventive.

La délivrance des brevets a lieu sur décision du Directeur Général de l'OAPI et doit donner lieu à un mémoire descriptif. La délivrance du brevet génère en faveur de son bénéficiaire un droit exclusif d'exploitation pour une durée de dix années civiles renouvelable par périodes de cinq ans.

Le Droit d’Auteur :
L’administration compétente sur les questions des droits d’auteurs est le Bureau Burkinabè des droits d’auteurs (www.bbda.bf). Le BBDA a entre autre mission de « Gérer et administrer à titre exclusif sur le territoire national et à l'étranger tous droits relatifs à la représentation ou exécution publique, la radiodiffusion, la communication publique par fil ou, sans fil, la reproduction graphique ou mécanique, la traduction, l'adaptation ou tout autre mode d'exploitation des œuvres protégées par la loi au tire du droit d'auteur, des droits voisins et des droits relatifs aux expressions du patrimoine culturel traditionnel, ainsi que le droit de suite » ;

Le droit d’auteur est réglementée par la loi n°032-99/an portant protection de la propriété littéraire et artistique (http://www.bbda.bf/textes/lois.htm).

Stockage et diffusion de l'information, bases factuelles et connaissances

Le stockage et la diffusion de l’information, bases factuelles et connaissances est une réalité mais mérite un renforcement.

Disponibilité et utilisation de bibliothèques et centres d'information sur la santé

Avec l’appui de l’organisation mondiale de la santé (OMS), l’ensemble des Districts sanitaires (63[25] ) disposent de bibliothèques bleues. Ces bibliothèques sont des centres de documentations en miniature permettant un accès facile à des documentations de référence. Au niveau central, il existe un service de documentation à la Direction des études et de la planification qui centralise toute la documentation technique disponible au sein du ministère et qui, du même coup, facilite leur accès aux chercheurs, étudiants et autres utilisateurs.

Dans les écoles techniques de formations et centres de recherche, il existe des bibliothèques permettant un accès à l’information technique.

Les Centres d’informations sur la santé sont des services gérés de manière générale par des épidémiologistes. Dans l’ensemble des Districts sanitaires, les centres hospitaliers et les régions sanitaires, il existe des unités chargées de fournir l’information sur la santé. La Direction générale de l’information et des statistiques sanitaire (DGISS) est chargée de centraliser toute information sur la santé au Burkina Faso.

Disponibilité et utilisation de publications dans les formats et les langues appropriés

Les publications sur l’information sanitaire sont abondantes et essentiellement en français. Il est régulièrement produit des documents tels que l’annuaire statistique, le tableau de bord, les Comptes nationaux de santé, la carte sanitaire, les Bulletins trimestriels d’épidémiologie et d’information sanitaire, etc. Les tableaux, les graphiques et les cartes sont des formats couramment utilisés dans les publications. Les publications sont exploitées par les chercheurs, les étudiants, les partenaires techniques et financiers et cela dans la langue de travail à savoir le français. Il existe très peu de traduction de l’information sanitaire en langues locales. Les seules occasions de traduction sont réalisées lors des émissions radiophoniques ou lors de séances d’information, d’éducation et de communication.

Consolidation et publication de bases factuelles existantes pour les politiques et la décision

La consolidation et publication de bases factuelles existantes pour les politiques et la décision ne sont pas fortement développées. Au Burkina Faso et particulièrement au Ministère de la santé, des notes sont régulièrement adressées au supérieur hiérarchique. Toutefois, les publications restent souvent techniques sans favoriser une appropriation rapide du décideur ou du politique. Il n’y a pas une adaptation des informations au profit du politique.

Le Bulletin d’épidémiologie et d’information sanitaire élaboré au sein de la DGISS constitue une réelle occasion pour consolider les résultats existants afin d’aider les politiques à la prise de meilleures décisions.

Identification et partage de connaissances acquises par l'expérience, y compris des pratiques optimales

Le partage des connaissances acquises par l’expérience, y compris les pratiques optimales se fait au cours des formations continues, les spécialisations des professionnels de santé et les supervisions des activités des formations sanitaires.

