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Analytical summary - Non-communicable diseases and conditions

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Elles regroupent les pathologies comme le diabète, l’hypertension artérielle (HTA), les cancers, les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO). Elles sont prises en charge dans le cadre d’un programme nouvellement créé au sein du MSPLS. Elles sont peu documentées car les données épidémiologiques de routine ne les prennent pas en compte et il n’existe pas non plus d’enquêtes fiables dans ce domaine.

Le diabète et l’HTA sont associés dans 30% des cas selon une étude faite au CHUK et causent des complications dégénératives dans 73,17% des cas selon la même étude. La prise en charge de ces maladies reste un problème majeur du fait que les médicaments sont très chers et doivent être pris quotidiennement. Pour ce qui est du diabète, il existe des centres spécialisés de prise en charge du diabète et des associations de lutte contre cette maladie.

Quant au cancer, il est considéré comme une fatalité à cause de son évolution très lente, de l’absence de moyens de diagnostic et de traitement. Bien que ne disposant pas d'informations fiables sur les maladies non transmissibles et les traumatismes de la voie publique, les données disponibles montrent l’importance de ces maladies.

En 2010, selon les données d’EPISTAT (Service d’Epidémiologie et des Statistiques ), il ya eu 6349 cas de traumatisme par voie publique, soit 0,23% et au 9ème rang des causes de consultations dans les structures de soins. Des études plus approfondies méritent d’être menées afin d’obtenir des informations fiables et d’organiser des interventions multisectorielles pour y faire face.

En ce qui concerne les maladies mentales, la crise a considérablement aggravé la précarité et entraîné une détérioration significative de la santé de la population. En 1998-1999, une enquête nationale réalisée auprès d'un échantillon de 1100 personnes vivant dans des conditions normales à leurs domiciles[1] a révélé que de nombreux burundais souffrent, à des degrés divers, de problèmes de santé mentale.

Environ 59,33% des personnes enquêtées disent que la crise a fortement affecté leur vie alors que 56,34% de personnes avouent être tristes et découragées dont 20,29% disent être souvent tristes. En outre, 55,61% reconnaissent avoir des difficultés de dormir et ont des cauchemars.

Les violences sexuelles faites aux femmes ont occasionné divers traumatismes psychoaffectifs qui ont altéré leur santé mentale[2]. La qualité de la prise en charge des pathologies psychiatriques et troubles psychologiques est faible essentiellement du fait de l'insuffisance de ressources humaines qualifiées, d’infrastructures et de produits pharmaceutiques appropriés.



References

  1. ISTEBU, Banque Mondiale: Enquête Nationale sur les conditions de vie de la Population, Bujumbura 1999
  2. Ref.OMS, Rapport d’évaluation du système de santé mentale, 2008