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Analytical summary - HIV/AIDS

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Le profil épidémiologique du VIH est de type généralisé avec 2,97% de séroprévalence nationale moyenne et de 3,6% au sein de la population âgée entre 15-49 ans. Le sexe féminin est plus touché avec 2,91% contre 2,81%. De 2002 à 2007 l’infection VIH a continué à progresser en milieu rural (2,5% à 2,8%) alors qu’il y a eu inversion de la tendance en milieu urbain (9,4% à 4,6%) [1].

Selon les données de l’Unité Sectorielle de Lutte contre le Sida (USLS) et les données de l’EPISTAT, l’infection par le VIH SIDA est la quatrième cause de mortalité au Burundi (PNDS 2011-2015) [2] et augmente sensiblement la charge de travail des services curatifs. Elle constitue la deuxième cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

Le VIH/SIDA a un impact négatif important sur les déterminants du développement économique et social du pays que ce soit sur le plan sanitaire, éducatif, social et démographique. Le nombre de personnes séropositives et d'orphelins du SIDA ne cesse d’augmenter. Pour faire face à cette situation, une stratégie nationale de réponse à la lutte contre le VIH-SIDA 2007-2011 a été élaborée. Sa mise en œuvre a permis d’atteindre les résultats suivants :

Taux de dépistage du VIH 18.00% CNLS 2010 2010
Taux de couverture en PTME 19.4% Rapport CNLS 2010
Taux de couverture en ARV 45% PSR-VIH 2009
Taux de couverture en ARV pour les enfants 15% Rapport SEP/CNLS 2010
Taux de coinfection TB-VIH 26.00% ENP/TB - VIH** 2007

Des efforts importants sont menés dans la lutte contre le VIH, notamment le renforcement de l’intégration du volet VIH/Sida dans le cadre des soins de santé, le passage à l’échelle, en cours, des interventions de prévention et de prise en charge (PTME et traitement antirétroviraux).

Le gouvernement a fait de la couverture universelle l’épine dorsale de sa politique en matière de lutte contre le VIH/Sida et adhéré à toutes les initiatives internationales et régionales : UNGASS (Session spéciale de l’Assemblée Générale des Nations unies sur le VIH/SIDA) 2001, l’accès universel à la prévention, aux soins, aux traitements et au soutien socio – économique. Pour une réponse plus efficace, le Burundi a opté pour une approche multisectorielle avec l’implication de la société civile, du secteur privé et de la communauté.

Cependant quelques difficultés sont observées comme le passage à l’échelle de la PTME [3] (Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant), l’augmentation de la couverture géographique des sites ARV (Anti-Rétro-Viraux) et CDV (Centre de dépistage volontaire), l’intégration des services dans les FOSA (Formation sanitaire) (entre autre VIH/PF, VIH/santé maternelle) et l’allègement de l’impact du VIH/SIDA sur les communautés infectées et affectées. Celle-ci se traduira en priorité par la mise en œuvre d’actions stratégiques visant :

  • à améliorer le programme AGR (Activités génératrices de revenus) en faveur des plus démunis ;
  • à assurer la prise en charge des Orphelins et Autres enfants Vulnérables et
  • à assurer la protection juridique des droits des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA.


La sécurité transfusionnelle se fait dans 4 sites régionaux et la prise en charge de la coïnfection VIH/TBC [4] se développe autour des centres de dépistage et de traitement de la tuberculose. Néanmoins, sur un total de 305 centres de dépistage et de traitement de la tuberculose, seuls 124 sont des CDV pour le VIH/SIDA, soit 40,6% tandis que26 sont des sites de traitement antirétroviral, soit 8,5%.

Bien que le changement de comportement semble lent, les connaissances sur le VIH/SIDA sont suffisamment répandues dans la population générale. L’état de surveillance se fait à travers des enquêtes périodiques auprès des ménages.


References

  1. Ref.Évaluation de la performance et de l’impact du CSLP I, 2010
  2. PNDS 2011-2015. 895Ko
  3. PTME. 765Ko
  4. Prise en charge de la co-infection 1,48Mo