Indexation des publications locales sur les index internationaux

Il existe une faible indexation des publications locales sur les index internationaux. Le plus souvent, ce sont les résultats des enquêtes démographiques et de santé (EDS) et les rapports de recherche qui y figurent.

Recherche

Rôle moteur

Dans le cadre du Plan national de développement sanitaire 2011-2020, la recherche a été reconnue comme jouant un rôle moteur dans l’amélioration des conditions de vie des populations. A ce titre, la promotion de la recherche pour la santé constitue donc la septième des huit orientations stratégiques du plan national de développement sanitaire. Il est en effet apparu la faible diffusion et l’utilisation des résultats de recherche dans le processus de prise de décision en faveur de l’amélioration de l’état de santé des populations. Au delà de cette reconnaissance, le Burkina Faso a juger nécessaire de mieux promouvoir les résultats de la recherche à travers l’élaboration d’une stratégie spécifique qu’est le Plan national de développement de la recherche pour la santé 2011-2020. Ce plan « vise à promouvoir une recherche orientée vers la résolution pratique des problèmes des individus et des communautés, à améliorer la qualité des politiques et programmes de santé en terme d’efficacité et d’efficience. Aussi, il a pour mission de développer une recherche participative qui met en jeu des acteurs comme les experts, les décideurs en matière de politique de santé et les communautés, bénéficiaires potentiels des résultats de la recherche et une recherche qui est à la fois multisectorielle et multidisciplinaire ». Le plan vise les objectifs ci-après :

  • Objectif général : améliorer la performance du système de recherche pour la santé.
  • Objectifs spécifiques :
  1. ▬► Objectif 1 : renforcer le cadre institutionnel de la recherche pour la santé ;
  2. ▬► Objectif 2 : développer des stratégies d’accroissement des financements de la recherche pour la santé ;
  3. ▬► Objectif 3 : développer les ressources humaines en faveur de la recherche pour la santé ;
  4. ▬► Objectif 4 : améliorer la diffusion des résultats et le processus de prise en compte des évidences dans les définitions des politiques de santé ;
  5. ▬► Objectif 5 : développer les infrastructures et les équipements dans le domaine de la recherche pour la santé ;
  6. ▬► Objectif 6 : contribuer à l’amélioration des capacités en matière de réglementation, d’évaluation éthique et scientifique.

Financement

L’allocation de ressources financières aux institutions de recherche par le budget de l’Etat et la création du Fonds d’appui à la recherche en santé (FARES) permettent d’améliorer les capacités de financement de la recherche pour la santé. Selon l’étude menée en 2007[26], sur le financement de la recherche pour la santé au Burkina Faso, il ressort que l’apport financier des partenaires extérieurs représente 87,5% tandis que celui du public est de 12,3% et le privé national de 0,2%.

Création et durabilité des ressources

Afin de favoriser la création et la durabilité des ressources, des plaidoyers sont en cours pour augmenter le budget du fonds d’appui à la recherche en santé (FARES) qui est actuellement estimé à 60 millions de FCFA en 2011. Le plan national de développement de la recherche a été finalisé en 2011. Le budget estimatif de la mise en œuvre du plan stratégique de développement de la recherche pour la santé est évalué à seize milliards deux cent soixante un millions deux cent mille (16 261 200 000[27] ) francs CFA pour les dix ans à. En attendant la mobilisation des ressources pour ce plan stratégique, le PNDS 2011-2020 a budgétisé 136,7 milliards de FCFA au profit de l’orientation stratégique 7 « Promotion de la recherche en santé ».

L’analyse des résultats de l’enquête institutionnelle de 2007 réalisée au Burkina Faso en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), montre que le nombre d’agents impliqués dans les activités de recherche progresse sans toutefois être en mesure de satisfaire les besoins nécessaires à la mise en œuvre des programmes de recherche. La formation des chercheurs nationaux dans différents domaines se fait dans les instituts de formation et de recherche au niveau national et à l’extérieur. De façon plus générale, la formation des étudiants en méthodologie de recherche est faite à l’Université de Ouagadougou et à l’Institut supérieur des sciences de la santé de l’Université polytechnique de Bobo-Dioulasso. Les chercheurs relevant du Ministère en charge de la recherche scientifique sont évalués par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

