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Analytical summary - Health financing system

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Le financement de la santé provient de l’Etat, des partenaires financiers, des ménages et des assurances maladies. Les dépenses prévisionnelles[1] en USD pour les années 2009 à 2011 s’élèvent à 570.7 millions USD, soit une dépense annuelle moyenne par habitant de 23.1 USD. L’Etat, la population, la Mutuelle de la Fonction Publique (MFP) et l’aide extérieure représentent respectivement 21.4%, 24.6%, 5.5%, et 47.4% des dépenses totales cumulées[2].

Depuis 2007, on constate un fort engagement de l’Etat avec une augmentation de l’allocation du budget de l’état pour le secteur de la santé. Le budget alloué à la santé a augmenté de 5.6% à 7.7% du budget national de 2006 à2010.

En plus du MSPLS, d’autres ministères (Ministères de la Fonction Publique, de la Défense Nationale, de la Sécurité Publique, de la Solidarité et de l’Enseignement Supérieur et Recherche,…) contribuent au financement de la santé à hauteur de 4%.

Le Burundi a introduit depuis 2006 le financement basé sur la performance. Les résultats positifs de trois années d’expérience pilote (2006-2009) de la stratégie ont conduit à la généralisation de cette approche à l’échelle nationale à partir du 01 Avril 2010.

Le budget du MSPLS comprend les salaires, les investissements, le fonctionnement et les prestations de services. Le taux d’exécution du budget par le ministère est au-dessus de 90%[3] grâce à un taux d’engagement et de paiement des fonds alloués au MSP (100% des dépenses salariales, médicaments et prestations de services).

Le financement des ménages au titre des paiements directs des soins de santé représente 40% de la dépense totale de santé[4]. Cette situation limite l’accès aux soins pour les ménages particulièrement les plus pauvres qui utilisent plusieurs stratégies pour faire face à ces paiements de soins qui aggravent leur précarité (vente de parcelle ou de bétail).

Les initiatives d’assurance et de mutuelles privées commencent à voir le jour, même si elles ne représentent que 0.1% de la dépense de la santé[5] en 2007. Elles sont peu développées et n’offrent que certains services de couverture du risque maladie. Les revenus de ces assurances proviennent essentiellement des entreprises privées, des organisations non gouvernementales et des ménages.

L’aide extérieure représente 40% du financement du secteur de la santé. Une grande partie de l’appui financier est exécutée via les projets et les ONG. Il apparaît que cette aide est parfois imprévisible, les procédures de gestion ne sont pas harmonisées, l’information n’est pas toujours disponible et les plans ne sont pas toujours alignés aux priorités du gouvernement.

Dans le cadre de la gestion axée sur les résultats (GAR), le gouvernement est en train de mettre en place des outils pour améliorer la gestion des finances publiques et la traçabilité des fonds. Dans le cadre de l’initiative de l’International Heath Partnership (IHP+), le MSPLS a signé le compact global [6] et un mémorandum d’entente avec 15 partenaires techniques et financiers de la santé et les autres ministères clés. Les discussions sont en cours pour la mise en place d’un panier commun Santé.


Références

  1. Mission d’étude des couts et du financement du système de santé au Burundi : Cadre de dépenses à moyen terme et MBB, Rapport final20 avril 2009
  2. Mission d’étude des couts et du financement du système de santé au Burundi : Cadre de dépenses à moyen terme et MBB, Rapport final20 avril 2009
  3. Exécution budgétaire MSP, 2010
  4. Comptes Nationaux de Santé, Burundi 2007, Août 2009
  5. Comptes Nationaux de Santé, Burundi 2007, Août 2009
  6. Compact 2012-2015