Trial version, Version d'essai, Versão de teste

Health information, research, evidence and knowledge

From AHO

Jump to: navigation, search

Data are crucial in improving health.[1] The ultimate objective of collecting data is to inform health programme planning as well as policy-making and, ultimately, global health outcomes and equity. A well-functioning health information system empowers decision-makers to manage and lead more effectively by providing useful evidence at the lowest possible cost.

A health information system has been aptly described as "an integrated effort to collect, process, report and use health information and knowledge to influence policy-making, programme action and research". It consists of:

  • inputs (resources)
  • processes (selection of indicators and data sources; data collection and management)
  • outputs (information products and information dissemination and use).

The role of a health information system is to generate, analyse and disseminate sound data for public health decision-making in a timely manner. Data have no value in themselves. The ultimate objective of a health information system is to inform action in the health sector. Performance of such a system should therefore be measured not only on the basis of the quality of the data produced, but also on evidence of the continued use of these data for improving health systems' operations and health status.

The health information system[2]

The availability and use of information enables:

  • improved definition of a population
  • recognition of problems
  • setting of priorities in the research agenda
  • identification of effective and efficient interventions
  • determination of potential impact (prediction)
  • planning and resource allocation
  • monitoring of performance or progress
  • evaluation of outcomes after interventions
  • continuity in medical and health care
  • healthy behaviour in individuals and groups.

It also empowers citizens by enabling their participation in health care, policy and decision processes; and empowers countries and international partners by enabling better transparency and accountability through use of objective and verifiable processes.

Health knowledge gaps are where essential answers on how to improve the health of the people in Lesotho are missing. This is an issue related to the acquisition or generation of health information and research evidence. The “know-do gap” is the failure to apply all existing knowledge to improve people’s health. This is related to the issue of sharing and translation of health information, research evidence, or knowledge. Although there are major structural constraints, the key to narrowing the knowledge gap and sustaining health and development gains is a long-term commitment to strengthen national health information systems.

This section of the analytical profile is structured along the following lines:

Contents

Résumé d'orientation

The English content will be available soon.

Le Système National d’Information Sanitaire (SNIS) contribue à orienter les décisions politiques en matière de planification et de gestion du système de santé pour améliorer l’état de santé de la population.

Le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida (MSPLS) vient de mettre en place une direction du système d’information sanitaire en remplacement du Service d’Epidémiologie et des Statistiques (EPISTAT) responsable de la production et diffusion de l’information sanitaire nécessaire à la planification, au pilotage et au suivi-évaluation des politiques et programmes de santé. La création de cette direction vise entre autres à renforcer le SNIS par l’amélioration de la coordination, de la disponibilité et de la qualité de l’information sanitaire.

L’élaboration d’un plan stratégique du SNIS [3] coïncide avec celle du PNDS II et prend en compte les priorités de ce dernier, ainsi que les résultats d’évaluation du système d’information sanitaire avec l’outil Health Metrics Network [4]. Elle vise à doter le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, les autres institutions et les partenaires techniques et financiers des orientations et des actions d’investissement planifiées et cohérentes pour un développement harmonieux du SNIS. L’objectif final étant d’accroître la disponibilité et l’utilisation de l’information sanitaire de qualité pour la prise de décisions basées sur les évidences.

Ce Plan stratégique SNIS a six composantes à savoir :

  • (i) les ressources du système d’information sanitaire ;
  • (ii) les indicateurs ;
  • (iii) les sources de données et les méthodes de collecte :
  • (iv) le processus de gestion de l'information ;
  • (v) la qualité des données ;
  • (vi) la diffusion et l’utilisation des données.

La vison du SNIS pour 2015 est : « A l’horizon 2015, le Burundi dispose d’un Système National d’Information Sanitaire intégré, performant à tous les niveaux, informatisé, produisant l’information sanitaire de qualité en temps réel, accessible et utilisée par tous les acteurs pour une prise de décisions et une planification sur des bases factuelles solides afin de contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux, sous régionaux , régionaux et mondiaux, visant l’amélioration de l’état de santé des populations ».

La mission du SNIS est de contribuer à l’accès universel aux services de santé de qualité pour le développement socio-économique du pays.

L’objectif général est d’améliorer les prestations des services de santé en vue de contribuer de façon significative à l’atteinte des objectifs nationaux et des OMD liés à la santé.