Résultats de la recherche

Les résultats de la recherche ne sont pas suffisamment valorisés. Parmi les principaux défis liés à la recherche, on peut relever les contraintes d’accès aux études par les décideurs et la faible utilisation des évidences dans la prise de décisions stratégiques. On note néanmoins que des résultats de la recherche sont régulièrement publiés sur les sites internet des Centres de Recherche au Burkina Faso tels que celui du Centre national de Recherche Scientifique et Technique (www.cnrst.bf), du Centre Muraz (www.centre-muraz.bf), du Centre de recherche Nouna (www.crsn-nouna.bf), l’Institut supérieur en Sciences de la population (www.issp.bf), des journées scientifiques de Bobo-Dioulasso (www.jssb.org).

Beaucoup de publications peuvent être obtenues sur le site international PUBMED :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed. La base de données de la revue documentaire (REDO) élaborée en 2002 et mise à jour en 2007 est une source importante de bases factuelles et de connaissances (plus de 8 000 publications).

Utilisation de l’information, bases factuelles et connaissances

Formatage et conditionnement des bases factuelles pour l’élaboration de politiques et la prise de décision

Le formatage et le conditionnement des bases factuelles pour la prise de décision et l’élaboration des politiques est au centre de la gouvernance au sein du Ministère de la santé.

L’élaboration des politiques et stratégies débute toujours par un état des lieux de la situation sanitaire. Par exemple, en ce qui concerne stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD), il est clairement indiqué que « le prochain quinquennat sera marqué par le renforcement des acquis et le développement des stratégies efficaces basées sur des interventions à gains rapides, afin d'atteindre les OMD. Ces stratégies s'appuieront sur celles déjà existantes dont la mise en œuvre intégrée permettra d'agir de façon transversale sur les principales causes de morbidité et de mortalité spécifiques que sont le paludisme, les maladies-cibles du programme élargi de vaccination, la malnutrition, les maladies chroniques, le VIH, le SIDA et la tuberculose ».

Au sein du Ministère de la santé et dans le cadre de l’élaboration du PNDS 2011-2020, un chapitre a été consacré à la situation sanitaire au Burkina Faso. C’est sur cette base que le consensus s’est dégagé sur le développement de stratégies à même d’améliorer de façon significative l’état de santé des populations au cours des prochaines années. Des projections de réalisation ont été faites sur la base niveau actuel des indicateurs.

Tableau 8: Niveau des indicateurs a la fin du PNDS 2011-2020
Indicateurs Niveau de reference Projection 2012 Projection 2015 Projection 2020
Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (pour 1000)
184
113,85
68,30
54,69
Taux de mortalité infantile (pour 1000)
81
49,91
30,47
24,04
Taux de mortalité néonatale (pour 1000)
31
18,90
12,03
9,16
Ratio de mortalité maternelle (pour 100 000 naissances vivantes)
484
403,29
278,57
241,38
Taux de mortalité des adultes due à la Tuberculose (pour 100 000)
62,84
45,71
37,53
30,48
Mortalité des adultes due VIH/SIDA (pour 100 000)
48,57
22,52
10,03
2,70
Taux de mortalité des adultes due au paludisme (pour 100 000)
7,25
4,82
3,06
2,47
Taux de malnutrition chronique chez les enfants de moins de 5 ans
0,29
0,27
0,24
0,23
Source : PNDS 2011-2020

Un autre exemple porte sur la décision d’impliquer le monde communautaire dans la prise en charge des cas simple de paludisme, de diarrhée ou de la malnutrition. La stratégie de la contractualisation est née du constat que les résultats de la société civile dans la prise en charge communautaire des maladies étaient probants. Les activités de sensibilisation et d’éducation pour la santé sont l’œuvre d’associations notamment dans le domaine du VIH/SIDA. Pour mieux organiser ces interventions communautaires, une direction dite de la santé communautaire a été crée au sein du Ministère de la santé en 2011.

Partage et nouvelle application des informations et des connaissances acquises par l'expérience

Le partage et l’application des informations acquises par l’expérience sont systématiquement réalisés lors des activités de supervisions ou de formations.

Politiques et formulation par les décideurs de leurs besoins en bases factuelles

Les formulations par les décideurs de leurs besoins en bases factuelles se fait par notes officielles ou oralement.

