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Analytical summary - Neglected tropical diseases

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Le groupe des maladies concernés [1] sont l'onchocercose, les géo helminthiases, la schistosomiase, le trachome, la cécité, la cysticercose et la lèpre.

L’Onchocercose est connue comme méso ou hyper-endémique dans 10 Districts sanitaires sur les 45 que compte le pays. Un traitement de masse utilisant la stratégie de « Directives Communautaires (TIDC) » a été mise en œuvre en 2005 à Cibitoke - Bubanza ainsi qu’à Bururi et Rutana en 2006. Le taux de couverture thérapeutique varie de 68% à 76% en 2009.Le MSPLS, en collaboration avec ses partenaires, est en phase de mettre en place une stratégie de l’élimination de la transmission de l’onchocercose.

Les géo helminthiases constituent un problème de santé publique sur tout le territoire national. Les enquêtes menées en 2007, 2008 et 2009 ont montré des prévalences qui dépassent largement les 20% qui constituent le seuil maximal admis par l’OMS.

La Schistosomiase urinaire n’est pas encore retrouvée au Burundi alors que la Schistosomiase intestinale est méso/hyper endémique dans 9 provinces (>10%). Ces provinces sont Cibitoke, Bubanza, Bujumbura, Bujumbura Mairie, Bururi, Makamba, Kirundo, Rutana et Ruyigi. Depuis 2007, la lutte contre la schistosomiase est principalement axée sur le traitement de masse lors des campagnes nationales et le traitement cas par cas dans les structures de santé à base de Praziquantel.

Depuis très longtemps, le trachome était une maladie peu connue au Burundi. Ce n’est qu’en 2007, qu’une enquête réalisée dans 43 communes a montré une prévalence de 30,33%. Sur 1473 adultes âgés d’au moins 15 ans examinés, seulement 3 montraient des signes du Trichiasis trachomateux (TT) dans au moins un œil, soit une prévalence de 0,20% (MSP, 2008).

La cysticercose, facteur de risque majeur de l’épilepsie au Burundi, elle se rencontre dans des régions où se pratiquent un élevage de porc dans de mauvaises conditions d’hygiène. Elle semble très fréquente au Burundi puisque 4 foyers (Kayanza, Ngozi, Bururi, Cibikoke) ont été déjà identifiés. A Kiremba – Ngozi, la séroprévalence est de 31,5%.

La cécité[2]: La lutte contre la cécité a débuté en 2005 avec le premier atelier de réflexion sur ce problème de santé publique.

Le pays a été subdivisé en 7 régions ophtalmiques. La région Ouest est la plus active car elle concentre la majorité des ressources humaines, des équipements et des infrastructures. La région Nord a mené une enquête de prévalence de la cécité qui a révélé que 62,5% des causes de cécité sont évitables, dont 57,5% sont curables et 5% qui auraient pu être prévenues.

La principale cause de la cécité est la cataracte à un taux de 55% suivi par le total des anomalies du segment postérieur de l’œil à 22,5%. Le glaucome est chef de file des maladies du segment postérieur à un taux de 15%. Un plan de développement des ressources humaines par une sous-commission du GTNC pour déployer un personnel de niveau intermédiaire à travers tout le pays est la prochaine étape.

La lèpre continue à affecter durement la population burundaise. Elle est à la source d’importantes mutilations qui hypothèquent l’intégration sociale et l’avenir des malades. Au cours de l’année 2010, on dénombre 534 nouveaux cas de lèpre dont 484 multi bacillaires (468 adultes et 16 enfants) et 50 pauci bacillaires (39 adultes et 11 enfants). Le nombre important d’enfants dépistés montre que la transmission de l’infection est encore active dans la communauté. Le degré d’infirmité est estimé à 18% parmi les 772 malades sous traitement à la fin de l’année 2010.



References

  1. Maladies négligées. doc 920Ko
  2. Enquête " ARCE Octobre 2010, Burundi Région Ophtalmique Nord". ARCE= Appréciation Rapide de la Cécité Évitable