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Analytical summary - Community ownership and participation

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Dans les reformes sanitaires envisagées dans le cadre du PNDS le renforcement de l’interaction active entre les services de santé et la communauté par une mobilisation sociale est une priorité.

La participation communautaire [1] est un levier important pour stimuler l’émergence de réponses collectives aux problèmes de santé publique liés aux soins de santé primaire, à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, ou aux problèmes particuliers que représentent le paludisme, les infections sexuellement transmissibles, le SIDA, la tuberculose, et autres. Elle se traduit par l’implication volontaire et active des groupes et des communautés locales à tous les stades d’un programme de santé.

La participation communautaire dans la gestion des structures sanitaires au Burundi est encore à son début et a du mal à s’organiser et à s’implanter. Cela est surtout lié à l’absence d’une vision commune en cette matière ainsi que la faible implication la population desservie par les structures de soins.

L’implication de la communauté dans la prise en charge des problèmes de santé par le biais des Comités de Santé est déjà effective dans les 17 provinces sanitaires du pays. Toutefois, le système de santé du Burundi a été longtemps centré sur la prise en charge des patients qui viennent se faire soigner. C’est pour cela qu’on observe un certain retard dans l’adoption des approches centrées sur la communauté et visant à renforcer les capacités de la population à se prendre en charge.

Cette forme de représentation communautaire présente des limites :

  • (i) La résistance du personnel soignant à collaborer avec les membres du COSA (Comité de Santé) ;
  • (ii) La rupture entre les comités élus et les populations à la base suite à une charge de travail donnée à ces COSA au niveau des FOSA (Formation sanitaire) ;
  • (iii) Le désintéressement des populations concernées suite aux autres préoccupations de la vie quotidienne ;
  • (iv) Le manque de statut juridique des COSA et des COGES (Comité de gestion) [2] ;
  • (v) Le manque de motivation des membres des COSA et COGES qui doivent vaquer à leurs activités habituelles.


L’utilisation de ces groupes d’acteurs communautaires est une réalité dans la prévention de différentes maladies et dans la promotion de la santé. Ils sont souvent utilisés par des programmes verticaux du MSPLS ou des ONG intervenant au niveau périphérique moyennant des incitatifs qui varient d’un employeur à un autre. Des orientations stratégiques et un manuel des procédures sur la santé communautaire sont validés et disponibles.

Depuis la généralisation du système de contractualisation[3] basée sur la performance dans tout le pays, les associations à base communautaire interviennent dans le système de vérification des prestations en les authentifiant et en recueillant le degré de satisfaction de la population.

Références

  1. Participation communautaire et FBP. 360Ko
  2. COGES. 203Ko
  3. Contrat cadre de financement sur la base de la performance 102Ko