Politiques et participation des décideurs au processus d'établissement du programme de recherche

La participation des décideurs au processus d’établissement des programmes de recherche est marqué par l’institutionnalisation du conseil[28] des centres de recherche en santé (CCRS) et l’ l’adoption du document national de thèmes prioritaires de recherche pour la santé[29] . Dans la perspective d’assurer un meilleur suivi des programmes de recherche, le Ministère de la Santé a renforcé le cadre institutionnel en faisant passer en 2011, le Service de la Recherche en Direction de la Recherche pour la Santé. Par ailleurs, les Centres Hospitaliers Nationaux (CHN) ont été transformés en Centres Hospitaliers Universitaires (3[30] actuellement) afin de donner plus d’importance aux activités de recherche. Bien qu’ayant une autonomie de gestion, la plupart des centres de recherche du Burkina Faso relèvent de l’administration publique[31] . Les décideurs sont donc bien informés du processus d’établissement des programmes de recherche.

Politiques et capacité des décideurs à accéder aux bases factuelles et à les appliquer

La capacité des décideurs à accéder aux bases factuelles et à les appliquer est une réalité au Burkina Faso. Le décideur n’intervient que sur la base de l’analyse des structures techniques. De manière générale, le décideur a accès aux résultats des recherches et en est tenu régulièrement informé. A titre illustratif, les autorités du Ministère de la santé (Secrétaire général, Ministre) sont tenus régulièrement informées sur l’avancée des travaux de recherche sur le vaccin contre le paludisme. On note qu’il n’y a pas de politique spécifique menée par les décideurs pour accéder aux bases factuelles. L’obligation de rendre compte est une stratégie/politique permettant au décideur d’être régulièrement informé.

Il existe néanmoins un certain nombre de mécanismes[32] en matière de promotion et diffusion des résultats de la recherche. Ces rencontres/Foras sont des occasions pour informer le décideur et à lui proposer des recommandations. On peut citer :

  • Le Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) : Institutionnalisé par décret n°95-347/PRES/PM/MESSRS du 18 septembre 1995, le FRSIT est organisé tous les deux ans par le Ministère chargé de la recherche scientifique et celui chargé du commerce, de l’artisanat et de l’industrie. Ce forum a pour objectif de porter à la connaissance du public, les résultats de la recherche scientifique par des communications orales et affichées ainsi que des innovations technologiques. C’est un cadre de promotion de la recherche scientifique et technologique.
  • Les Journées des sciences de la santé de Bobo-Dioulasso (JSSB) : C’est aussi un cadre de promotion des résultats de la recherche pour la santé. De plus en plus, elles ont un caractère international avec la participation des chercheurs venant de plusieurs pays africains, de la France et du Canada pour présenter des communications orales et affichées.
  • L’Agence nationale pour la valorisation de la recherche (ANVAR) : En dépit des difficultés réelles de fonctionnement, cette agence reste le seul organe qualifié dans la recherche des conditions favorables à la valorisation des activités de recherche et des chercheurs. Elle est en voie de réorganisation pour tenir compte du rôle et de la place du FRSIT.
  • Les revues scientifiques au plan national et international : Ces revues sont disponibles surtout dans les universités et les centres de recherche pour la santé. Elles sont parfois méconnues, ce qui pose le problème de leur diffusion au bénéfice des acteurs de la recherche voire du public.
  • Les autres cadres et canaux de diffusion de résultats au plan national. Ils sont utilisés régulièrement par les chercheurs : On peut citer à ce niveau, les journées médicales et pharmaceutiques, les congrès scientifiques (cardiologie, diabétologie, psychiatrie, télémédecine, neurologie, phytothérapie….), les journées des sociétés savantes.

Disponibilité et utilisation des réseaux et des CP pour une meilleure utilisation des bases factuelles pour les politiques et les décisions

L’utilisation des réseaux et des CP pour une meilleure utilisation des bases factuelles pour les politiques et les décisions est embryonnaire au Burkina Faso. Des initiatives sont prises par certaines structures (DGISS, Direction de la télémédecine,...) sans un véritable impact sur la facilitation de l’utilisation des bases factuelles pour les politiques et les décisions.