L’utilisation des TIC [5] par le MSPLS dans le suivi et évaluation de ses activités a d’abord passé par l’utilisation des bases de données avec l’appui des partenaires. Actuellement, deux bases de données existent au MSPLS, la première pour la gestion des données de routine et la deuxième pour le financement basé sur la performance (FBP). La téléphonie mobile contribue à la collecte hebdomadaire des données dans le cadre de la surveillance de certaines maladies. La connexion Internet est aussi un bon support de suivi mais il n’existe pas à tous les niveaux. L’utilisation de l’e-health [6] est inexistante au MSPLS. En outre, le système d’information géographique n’est pas encore développé dans le public.

Le SNIS au niveau communautaire n’est pas encore bien structuré et les données telles que les événements d’état-civil (naissances et décès à domicile) ne sont pas régulièrement transmises.

Contexte

La guerre civile qui a éclaté au Burundi en 1993 a causé la destruction de plusieurs infrastructures et la disparition de plusieurs vies humaines y compris dans le secteur de l’information. Aujourd’hui, avec la paix enfin retrouvée, il faut reconstruire. Le besoin de l’information se fait sentir de plus en plus surtout en matière de développement des outils de support, de traitement et de transfert de l’information.

Considérant que les TIC constituent un formidable levier et un accélérateur du développement, le Burundi s’est inscrit au programme de moderniser ses systèmes d’information et de communication en adoptant en 2007 sa politique nationale de développement des technologies de l’information et de la communication [7]. En décembre 2010, il a élaboré une Stratégie nationale de développement des ressources humaines TIC pour le Burundi (2011-2015). En mettant en œuvre ces politiques et stratégies dans le cadre de l’EAC, le Burundi pourra accéder aux informations lui permettant de prendre des décisions cohérentes en vue d’atteindre certains indicateurs communs à la sous région.

Environnement propice

L’engagement du Gouvernement se remarque dans la mise en place d’une politique hardie d'encouragement à l'Intégration de l'usage des TIC dans toutes les sphères de la société par la mise en place

  1. (i) d’une politique nationale de développement des TIC en 2007 [8],
  2. (ii) d’une stratégie nationale et d’un plan de développement des ressources humaines TIC pour le Burundi (2011-2015) en Décembre 2010[9],
  3. (iii) d’une signature du contrat pour le projet de construction du réseau à fibre optique, le quel est exécuté dans le cadre d’un partenariat publique et privé.

Aujourd’hui, le Secrétariat Permanent des Technologie de l'Information et de la Communication (SETIC) est entrain de mener une étude sur le développement des Standards des TIC en vue de proposer les meilleures méthodes et pratiques et des modèles solides d’implantation et de gestion des TIC à travers l’administration.

Les défis pour un développement des nouvelles technologies d’information et de communication au Burundi restent marqué par l’insuffisance des infrastructures TICs et un manque de ressources humaines qualifiées pour satisfaire à la demande nationale en matière de TIC. Les quelques infrastructures TICs qui existent se trouvent dans les centres urbains qui sont électrifiés.

Conscient de cela, le Ministère ayant en charge la communication et la gestion de l’information, s’est déjà engagé à relever ce défi par la mise en place du Secrétariat permanent des Technologies de l’Information et de la Communication (SETIC). Le SETIC constitue un élément de plaidoyer pour la mise en place des politiques viables permettant le développement de ce secteur. Dans le domaine de l’audiovisuel, le Burundi a déjà mis en place diverses lois permettant le développement de ce secteur et la communication est facilitée par l’unicité de la langue et de la culture. L’Agence de Régulation et de Contrôle des Télécommunications (ARCT) joue un rôle important comme arbitre. Il veille au strict respect des normes requises et des termes du contrat d’exploitation auxquelles les fournisseurs de ces services TICs se sont soumis.

Les secteurs qui se développent sont la téléphonie mobile, les télévisions et les radios qui couvrent presque tout le pays. Mais la presse écrite, les cybercafés, le partage, la diffusion, l’archivage des données de suivi des indicateurs de développement dans les différents domaines restent au stade embryonnaire.

Infrastructures

La population burundaise a un faible accès aux technologies de l’information et de la communication [10], suite à l’inaccessibilité à l’infrastructure TIC, ainsi qu’au coût élevé pour y accéder. Il existe actuellement au Burundi 6 opérateurs de téléphonie mobile et 4 fournisseurs d’internet. L’outil informatique, l’internet, la radiophonie, la téléphonie fixe et mobile sont disponibles dans la quasi-totalité des services tant publics que privé. Leur coût reste élevé suite au tarif élevé de la connexion internet via satellite pour des transferts internationaux. Très peu de cybers internet servent la population et la quasi-totalité de ces derniers se trouvent à Bujumbura. Selon le rapport de l’enquête sur les indicateurs TICs au Burundi, 2,7% des ménages des milieux électrifiés ont accès à l’internet à domicile (rapport 2009). Par ailleurs, 16,25% et 1,4 % des ménages sont respectivement couverts en téléphonies mobiles et en internet (rapport d’évaluation CSLP, 2010) [11]. La téléphonie mobile couvre la quasi-totalité du territoire national, bien que la qualité du signal ne soit pas bonne dans certaines localités.

