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Analytical summary - Gender and women's health

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Les femmes occupent une place importante dans la vie économique et sociale du Burundi d’autant plus qu’elles jouent un rôle majeur dans l’économie familiale et dans la production du secteur agricole qui constitue plus de 90% du PIB. Pourtant les femmes burundaises n’ont pas un accès équitable au revenu familial avec très peu d’autonomie économique.

Concernant la vulnérabilité particulière de la femme face au VIH/SIDA, l’enquête combinée de surveillance des comportements face au VIH/SIDA réalisée en 2008 [1] montre que la séroprévalence au Burundi est 1.9 fois plus élevée chez les femmes que chez les hommes dans tous les groupes d’âges.

En milieux semi urbains, le taux de séroprévalence est 4.94% chez les femmes contre 3.8% chez les hommes tandis qu’en milieux urbains, il est respectivement de 5.95% contre 3.1%. Chez les jeunes de 15 -24 ans, ce taux est de 3.01% dont 2.7% chez les garçons et 3.4% chez les filles. Chez les professionnels de sexe de la même catégorie d’âge, elle est de 24.3%. Le taux de séroprévalence globale est estimé à 2,91% avec une prédominance chez les femmes.

Dans le domaine de la lutte contre les violences sexuelles, l’étude CAP en matière de planification familiale réalisée en 2010 montre que 40,8% d’hommes interviewés pensent que : « l’homme est en droit de punir son épouse s’il juge qu’elle est en faute ». Selon la même source, seulement 35,9% d’hommes savent qu’il existe des sanctions contre les auteurs des violences faites aux femmes.

Dans le secteur de l’éducation, les disparités sont fortes entre l’accès des garçons et des filles à tous les niveaux du système. En 2006, le rapport filles/garçons était 78% au niveau du primaire, 74% au niveau du secondaire et seulement 36% au niveau de l’enseignement supérieur. Les taux nets de scolarisation des filles étaient très bas : 54,3% pour le primaire (en 2005), 7,39% pour le secondaire et moins de 2/100.000 habitants pour le supérieur. Le taux d’alphabétisation des femmes adultes était seulement 32,7% contre 54,0% pour les hommes. Il faut noter que les données actuelles montrent que les disparités ont tendance à disparaitre.

Outre l’accès à l’éducation, plusieurs autres contraintes juridiques, économiques et culturelles limitent la capacité des femmes d’entreprendre et de développer des activités génératrices de revenus. En outre, l’un des effets néfastes de la guerre civile avait été la fréquence des violences – sexuelles ou autres – dont les femmes de tout âge étaient les principales victimes.

L’indice synthétique de fécondité du Burundi est de 6,4 enfants en moyenne par femme, ce qui est très élevé. Les femmes en âge de procréer représentent près de la moitié de la population féminine totale, soit 46% avec comme conséquence l’accroissement rapide de la population et le niveau élevé de la morbidité et de la mortalité maternelles [2].

Bien que l’état de surveillance et d’évaluation« genre » dans le pays n’est pas bien maitrisé, des progrès sont visibles dans différents secteurs de la vie du pays. En effet, la femme burundaise est représentée à plus de 30% dans les instances dirigeantes du pays. En outre, le mouvement associatif féminin qui s’est développé depuis les années 1990 a créé plusieurs organisations de microcrédits permettant aux femmes une certaine autonomie financière.


Références

  1. Enquête combinée surveillance VIH SIDA 2008. 470Ko
  2. Consultation sur la démographie 2011. 290Ko