Tirer le meilleur parti des technologies de l'information et de la communication

Niveau d'accès à l'infrastructure de TI

L’infrastructure des technologies de l’information et de la communication s’est fondamentalement améliorée au cours des cinq dernières années. L’offre de service des communications électroniques de base a enregistré une progression du fait de l’extension du réseau et des services téléphoniques. Selon les informations fournies par le Ministère en charge des Technologies de l’information et de la communication, en mars 2011 :

  • au moins 70% du territoire national est couvert par les réseaux de téléphonie mobile ;
  • 143 400 lignes pour la téléphonie fixe ont été enregistrées au 31 mars 2011, soit une télé densité de 0,91 téléphone pour 100 habitants ;
  • 335 localités ont été raccordées au réseau de téléphonie fixe ;
  • 7 villes et localités disposent d’infrastructures d’accès à internet à haut débit (ADSL) ;
  • 6 500 000 lignes pour la téléphonie mobile ont été enregistrées, soit une télé densité d’environ 40,41 téléphones pour 100 habitants

Disponibilité de solutions TI

L’Etat dispose d’une stratégie de développement des infrastructures dont l’ambition est de faire des technologies de l’information et de la communication un puissant levier de développement, en mettant en place un programme de promotion du numérique dans tous les secteurs.

Au niveau du Ministère de la santé, les solutions technologies de l’information sont en cours. De l’informatisation du dossier patient à la mise en place de solutions permettant la gestion en réseau de l’information sanitaire et le développement de la télémédecine sont en cours d’étude au sein des directions techniques du Ministère de la santé.

Au plan national, plusieurs projets sont en cours :

Le backbone national en fibre optique : Il s’agit de mettre en place une infrastructure universelle mutualisée pour le transport de la voix, des données et de la vidéo, accessible sur toute l’étendue du territoire nationale, de construire cette infrastructure au même titre que les autres infrastructures de base, de connecter les 45 chefs lieux de provinces dans une 1ère phase, et de connecter les chefs lieux de provinces aux chefs lieux de commune, par la suite.


La fibre optique au Burkina (2011). En pointillé, les projets de connexion et en rouge, les points connectés

Le Worldwide Interoperability for Microwave Access (WiMAX) est une norme de réseau informatique pour la communication longue distance, appartenant à la famille des normes 802.16. Le WiMAX utilise les ondes hertziennes et offre un débit et une portée supérieurs au Wi-Fi. Un pylône de 55m a été réalisé sur lequel sont installés six antennes de 60° offrant une couverture de 360° sur un rayon de 25km à partir du pylône. . La station de base offre une capacité actuelle de raccordement de plus de 500 clients.

Le Réseau Inter-Administration (RESINA) est mis en place depuis les années 1990 afin de permettre un meilleur accès à l'information dans l'ensemble des services de l'Etat, notamment pour les services décentralisés. Dans sa structuration actuelle, le RESINA interconnecte en fibre optique : plus d’une trentaine de bâtiments représentant la quasi-totalité des ministères et institutions du Burkina Faso. La fonctionnalité optimale du RESINA permettra à l’Administration d’offrir de nombreux e-services aux administrés et toute la population (e-administration).

  • Télé-procédures ;
  • Télé-déclarations ;
  • Télétravail ;
  • Télésanté ;
  • Télé-enseignement ;
  • Paiement électronique

Observatoire Mondial de la Santé
“La cyber santé pour la santé maternelle et infantile”
Enquête 2013 de l’OMS: Profil pays

1. Politique et stratégie nationales en matière de cyber santé

Le pays ne dispose pas encore d’une stratégie en matière de cyber santé. Il existe une stratégie nationale de développement des Tics. La cyber stratégie sectorielle, e-Santé en cours d’adoption prend en compte la santé de la mère et de l’enfant. Voir site du Ministère de l’économie numérique et des postes. Il n’existe pas des fonds pour la cyber santé.

2. Systèmes de cyber santé

Le pays enregistre depuis 2011 les naissances et les décès constatés au niveau du pays par un système électronique qui couvre partiellement le pays (transmission par télégrammes et centralisation par le logiciel endos). Le pays dispose d’un système national d’information sanitaire. Les ressources financières et les dépenses sont suivies à travers les comptes nationaux de la santé.