Cette situation a conduit le pays à l’élaboration du projet de fibre optique dont la concrétisation est à un stade avancé. En effet, cette infrastructure est mise en place dans le cadre d’un Partenariat Public Privé (PPP) qui a vu cinq opérateurs locaux du secteur des TIC se constituer en un Consortium dénommé « BBS Company » pour conclure avec le gouvernement, une convention de Partenariat, signé en juin 2011, précisant les conditions d’installation et d’exploitation de ladite infrastructure. Dans le secteur de la santé, certains logiciels spécifiques tels que le GESIS, SIDAINFO, EPIINFO, CHANEL etc. sont utilisés pour la gestion de l’information sanitaire y compris l’alerte et la riposte aux épidémies. La télémédecine commence à se développer au Centre Hospitalier et Universitaire de Kamenge et est en perspective de démarrage dans deux cliniques privées à savoir Burundi Medical and Research Center) BUMEREC et au Centre médical et Chirurgical de Kinindo (CMCK).

Diversité culturelle et linguistique et identité culturelle

La société burundaise est l’une des sociétés en Afrique dont toute sa population parle la même langue. Cette langue est le Kirundi, proche du Kinyarwanda qui est la langue parlée dans le Rwanda voisin. En effet, les Burundais et les Rwandais peuvent se parler sans besoin d’interprète. Le Kirundi est parlé sur tout le territoire national de la même façon à quelques différences près au niveau de la phonétique de certains mots.

Sur le plan culturel, il y a lieu de distinguer, parmi les 11 régions naturelles qui composent le pays, de spécificités culturelles surtout liées à l’art plastique. Par exemple, la région naturelle de l’IMBO est caractérisée par la danse appelée AKANYARUSIZI, la région de BURAGANE par les danses AGASIMBO et UMUYEBE, la région de BUYOGOMA par UMUTSIBO, la région de Kumoso par IHURUMA et UBUDEMERA, etc.

Le Burundi est surtout connu à travers le monde par ses célèbres Tambours et les danseurs « Intore ». Une grande richesse est également observée au niveau de la poésie pastorale, des récits épiques, des berceuses, etc. Le patrimoine culturel renferme aussi les arts, les spectacles -à titre d’exemple la série « Ninde », spectacle qui passe tous les dimanches à la Radio Nationale et chaque mardi à la télévision nationale-, les musées, les sites historiques et les monuments.

Existence de projets multilingues, traduction et adaptation culturelle

Les Burundais parlent une seule langue : le Kirundi. Cependant, cette langue n’est utilisée que dans l’enseignement primaire. C’est le français qui est utilisée dans l’enseignement secondaire et supérieur. Il y a une introduction progressive de l’anglais et du swahili, qui se justifie surtout dans le cadre de l’EAC.

Il est important de signaler ici qu’il n’y a pas de projet pour la traduction et l’adaptation des connaissances disponibles dans la langue nationale au niveau de l’enseignement. Bien que tous les Burundais parlent le kirundi, aucun texte réglementaire n’est écrit en kirundi. Les textes de loi sont paradoxalement en français, malgré que ce soit uniquement les intellectuels qui comprennent cette langue. Cela est probablement dû au fait que la langue officielle du Burundi est le français.

Contenu

En matière de santé, le bulletin trimestriel du système national d’informations sanitaires, les annuaires statistiques, les rapports des programmes et des services, les rapports sur la santé dans le monde, les revues nationales et internationales sont disponibles dans le centre de documentation du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA, au niveau de l’OMS Burundi ainsi que dans les bibliothèques des universités assurant des formations en matière de santé. Les documents de politiques de références et d'informations sanitaires y sont aussi disponibles et sont accessibles à tout le public. Concernant les archives nationales, ils sont stockés dans la bibliothèque nationale, de même que les textes législatifs qui y sont stockés après être produits sous forme de revue « Bulletin Officiel du Burundi » (BOB) dont la publication est mensuelle. L’accès à cette bibliothèque est libre.

Au niveau des archives nationales culturelles, ils sont stockés dans les musées, et l’accès est conditionné par un paiement d’une petite somme d’argent d’environ 1000 Fbu (0.7$US). Le faible taux d’alphabétisation de la population en général et l’inégale répartition spatiale de ces centres de documentation réduit l’accès aux connaissances et à l’information de base qui y sont contenues. Cependant, le Ministère de la jeunesse, des sports et de la culture en charge des archives et bibliothèques nationales, commence à créer des centres de lectures au niveau de certaines provinces, bien que la qualité et la quantité des ouvrages se trouvant dans ces bibliothèques restent à améliorer.

