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Analytical summary - Food safety and nutrition

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Dans l’état actuel, le contexte socio-économique prévalant en milieu rural ne permet pas une production agricole soutenue. Le Recensement Général de la Population et de l’Habitat [1] de 2008 indique que 94,3% de la population dépend de l’agriculture vivrière.

Cette production vivrière est limitée par une infertilité des sols liée à la surexploitation et à l’exiguïté de terres résultant d’une forte densité de la population, avec plus d’un quart du territoire où la densité dépasse 400 habitants au Km2. Le même rapport indique que 16,5% de la population est sans terre (dont le tiers dans la plaine de l’Imbo), 4,5% louent la terre tandis que le taux de chômage en milieu rural est de 14%. Il est à noter que 7,7% de la population ne survit que de l’aide alimentaire.

Malgré une diminution des taux de prévalence de la malnutrition au pays depuis 2000, le Burundi enregistre un niveau très élevé de malnutrition chronique avec un taux moyen de 46% chez les enfants de moins de 5 ans ainsi qu’un taux de 35% pour l’insuffisance pondérale.

Le taux de malnutrition aigüe s’est amélioré et reste en dessous du seuil d’alerte 5.6%.

Considérant les facteurs multiformes conduisant à la mauvaise situation nutritionnelle au Burundi tels que le manque d’accès à une alimentation adéquate pour la majorité des ménages, les pratiques alimentaires pauvres et inappropriées, le déficit alimentaire chronique dans beaucoup de régions affectées par les changements climatiques, l’accès limité à l’eau potable , les mauvaises pratiques d’hygiène de base, l’accès difficile aux services de santé, une politique claire intersectorielle est nécessaire.

Des interventions reconnues comme efficaces par l’UNICEF et l’OMS pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant sont soutenues par les partenaires au développement.

Il s’agit de la fortification alimentaire de la mère pendant sa grossesse pour permettre au fœtus de se développer normalement, de l’allaitement maternel exclusif au sein du nourrisson jusqu'à l'âge de six mois, du déparasitage, de la supplémentation en vitamine A et en micronutriments, ainsi que prise en charge thérapeutique de la malnutrition aigüe.

Le défi est de mettre ces interventions à l'échelle dans le cadre d'une offre holistique. Des initiatives, dont la révision du protocole national de prise en charge de la malnutrition basée sur l'approche communautaire [2] (CMAM), ainsi que l'approche dite de Déviance positive, qui privilégie la participation des communautés à la recherche de solutions locales appropriées pour la prévention et le traitement de la malnutrition de leurs enfants jusque dans les zones les plus difficiles d'accès sont encours de développement dans le pays.

Les cantines scolaires existent au Burundi et ont pour objectif de contribuer à la dynamique de développement de l’éducation en favorisant l’égalité des chances, le maintien des enfants à l’école, l’amélioration des taux d’inscription et la lutte contre les carences nutritionnelles chez ceux-ci surtout dans les localités qui connaissent souvent des périodes de disettes et de famines (Kirundo et ailleurs) .

Sur le plan du financement, le Gouvernement vient d’augmenter sensiblement le budget national alloué au secteur de l’agriculture et de l’élevage passant respectivement de 7% et 10% en 2011 et 2012.

Références

  1. RGPH 2008 Résultats préliminaires. 830Ko
  2. Prise en charge malnutrition. 1,78Mo