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Analytical summary - Health workforce

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Le rôle du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida (MSPLS) dans la gestion des RH est limité. En effet, les ressources humaines du Ministère [1] sont gérées par le Ministère de la Fonction publique qui approuve le recrutement, la gestion des dossiers individuels, la rémunération et l’évaluation. Le Ministère des finances autorise les catégories de personnel à recruter ainsi que le plafond des effectifs.

Le rôle du MSPLS se limite au recrutement suivant les instructions des deux précédents ministères, à la notation de routine et l’affectation. Il n’existe pas de plan prévisionnel de recrutement ni de plan de carrière. La rémunération du personnel de santé est dérisoire, ce qui est source d’une démotivation permanente.

Cependant une légère embellie s’observe avec l’intégration dans le statut de la fonction publique de quelques dispositions particulières portant augmentation des indemnités du personnel de santé. Le paiement de primes de performances dans le cadre de la contractualisation ainsi que la gratuité des soins pour le personnel de la santé constituent deux mesures de motivation assez importantes.

En effet, l’Etat paye au personnel de la santé 20% de ticket modérateur normalement payé par le bénéficiaire affilié à la mutuelle de la fonction publique.

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Ce personnel reste insuffisant par rapport aux besoins du pays et aux limitations par la conjoncture économique.

En matière de formation, des écoles paramédicales secondaires et universitaires privées ont ouvert les portes pour suppléer à l’insuffisance du personnel médical et paramédical. En 5 ans, le nombre d’écoles paramédicales est passé de 5 à 14 dont neuf sont du secteur privé. Le deuxième pallier pour la formation des paramédicaux a été initié pour assurer la formation des paramédicaux en 4 ans afin d’améliorer la qualité des prestations de terrain.

La production annuelle de médecins par la faculté de Médecine de l’université du Burundi est passée de 20 en 2006 à 60 en 2010.

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L’enseignement médical et paramédical est handicapé par l’insuffisance de professeurs et d’enseignants, le manque de matériel didactique et l’insuffisance de terrains de stage.

La formation de troisième cycle couvrant un certain nombre de spécialités cliniques est assurée conjointement par la Faculté de Médecine de Bujumbura en collaboration avec certaines universités étrangères avait permis d’espérer une amélioration en ce qui concerne la production des spécialités mais rares sont ceux qui rentrent après leurs études, n’ayant pas confiance dans les conditions de travail à leur retour.

De plus, les centres de formation spécialisée offrent souvent des bourses dans les domaines de la chirurgie, de la gynécologie et obstétrique et la médecine interne. Les autres spécialités sont moins servies. Il s’avère indispensable de diversifier les domaines de spécialités pour satisfaire les besoins des populations.

Le plan de formation qui sera mis en place pour 2012 constitue un impératif pour résoudre les questions ayant trait à la programmation et à la coordination des formations pour le futur.

Références

  1. Profil RH Burundi 2011. 936 Ko