Les autres informations se trouvent sur les sites web des ministères, comme par exemple le site du MSPLS . Il est ici important de signaler, que très peu de documents sont mis en ligne à cause du faible accès au TIC et du manque de ressources humaines et financières pour le faire.

Capacités

Les connaissances et les capacités des ressources humaines en matière des TICs restent encore très faibles. En effet, se basant même sur le contenu des programmes d’enseignement de l’école primaire à l’université, et sur l’équipement en infrastructures TICs de ces structures d’enseignement, nous constatons que très peu de ressources humaines ayant obtenu un diplôme ont des capacités à pouvoir exploiter les TIC dans leur profession.

Jusqu’aujourd’hui, 6 universités participent à la formation dans 4 domaines des TICs avec une capacité maximale de 365 unités par an selon le document de stratégie de développement des ressources humaines TIC [12]. La qualité de l’enseignement reçu par ces lauréats est à améliorer car ces universités ont été aussi identifiées comme ne disposant pas assez de laboratoires et autres matériels appropriés. Elles souffrent également d’un manque criant d’enseignants qualifiés en matière de TICs.

Quant à la formation continue, le gouvernement a mis en place des institutions ministérielles en partenariat avec le ministère de l’Education National, qui assurent cette formation en priorité pour le personnel de son ressort. En plus de ces institutions qui assurent la formation continue, il existe dans le domaine de la santé, des modules de formations qui concernent la gestion de l’information sanitaire.

Compte tenu du faible accès aux infrastructures TICs, la formation en ligne n’est pas encore développée, et trop peu d’institutions utilisent ce genre d’instruments de formation. L’enseignement manque de ressources humaines compétentes et d’équipements adaptés surtout en matière des TIC.

Organisation structurelle de l'information sanitaire

Le système de santé du Burundi s’articule sur 3 niveaux : le niveau central, le niveau intermédiaire et le niveau périphérique. A chaque niveau, des flux d’informations sanitaires sont à deux sens, à savoir de bas en haut et de haut en bas. L’organe responsable de la centralisation de ces données est la Direction du Système National d’Information Sanitaire, ancien service d’EPISTAT. En plus de ce service, il existe un comité d’éthique et de déontologie qui s’assure que l’information produite remplit des normes méthodologique avant qu’il soit publié. Ce comité est multisectoriel. A coté de ces structures du niveau central, tous les programmes de santé disposent d’un service de suivi évaluation qui gère de l’information, surtout en rapport avec leurs interventions. Toutes ces structures qui produisent de l’information sanitaire doivent rendre compte à la Direction du SNIS de leurs travaux. Les informations circulent donc, des structures périphériques et des programmes pour être compilées, traitées et diffusées par la Direction du SNIS.

Organisation Proposée pour SIS.png


Organisation et gestion

Au niveau national, l’ISTEBU préside l’organe technique responsable de la coordination du [isteebu.bi/index.php/loi-statistique système national des statistiques]. Ce système statistique est constitué par des services statistiques sectoriels et organismes (dont la direction du SNIS) publié et mis à jour tous les deux ans par l’Autorité Ministérielle chargée de la Statistique.

Dans le secteur de la santé, une unité chargée de l’information sanitaire se trouve à chaque échelon de l’organisation. Ce dernier gère toutes les informations des unités qui sont placées sous sa responsabilité. La Direction du Système National d’Information Sanitaire centralise toutes les informations provenant des niveaux intermédiaires et des programmes verticaux souvent pour confrontation des résultats. Au niveau de chaque province sanitaire se trouve les unités SIS qui gèrent les informations provenant des Bureaux de Districts Sanitaires (BDS) tandis qu’au niveau du BDS une unité SIS gère toutes les informations provenant des structures de soins et éventuellement de la communauté.

Chaque unité périphérique est tenue à transmettre un rapport hebdomadaire par téléphone pour les maladies épidémique et mensuellement pour les pathologies sous surveillance. Le rapport complet d’activité est transmis mensuellement avec un retard au plus d’un mois, juste le temps de vérification par le comité provincial.

Il existe cependant certaines distorsions au niveau du rapportage : certains programmes ne transmettent pas leurs données à la direction du SNIS, mais à leurs bailleurs. C’est notamment le cas des données du VIH/SIDA.

Chaque unité en charge de l’information statistique est équipée des outils informatiques et du logiciel GESIS pour le rapportage des activités des structures de soins de son ressort. Les ressources financières pour effectuer ces activités de collecte de ces informations sanitaires sont imputées sur le budget de fonctionnement de cette administration.

