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Analytical summary - Tuberculosis

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La tuberculose est un problème de santé publique car elle est la cinquième cause de mortalité selon les données EPISTAT de 2010. La tranche d’âge la plus touchée est celle de 15-54 ans (86,6%) avec une prédominance masculine (64,4%)[1]. Certains indicateurs relatifs à la lutte contre la tuberculose restent faibles. Selon le rapport 2010 du PNLT, les taux de notification des cas contagieux (TPM+) et de toutes les formes de tuberculose (TTF) sont respectivement de 54 et 91 cas pour 100 000 habitants en 2010 contre 47 et 87 cas pour 100 000 habitants en 2009. Le nombre de TPM+ nouveaux cas déclarés et mis sous traitement a évolué de 2004 à 2010 en passant de 3087 à 4590 TPM+NC.

Les activités de prise en charge font recours à la stratégie DOTS avec un régime court de six mois pour tous les nouveaux cas de tuberculose : 2 mois de traitement par la Rifampicine, Isoniazide, Ethambutol, Pyrazinamide suivis de 4 mois de Rifampicine et Isoniazide 2RHZE/ 4(RH). En cas d’échec aux précédents régimes thérapeutiques, le traitement des cas de multi résistance en vigueur en deux phases (première phase de trois mois (forme orale) suivie d’une deuxième phase de 12 mois (forme injectable) La mise en place d’un DOTS communautaire est à sa phase d’extension dans 6 provinces.

Cette stratégie est appliquée par des agents de santé communautaire qui participent dans la détection des patients tuberculeux et dans le suivi du traitement prescrit. Les résultats de traitement des nouveaux cas TPM+ dépistés est très satisfaisant et le PNLT enregistre des progrès très remarquables avec un taux de guérison de 83.5% pour la cohorte des TPM+NC de 2009. Le taux de succès thérapeutique des NC TPM+ est de 90%. Le taux d’abandon des NC TPM+ a diminué, passant de 11% en 2006 à 8% en2007 à 6% en2008 puis 5% en 2009.

Selon le rapport annuel 2010 du PNLT, le test VIH a été proposé à 5790 malades parmi les 6941 soit un taux de proposition du test de 83%. Parmi 1260 malades co-infectés, 1196 reçoivent du Cotrimoxazole, soit une couverture de 95%. Ceux qui sont sous ARV sont au nombre de 509 soit une couverture de 40%. Ces chiffres, bien que montrant une nette évolution comparativement aux années précédentes, restent faibles par rapport aux normes internationales (traitement antirétroviral hautement actif=HAART) qui est une multi thérapie destinée à obtenir une diminution maximale de la charge virale).

Une synergie entre le PNLT et les programmes de lutte contre le VIH/SIDA est déjà effective. La plupart des CDT (Centre de diagnostic et de traitement) effectuent le test VIH grâce à leur accréditation comme centres de dépistage (140 sur 167 soit 83%, fin 2008). Cependant, la lutte contre la [2] coïnfection TB/VIH dans son ensemble continue d’être un défi pour le PNLT (Programme National de Lutte contre la Lèpre et la Tuberculose) et le programme de lutte contre le sida.

Les activités de lutte contre la TB sont intégrées dans les soins de santé de base au niveau des centres de santé et des hôpitaux. L’accès au dépistage par la microscopie de qualité se fait dans les centres de santé Il existe 165 centres de dépistage et de traitement soit 2 centres de dépistage/100.000 habitants. Ce taux dépasse la norme de l’OMS qui est de 01 CDT/100 000 habitants.

La recherche opérationnelle pour accompagner le programme national de lutte contre la Tuberculose en vue d’optimiser l’observance au traitement au niveau communautaire est peu développée. Des efforts allant dans ce sens aideraient à mieux adapter les stratégies de dépistage et de prise en charge au cours des prochaines années.



References

  1. Rapport PNLT 2010
  2. Prise en charge de la coïnfection TB/VIH. 1,48Mo