3. Politiques et stratégies pour la santé de la mère et de l’enfant

Le pays dispose d’une stratégie nationale de la santé de la mère et de l’enfant. Notamment la maternité à moindre risques (feuille de route), la lutte contre la fistule obstétricale, la prévention de la transmission mère enfant du VIH, la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant, les stratégies d’allègement financier, les documents normatifs comme les « Politiques, Normes et Protocoles » en santé de la reproduction. Ces stratégies s’appuient sur la cyber santé. On peut noter comme exemples :

  • Logiciel SYGSONU pour la subvention des accouchements et des SONU
  • L’outil REC pour la prise en charge des enfants
  • Excel pour le suivi des indicateurs de la PTME, PCIME
  • Internet
  • Les téléphones mobiles
  • Les médias en ligne
  • La téléconférence
4. Suivi de la santé de la mère et de l’enfant

Tous les indicateurs liés à la santé de la mère et l’enfant sont répertoriés et suivis sous format papier et électronique.

5. Initiatives de cyber santé pour la mère et l’enfant

Il existe des initiatives de cyber santé pour la sante de la mère et de l’enfant notamment la gestion de la subvention des accouchements et des SONU par le logiciel SYGSONU, le Suivi des indicateurs de PCIME et de PTME et des applications de télémédecine en cours d’expérimentation.

6. Obstacles à la mise en œuvre des services de cyber santé

Les principaux obstacles notés concernent les infrastructures, les services et programmes, les ressources humaines et les moyens financiers.

7. Bases de connaissances /cyber santé pour la sante de la mère et de l’enfant

Le pays est disposé pour ajouter ses projets et programmes dans la base de connaissance élaborée par l’OMS et l’UIT.

8. Formations en Tic au profit des étudiants en science de la santé

Il y a des modules en TIC dispensés aux étudiants en science e de la santé.

9. Formation continue en TIC au profit des professionnels de la santé

Il y a des établissements offrant des formations contenues en Tic au profit du personnel de la santé.

10.Qualité de l’information sanitaire dans Internet

Certains fournisseurs de contenus ou responsables de sites web relatifs à la santé respectent des critères de qualité. Le Gouvernement intervient aussi au niveau règlementaire et législatif. Les fournisseurs mettent aussi en place des mécanismes de filtrage et de contrôle de certains contenus. Le pays ne dispose pas des sites propres dédiés à la santé. Les données sur la santé de la mère et de l’enfant sont publiées sur Internet (http://www.insd.bf , http://www.sante.gov.bf , http://www.mtpen.gov.bf/ ) Qualité de l’information sanitaire dans Internet

11.Sécurité en ligne pour la protection des enfants

Les pouvoirs publics ont lancé plusieurs initiatives pour informer et éduquer les utilisateurs de l’Internet et à les sensibiliser aux questions de sécurité particulièrement pour protéger les enfants dans Internet. La législation fait obligation aux fournisseurs de mettre en place des dispositifs techniques pour filtrer certains contenus et sites pour protéger les enfants.

12. Confidentialité des données personnelles médicales

Burkina Faso dispose d’une législation en matière de protection des données personnelles et médicales (loi n° 010/2004/AN du 20 /04/2004 portant protection des données à caractère personnel) , CODE_DEONTOLOGIE Burkina Faso.pdf )

13.Réseaux sociaux et santé mère et enfant

Il n’y a pas dans le pays des programmes en matière de la santé maternelle et infantile s’appuyant sur les réseaux sociaux.

Portée de l'intégration du SIS

La volonté politique d’intégrer le système d’information sanitaire est marquée par la création de la Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS). Dans cette lancée, un plan stratégique de développement de l’ensemble du système d’information sanitaire a été élaboré.