Présentation générale des flux d'information

Les flux d’information entre les niveaux central, intermédiaire et périphérique, circulent à travers la pyramide administrative du bas vers le haut et vice versa. Les informations qui y circulent concernent pour la plupart le rapportage des activités des structures de soins, les indicateurs concernent la prévalence d’un phénomène ou de maladies, les connaissances en matière de santé, etc. Toutes ces informations sont compilées pour produire un rapport national sur la situation sanitaire. Cependant, le manque de dictionnaires des indicateurs à produire causent souvent des problèmes, d’où la nécessité d’élaborer des métadonnées pour tous les indicateurs suivis.

Les indicateurs qui sont calculés à base de ces rapports servent à la surveillance et à l’évaluation du niveau de santé des populations et à la formulation des politiques en matière de santé.

Ces informations sont échangées avec les partenaires tant financiers que techniques, les Organisations des Nations Unies œuvrant dans le domaine de la santé. Les informations issues des travaux de recherche, des travaux de mémoire ou de thèses ne sont pas versées dans le circuit du SNIS.

Cadre réglementaire particulier

Le système statistique en général et le système d’information sanitaire, en particulier, sont régis par un cadre réglementaire [13] particulier bien qu’il ne soit pas encore totalement opérationnel. En effet, le système d’information sanitaire est une des composantes du système statistique burundais. La récente mise en place d’une Stratégie Nationale d’Information Sanitaire [14] et la Direction du Système National d’Information Sanitaire constitue un signe éloquent de la volonté du gouvernement de renforcer le cadre réglementaire de l’information sanitaire, et en quelque sorte, le système statistique burundais.

De plus, nous devons signaler que l’existence d’un comité d’éthique et de déontologie permet de valider les travaux présentés non seulement par ce service mais aussi par les autres unités qui génèrent de l’information sanitaire. Cependant, en matière d’enquêtes de santé, les informations que cette direction génère sont gérées dans le cadre national de l’information statistique.

Sources et génération de données

Les données sont générées d’une part par les sources administratives et les enquêtes d’autre part. La première source administrative des données est générée par l’enregistrement des activités des formations sanitaires du pays qui sont compilées par le SNIS. La seconde source est l’enregistrement de l’état civil qui est encore très faiblement suivi.

La 2ème source des données est générée par les recensements et les enquêtes. Le recensement général de la population et de l’habitat devrait se faire tous les dix, mais depuis l’indépendance du Burundi en 1962 seulement trois RGPH ont été exécutés (1979, 1990 et 2008). Les enquêtes de santé réalisées sont l’EDS, l’enquête MICS [15] et les enquêtes de séroprévalences du VIH.

Recensements

Depuis son indépendance le 1er juillet 1962, le Burundi n’a organisé que trois recensements généraux de la population et de l’habitat, le dernier en date est celui d’Août 2008. Bien que les résultats définitifs du RGPH 2008 ne soient pas encore publiés, les résultats préliminaires [16] révèlent que la population burundaise est de 8,05 millions d’habitants en 2008 avec 50,8% des femmes et 49,2% des hommes alors que cette population était de 5,3 millions d’habitants en 1990 (avec 51,4% des femmes et 48,6% des hommes). Notons que le recensement général de la population et de l’habitat de 1979 avait montré que la population burundaise était de 4,03 millions habitants dont 51,7% des femmes et 48,3% des hommes. La population a donc doublé en 29 ans, entre 1979 et 2008.

Ce système de collecte de données est exécuté par un bureau central de recensement, logé au niveau du ministère de l’intérieur, avec l’appui technique de l’ISTEEBU, qui est l’institution de référence en matière des informations statistiques.

Le fait que ces recensements sont irréguliers conduit à recourir à des projections qui sont souvent peu fiables puisque la période de projection est longue. Signalons que les résultats de recensements doivent être validés et publiés sous forme d’une loi.

Systèmes de statistiques de l'état civil et démographiques

L’enregistrement des populations se fait dans toutes les administrations communales mais n'ont pas encore fait objet de publication ou d'analyse statistique. Ces données n'ont pas encore été rassemblées pour qu'elles se prêtent à l'exploitation statistique. Cela constitue un problème majeur pour pouvoir planifier l’évolution de la population car tous les mouvements d’entrées et de sorties ne sont pas connus.

Une réflexion sur la collecte de ces données est déjà en cours à l’ISTEEBU, au niveau du service des études démographique mais à un stade encore embryonnaire. Un grand défi est à relever : « l’enregistrement correcte des données de l’état civil », cela permettrait d’améliorer les précisions des prévisions d’autant plus qu’il fournirait les informations sur les naissances et les décès.

