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Analytical summary - Medical products, vaccines, infrastructures and equipment

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Le secteur pharmaceutique national [1] est régi par le décret n° 100/150 du 30 septembre 1980. Un projet de loi - cadre pharmaceutique est en cours de finalisation. Il existe au sein du MSPLS une structure de contrôle interne, Inspection Générale de la Santé Publique/ Inspection des Pharmacies, Médicaments et Laboratoires, et une Direction de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires (DPML). En tant que membre de la Communauté Est Africaine (EAC), le Burundi devra harmoniser avec les autres partenaires en transformant la DPML en une Autorité Nationale de Régulation Pharmaceutique (ANRP).

Le secteur pharmaceutique du Burundi se divise en 2 sous-secteurs :

  • secteur pharmaceutique public et
  • secteur pharmaceutique privé.


La Production locale au Burundi est assurée par un seul établissement de fabrication de médicaments, en l’occurrence la Société Industrielle Pharmaceutique (SIPHAR) qui produit une petite gamme de médicaments génériques.

Le circuit d’approvisionnement des médicaments et autres produits de santé en vigueur dans le secteur public, est défini par la décision ministérielle de Juin 2009. Les districts sanitaires et les hôpitaux à gestion autonome s’approvisionnent à partir de la CAMEBU (Centrale d’Achat des Médicaments du BURUNDI). Les produits pharmaceutiques importés par les programmes de santé et les autres partenaires sont stockés et distribués par la CAMEBU. Un audit et une analyse des risques financiers de la CAMEBU commandités par le Ministère de tutelle réalisés en 2009 ont révélé des difficultés pour assurer l’approvisionnement et la disponibilité des médicaments et autres produits de santé dans les formations sanitaires. La mise en œuvre des recommandations de l’audit et notamment le changement de statut en une ASBL pourraient améliorer la situation.

L’analyse de la qualité des médicaments au Burundi vient d’être lancée à l’Institut National de Santé Publique (INSP) grâce au démarrage des activités du laboratoire de contrôle de qualité des médicaments. Une standardisation des traitements (SPT) au niveau des formations sanitaires périphériques est en cours d’élaboration.

Notons qu’une liste des médicaments essentiels, et leur niveau d’utilisation dans le système de soins, vient d’être produit et mis à la disposition des formations sanitaires. Les vaccins sont commandés directement par le programme élargi de vaccination qui assure une chaîne de froid de l’aéroport de Bujumbura à ses dépôts dans un 1er temps, puis du dépôt aux BDS et des BDS aux centres de santé.

Le MSPLS comptait en 2010, 17 bureaux des provinces sanitaires, 45 bureaux de districts sanitaires, 738 centres de santé et 62 hôpitaux. Les terrains de certaines structures ne sont pas délimités et n’ont pas de documents cadastraux.

Malgré les normes définies en 2004, plusieurs structures restent à équiper en termes de matériels biomédicaux en conformité avec le paquet de services offerts. Aussi bien pour les infrastructures que pour les équipements, il manque une politique et un plan de maintenance et d’entretien qui devraient guider toutes les interventions.

De plus, le MSPLS ne dispose ni d’un plan d’extension de la couverture ni d’un plan d’investissement. Face à cette situation, il est nécessaire de réaliser un inventaire de l’existant et d’élaborer un plan d’investissement afin d’orienter la prise de décisions en matière d’implantation et de réhabilitation.

Le domaine du laboratoire souffre de beaucoup d’insuffisances. Les principales sont :

  • l’absence de textes réglementaires ;
  • l’insuffisance de moyens logistiques et équipements adéquats ;
  • l’insuffisance et/ou absence de ressources humaines ;
  • l’absence d’un système de maintenance des équipements d’analyses biomédicales ;
  • les ruptures fréquentes en réactifs et autres consommables.


Il existe un centre national et quatre centres régionaux de transfusion sanguine. Ces centres sont chargés de collecter le sang chez des donneurs bénévoles, de le tester et de le mettre à la disposition des hôpitaux. Ils doivent assurer la sécurité de la transfusion sanguine.

Références

  1. Evaluation secteur pharmaceutique 676Ko