Le système d’information sanitaire actuel est faiblement intégré. Qu’il s’agisse des outils de collecte ou des bases de données, elles sont développées de manière spécifique sans que le Ministère ne parvienne à les intégrer. Une des interventions prioritaire du plan stratégique est la mise en place d’un outil intégré et performant de traitement et de partage de l’information sanitaire à tous les niveaux. Cet outil est en cours de développement et devrait être implémenté au cours de l’année 2012 (District Health Information Software 2 – DHIS2 –). L’intégration ne suffit pas pour assurer la performance du système. La réalisation d’une telle ambition nécessite la mise en œuvre d’interventions qui s’inscrivent dans quatre axes prioritaires :

1- Le renforcement de la coordination, de la planification et du leadership : La coordination, la conception et la planification sont importants pour la mise en place d’un système d’information performant. Des mécanismes de coordination seront définis et les documents de normes et procédures de collecte de données seront élaborés ou révisés périodiquement.

2- Le renforcement des ressources humaines et financières, des équipements et des infrastructures : la disponibilité des ressources humaines en nombre et en qualité est un élément clé du développement du système d’information. Le développement des ressources humaines se fera à travers la formation et la supervision. L’équipement devra être renforcé pour une mise en œuvre efficace des activités.

3- L’amélioration de la production, de la gestion et de la qualité des données sanitaires : l’objectif d’un système d’information est d’arriver à mettre à la disposition des utilisateurs des informations de qualité. Les sources de données doivent être renforcées à travers la valorisation des enquêtes déjà existantes, la réalisation d’enquêtes nécessaires et la contribution à la planification des grandes enquêtes nationales en tenant compte des cycles de planification du ministère de la santé.

4- L’amélioration de la production, de la diffusion et de l’utilisation de l'information sanitaire : le fait que l’information soit facilement accessible aux leaders des pays, aux cadres de direction et aux gestionnaires, va constituer un facteur essentiel pour la création d’une culture de prise de décisions sur des bases factuelles. Pour y parvenir, le système d’information sanitaire doit garantir un accès direct et facile aux décideurs.

Notes de fin de document : sources, méthodes et abréviations, etc.

Sources

Ministère de la Santé : Plan national de développement sanitaire 2011-2020, Burkina Faso (2011)

Ministère de la Santé, Direction Générale de l’Information et des Statistiques sanitaires : Comptes nationaux de la santé 2009, Burkina Faso (2011) (www.sante.gov.bf)

Ministère de la Santé, Direction Générale de l’Information et de Statistiques sanitaires : Annuaire statistique 2010, Burkina Faso-Mai 2011 (www.sante.gov.bf)

Ministère de la Santé, Direction Générale de l’Information et de Statistiques sanitaires : Tableau de Bord 2010, Burkina Faso-Juillet 2011 (www.sante.gov.bf)

Ministère de la Santé et Institut de recherche en sciences de la santé : Rapport final Evaluation/Cartographie SONU au Burkina Faso (2010),

Ministère de la santé, Direction Générale de l’information et des Statistiques sanitaires : Evaluation de la qualité des données du SNIS, Résultats et Recommandations, Burkina Faso (novembre 2011)

Ministère de la Santé, Direction Générale de l’information et des Statistiques Sanitaires : Manuel de formation sur le Système d’information sanitaire du Burkina Faso, Burkina Faso (Juillet 2009)

Ministère de la Santé : Plan stratégique du système national d’information sanitaire, Burkina Faso (2010)

Ministère de la santé : Priorités nationales en matière de thèmes de recherche en santé, Burkina Faso 2008

Ministère de la Santé : Revue du Secteur Santé au titre de l’année 2010, Burkina Faso (Mars 2011)

Ministère de la santé : Rapport sur l’évaluation de la qualité des données de la santé de la reproduction, Burkina Faso (Juillet 2008)

Institut National de la statistique et de Démographie et Macro International Inc. : Enquête Démographique et de Santé (EDSBIV), Rapport Préliminaire - Burkina Faso 2010.

Institut National de la statistique et de Démographie et Macro International Inc. : Enquête Démographique et de Santé (EDSBIII) - Burkina Faso 2003 (www.insd.bf).

Institut National de la statistique et de la Démographie et ORC Macro Calverton, Maryland USA. Enquête Démographique et de Santé au Burkina Faso 1993 (www.insd.bf).

Institut National de la statistique et de la Démographie et ORC Macro Calverton, Maryland USA. Enquête Démographique et de Santé au Burkina Faso 1998 (www.insd.bf).