Enquêtes de santé

Les enquêtes exécutées au Burundi dans le domaine de la santé sont les mêmes que dans les autres pays pour des raisons de comparabilité. Ce sont des études qui sont recommandées par les organisations internationales et qui servent aux évaluations des interventions vers l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Il s’agit notamment des enquêtes EDS réalisées en 1978 et en 2010 ainsi que des enquêtes MICS de 2000 et de 2005 [17]. D’autres enquêtes sont celles qui servent à évaluer des interventions des projets et programmes de santé, notamment les enquêtes de séroprévalence du VIH, les enquêtes de connaissances attitudes et pratiques (CAP) [18] en santé en vue de prendre des orientations stratégiques visant à améliorer la situation sanitaire des populations.

L’exécution de ces enquêtes est faite soit par l’ISTEEBU, soit par des bureaux d’étude nationaux ou internationaux sous la supervision d’un comité de pilotage et éventuellement l’approbation du comité d’éthique et de déontologie.

Systèmes de surveillance

Le système de surveillance des maladies couvrant tous les niveaux de la pyramide sanitaire est fonctionnel à travers l’équipe d’intervention rapide et la Direction du Système National d’Information Sanitaire du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida. La surveillance épidémiologique est aussi assurée par la disponibilité du réseau national de surveillance de zoonoses transfrontalières. Ce réseau est constitué de différents comités qui se constituent jusqu’au niveau communautaire. Par ailleurs, le Burundi a adopté le Règlement Sanitaire International (RSI).

Le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida avec celui de l’agriculture et de l’élevage en collaboration avec le PAM organisent semestriellement des enquêtes d’analyse du suivi de la surveillance de la sécurité alimentaire (Food Security Monitoring System- FSMS). Ces secteurs organisent aussi avec la FAO le système d’alerte précoce/surveillance de la sécurité alimentaire (SAP/SSA).

Les rapports contenant les données des maladies à potentiels épidémiques sont transmis hebdomadairement par voie électronique alors que la morbidité et la mortalité par pathologies sous surveillance sont transmises mensuellement.

Le rapport complet sur le Paquet Minimum d’Activité est transmis un mois plus tard par voie d’internet, juste le temps pour la vérification des rapports par le Comité provincial mis en place à cette fin.

Des enquêtes sont menées surtout dans le domaine du VIH/Sida pour apprécier l’évolution de la prévalence de cette maladie, et de l’efficacité des efforts consacrés dans la lutte contre cette maladie.

Documentation systématique sur les données contextuelles et qualitatives

Au Burundi, on ne peut pas dire qu’il existe une documentation systématique sur les données contextuelles et qualitatives. Certes chaque programme ou projet conserve sa documentation ou range les données des enquêtes, mais très souvent ce sont les partenaires qui recherchent ponctuellement certaines données et il arrive souvent qu’il les garde pour eux. L’organisation opérationnelle proposé plus haut permettra de résoudre ce problème et d’archiver au niveau de l’ISTEEBU les données contextuelles et qualitatives dans les différents secteurs de la vie nationale.

Recherche pour la santé

En matière de recherche, la Direction Générale de la planification à travers la direction du SNIS a pour entre autre mission de « Veiller à l’élaboration et à l’application des politiques et méthodologies des Études et de la Recherche, du G.S.I.S. et de la Surveillance Épidémiologique ».

L’Institut National de la Santé Publique (INSP), les facultés de médecine des différentes universités mais plus spécifiquement la faculté de médecine de l’université nationale sont appelés à appuyer le Ministère à générer des connaissances pouvant orienter la prise de décisions éclairées sur base des évidences scientifiques.

D’autres structures réalisent des travaux de recherche en matière de santé. Il s’agit notamment du Centre National de Référence en matière de VIH/SIDA (CNR), de l’Institut des Statistiques et des Etudes Economiques du Burundi (ISTEEBU).

Certains programmes et services de santé mènent aussi de la recherche opérationnelle.

Nous ne pouvons pas manquer de signaler la contribution des étudiants en médecine au terme de la rédaction de leur thèse de fin d’études, et des travaux de mémoires pour les étudiants des instituts supérieurs de santé.

Gestion des données

La gestion des données constitue une étape importante dans le processus de génération des bases factuelles. Dans le cas du Burundi, les données des enquêtes sont gérées par l’institution qui a été chargée d’exécuter l’enquête. La plupart de ces travaux sont exécutés par l’ISTEEBU, qui est une institution nationale spécialisée en matière d’informations statistiques.

