Trial version, Version d'essai, Versão de teste

Analytical summary - Malaria

From AHO

Jump to: navigation, search

Le paludisme reste la 1ère cause de morbidité et de mortalité dans la population générale. En 2009, la proportion du paludisme parmi toutes les pathologies était estimée à 74%. Le taux de morbidité est passé de 36,23% en 2005 à 34,07 en 2010 avec un taux de mortalité dans les hôpitaux de 39,55% en 2005 et de 34,07% en 2010[1].

Les principales stratégies d’intervention en vigueur sont la prévention et le traitement précoce des cas. La prévention se fait par la promotion de l’utilisation des MII dans les ménages, la pulvérisation intra domiciliaire, assainissement du milieu, la mobilisation sociale.

L’établissement du taux de couverture en moustiquaires imprégnées d’insecticide [2] (MII) devient difficile en se fiant aux données de routine. Le traitement précoce des cas est subventionné pour les ACT, il est le traitement de première ligne. Les Activités de contrôle et de gestion des épidémies telles que la pulvérisation intra domiciliaire la destruction des gîtes larvaires existent aussi mais restent peu documentées. La stratégie de mobilisation sociale et communication est prévue chaque année et des activités de sensibilisation de la population sur la prévention et la prise en charge précoce des cas et sur la prise correcte des médicaments ACT (Combinaison de traitement à base d’artémisinine).

Le programme organise régulièrement des activités variées de sensibilisation, mais ces dernières abordent très peu les aspects de création d’environnement sain dans les milieux de vie des populations, l’évacuation des eaux stagnantes et l’élimination des gîtes larvaires. Le programme, à travers ses plans d’action, veut s’approprier ces activités mais l’expertise en communication de masse est à développer davantage. Une redéfinition des rôles et une meilleure répartition des responsabilités entre le PNILP et le service d’IEC pourraient améliorer l’efficacité de ce paquet d’activités.

Le pourcentage de ménages possédant une moustiquaire imprégnée d’insecticides de manière permanente est de 52,5%[3] avec un taux d’utilisation, pour les enfants de moins de cinq ans de 44,1%[4]. Les résultats préliminaires de l’[5] EDS 2010 montrent que dans les ménages possédant des MII, une augmentation des taux d’utilisation des MII de 75% chez les enfants de moins de 5 ans et 82 % chez les femmes enceintes.

La prise en charge des cas de paludisme fait recours aux dérivés d’Arthémisinine à base de la combinaison d’Artésunate- Amodiaquine. Ces traitements sont subventionnés par le Fonds Mondial afin de permettre leur accessibilité financière.

En 2009, le Gouvernement du Burundi en collaboration avec ses partenaires intervenant dans la lutte contre le paludisme ont instauré la gratuité de l’artésunate-amodiaquine pour tous les patients atteints du paludisme. Un plan de suivi évaluation a été développé et est aligné avec le plan stratégique national de lutte contre le paludisme. Les indicateurs d’impact, de résultat, de produit et d’intrant y sont clairement définis avec des valeurs de base et des cibles annuelles.

La collaboration étroite avec le système d’information sanitaire a permis d’avoir une même source d’information et d’éviter la fragmentation de la collecte des données. Il faut néanmoins souligner certaines insuffisances dans le système de suivi et évaluation : l’unité de suivi et évaluation du PNILP ne dispose pas de personnel suffisant et les capacités en gestion de données et en système d’information géographique sont limitées.

Un cadre formel de coordination avec les partenaires n’existe pas et les données ne sont pas suffisamment diffusées. Le suivi et évaluation des activités financées par le Fonds Mondial se fait en dehors du PNILP qui n’y est pas le principal bénéficiaire; les données sur les cas et les décès, ne sont pas suffisamment analysées pour comprendre les tendances du paludisme dans les différents districts.



References

  1. Rapport PNILP, 2010
  2. Enquête évaluation MII. 755Ko
  3. Enquête ménage de 2009
  4. Op. Cit. Page 14
  5. EDS résultats préliminaires 2010. 840Ko