Institut National de la statistique et de Démographie. Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH) 2006 (www.insd.bf).


Méthodes
  1. Synthèse de revue documentaire ;
  2. Entretiens ;

References

  1. Everybody’s business. Strengthening health systems to improve health outcomes. WHO’s framework for action (pdf 843.33kb). Geneva, World Health Organization, 2007
  2. Framework and standards for country health information systems, 2nd ed. (pdf 1.87Mb). Geneva, World Health Organization, 2008
  3. Centres hospitaliers régionaux
  4. Centres hospitaliers universitaires
  5. La Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS) envisage une périodicité mensuelle en 2013 dans le cadre de la mise en œuvre de l’entrepôt de données (DHIS 2)
  6. Il est fait cas ici des rencontres statutaires, c'est-à-dire officiellement reconnues par le Ministère de la santé
  7. Methodology Health metric network http://www.who.int/healthmetrics/library/countries/bfa/en/index.html
  8. http://www.wipo.int/wipolex/fr/profile.jsp?code=BF
  9. http://www.sante.gov.bf/index.php?option=com_content&view=article&id=156:les-decrets&catid=64:leislation-sanitaire&Itemid=56
  10. Adopté en conseil des Ministre du 26 Août 2011
  11. Evaluation /Cartographie SONU, Ministère de la Santé- Institut de Recherche en sciences de la santé (2010)
  12. District health information system 2 : Cette plateforme qui sera installée dans les districts sanitaires sera accessible à l’ensemble des utilisateurs pour peu que ces derniers disposent d’une connexion internet et d’un code d’accès.
  13. Centres hospitaliers régionaux
  14. Centres hospitaliers universitaires
  15. La Direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS) envisage une périodicité mensuelle en 2013 dans le cadre de la mise en œuvre de l’entrepôt de données (DHIS 2).
  16. Recensement généraux de la population et de l’habitation
  17. 7 nouveaux districts ont été créés en 2011. Ce qui fait passer le nombre de districts sanitaires de 63 en 2011 à 70 en 2012
  18. La notification des cas d’infection sexuellement transmissibles (IST) se fait selon l’approche syndromique dans les formations sanitaires périphériques (Centres médicaux avec antenne chirurgicale, Centres de santé et de promotion sociale, Dispensaires isolés, maternités isolées)
  19. Le Burkina Faso compte 302 communes.
  20. Complétude de 89% en 2010.
  21. Ce taux est faible en raison de la faible performance de l’hôpital Yalgado Ouédraogo (0% de promptitude en 2010).
  22. La mise à jour de la carte sanitaire 2011 est en cours au niveau de la Direction des études et de la planification (DEP) au Ministère de la santé.
  23. ENDOS : Entrepôt de données sanitaires.
  24. Développé par l’assistance technique du projet d’appui au renforcement des capacités statistiques. Les dimensions sont : Préalables de la qualité (0), Assurance d’intégrité (1), Rigueur méthodologique (2), exactitude et fiabilité (3), Utilité (4), accessibilité (5).
  25. Les nouveaux 7 districts créées en 2011 ne sont pas encore opérationnels.
  26. ABSP, Etudes sur le financement de la recherche pour la santé au Burkina Faso, 2007
  27. Ce montant ne prend en compte ni le coût des recherches, ni les frais de fonctionnement des différents centres et autres structures de recherche pour la santé
  28. Fonctionnel depuis 1995. C’est un organe consultatif, qui a une double tutelle : Celle du Ministère de la santé et celle du Ministère en charge de la recherche scientifique
  29. Ministère de la santé, Priorités nationales en matière de thèmes de recherche en santé, 2008
  30. Centre Hospitalier Universitaire Yalgado-Ouédraogo, Centre Hospitalier Universitaire Sanon Souro, Centre Hospitalier Universitaire pédiatrique Charles-de-Gaulle.
  31. Les structures de recherche ayant un statut international sont : l’Institut de recherche pour le développement (IRD), le Centre International de Recherche et de Développement sur l’Elevage en zone subhumide (CIRDES), l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2ie) et l’Institut panafricain pour le développement d’Afrique de l’ouest (IPD/AOS).
  32. Tiré du plan national de développement de la recherche pour la santé 2011-2020.