Les données administratives sont gérées par les unités sectorielles en charge des données statistiques qui existent dans presque tous les ministères. La stratégie nationale d'information statistique [19] bien qu’il ne soit pas encore fort, fixe les exigences pour que les données statistiques soit de meilleure qualité. Les méthodes d’estimations résultent de ce qui est prévue par la méthodologie et les statistiques produites sont en fonction des objectifs de recherche.

Collecte des données

Les données sur la situation sanitaires sont systématiquement collectées auprès des formations sanitaires dans un circuit bien structuré. En effet, les responsables de chaque structure renseignent sur les informations contenues dans le canevas de rapport qui est standard pour toutes les structures de soins, spécifiquement, les centres de santé. Au niveau de chaque district sanitaire, l’unité SIS se charge de la collecte et compilation des rapports des structures de soins de son ressort. Au niveau de chaque province sanitaire, l’unité SIS BPS se charge de rassembler et compiler les données contenues dans les rapports des activités des structures de soins de la province. Notons cependant que les hôpitaux de tous les échelons n’ont pas de canevas standard et ne remplissent pas complètement les fiches de rapport qui sont à leur disposition.

Au niveau national, les informations sont centralisées par la Direction du SNIS en assure le traitement. Pour d’autres secteurs, les données sont collectées par des unités sectorielles se trouvant dans ces secteurs et sont traités par ces derniers. Cependant, il est important de signaler que la collecte des données via les enquêtes statistiques sont souvent exécutés par des enquêteurs recrutés ponctuellement et ayant bénéficié d’une formation pour cette fin.

L’irrégularité des enquêtes (EDS, RGPH, PMS, MICS etc.) et la non disponibilité des statistiques d’Etat Civil influe sur la disponibilité de données actualisées dont les acteurs du secteur de santé ont souvent besoin. L’enregistrement des naissances, des décès et leurs causes est insuffisant pour ceux survenant en dehors de structure de soins et au niveau communautaire (naissances, décès, cas d’épidémie et couvertures sanitaires). C’est également le cas pour les données en provenance du secteur privé et des hôpitaux.

Compilation, stockage et gestion des données

La compilation des données d’enquêtes est faite par les exécutants de l’enquête et les bases de données sont transmises en même temps que les rapports sur CD-ROM.

Les données en provenance de la collecte de routine sont enregistrées dans des registres ad hoc, envoyées sous formes de rapport sur un canevas standard, ensuite compilées par les services hiérarchiques avant d’être envoyées pour stockage à la Direction du Système National d’Information Sanitaire du ministère de la santé.

Une cartographie des formations sanitaires a été élaborée en 2009 avec l’appui de l’OMS. Une base des données de routine (GESIS) a été mise en place. Il est utilisé pour intégrer à tous les niveaux du Système de santé les données collectées par les centres de santé permettant ainsi de faire l’analyse de l’exhaustivité des données.

La gestion des données dans les hôpitaux est confrontée à des difficultés relatives à l’inadaptation des supports internes, à l’insuffisance de remplissage des outils de collecte.

Il y a également une absence d’un système d’archivage des données et de rétro-information entre différents niveaux. De plus, il n’existe pas de dictionnaire de métadonnées qui donne des renseignements sur la définition des variables ainsi que leur emploi. Un consensus national doit être trouvé notamment en ce qui concerne leur nombre, leur mode de calcul, la source et le niveau de production.

Dans les autres ministères, il existe des unités sectorielles qui sont en charge de la compilation et du stockage des données de leur domaine. Cependant, cette activité est confrontée au manque de ressources matérielles et humaines compétentes pour le faire.

Partage et accès aux données

Toutes les données du secteur de la santé sont compilées au niveau de la Direction du SNIS et sont mises dans un annuaire statistique qui reste disponible à cet endroit et au centre de documentation du Ministère pour tout le public. La Direction du SNIS ne dispose pas de site Web pour faire des publications en ligne, mais elle utilise le site du [http//:www.minisante.bi Ministère de Tutelle]. Cette publication en ligne augmente l’accessibilité du grand public à ces informations.

Les données des enquêtes exécutées par l’ISTEEBU sont archivées sous DevInfo en constituant une base de données Burundi info qui est une base de données sécurisée pour les modifications et accessible à tout le monde. Cette technique d’archivage est en cours d’instauration une fois finalisée et mise en ligne, elle pourra apporter de grand progrès en matière de conservation et de publication de base de données. D’autres données qui ne sont pas stockées dans cette base de données sont conservées sur CD-ROM ou sur disque dur externe. Ces dernières sont accessibles par demande officielle.

Ainsi, après les travaux de recherche suivant les objectifs des commanditaires, il est possible de poursuivre les thèmes spécifiques, et ainsi capitaliser la disponibilité de cette information qui coûte énormément chère à rassembler.

Qualité et analyse des données

La qualité des données dépend de beaucoup de paramètres et chaque étape est déterminante. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui a poussée les décideurs à la mise en place d’un cadre réglementaire particulier relatif à l’information statistique : le Conseil National de l'Information Statistique (CNIS).

Concernant le domaine de la santé, les rapports d’activités sont vérifiés au niveau des structures de soins par des missions de supervisions organisées au niveau des districts sanitaires et des provinces sanitaires par le niveau national. Les BDS organisent des réunions de validations des données collectées par les FOSA avant leur compilation et transmission au niveau supérieur.

L'analyse doit se faire au niveau de chaque district avant l’envoi de ces données au niveau provincial puis au niveau national, à la Direction du SNIS. Ici, les analyses qui sont faites ne sont qu’une présentation des données sous forme de tableau d’indicateurs, désagrégés selon la province, l’âge (en tranche) et le sexe.

Cependant, la Direction comme les autres unités sectorielles en charge du traitement de l’information statistique [20], souffre d’ insuffisance de moyens matériels (surtout informatiques), financiers et humains (épidémiologistes, démographes, statisticiens, informaticiens, etc.) pour assurer une bonne analyse des données collectées à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.

Méthodes d'estimation

Les méthodes d’estimations sont diverses et dépendent de la nature de l’indicateur que l’on veut calculer. Pour des données d’enquêtes, les estimations sont faites sur les échantillons et les résultats sont extrapolés sur toute la population.

Cependant, au niveau des données provenant des rapports, le problème que l’on rencontre souvent est lié au manque de dénominateur. Pour la plupart des cas, on estime le dénominateur en utilisant le taux de la croissance démographique national. Cependant, ce taux de croissance n’est pas uniformément réparti dans toutes les provinces, ce qui crée parfois de surestimations ou sous-estimations du dénominateur. C’est un problème toujours avéré surtout quand il s’agit de rapporter les cas sur la population exposée, car cette dernière n’est pas toujours connue, encore moins sa dynamique dans le temps.

Les techniques d’estimations pour les enquêtes sont celles relatives aux techniques d’échantillonnage, et qui sont d’ailleurs documentées dans chaque base de donnée. Chaque unité statistique est pondérée par l’inverse de sa probabilité d’inclusion dans l’échantillon.

Statistiques

Les statistiques produites par les services sectoriels sont des statistiques qui décrivent la situation vécue. Ce sont des indicateurs de suivi et évaluation. Au niveau de la Direction du SNIS, les statistiques produites par ce service sont publiées sous le titre de bulletin épidémiologique trimestriel et de l’annuaire des statistiques.

Quant aux statistiques produites lors des travaux de recherche, elles sont des statistiques permettant de répondre au questionnement du commanditaire, en d’autres termes, relatives aux objectifs de l’enquête.

La direction du SNIS publie chaque trimestre un bulletin sanitaire, tandis que l’USLS/Santé publie chaque année un bulletin épidémiologique sur le VIH/SIDA.

D’autres statistiques sont produites surtout pour le suivi démographique et la pauvreté. C’est notamment les statistiques économiques et financières qui sont produits soit par l’ISTEEBU, soit par les unités sectorielles des établissements financiers ou du Ministère des Finances et de la Planification Economique.

Accès à l'information sanitaire mondiale existante, bases factuelles et connaissances

Cette section traite de la disponibilité et de l’utilisation de l’index de la littérature locale, des moteurs de recherche ou plateformes de réseautage. Il faut signaler ici l’inexistence de l’index de la littérature locale bien que certains de ses éléments soient disponibles au niveau du Ministère de la Jeunesse et de la Culture dans le service en charge des bibliothèques et archives nationaux.

Le faible accès à l’infrastructure TIC [21] ne facilite pas l’utilisation de moteurs de recherche, donc réduit l’accès à certaines connaissances que cet outil véhicule. Cependant, la disponibilité des revues d’accès libre dans divers bibliothèques et centres de lecture permet de combler en quelques sortes ce déficit d’accès aux connaissances. De plus, dans le domaine de la santé, nous pouvons signaler que certaines revues protégées par droit d’auteurs (par exemple HINARI) sont accessibles.

Cependant, l’on doit signaler l’absence du cadre réglementaire opérationnel de la propriété intellectuelle, surtout en ce qui concerne la protection du droit d’auteur et des droits voisins, mais qu’une lueur d’espoir commence à apparaître avec la mise en place de l’Office Burundais des Droits d’Auteurs [22] qui va bientôt ouvrir ses portes.

Disponibilité et utilisation d'index de la littérature locale, non rédigée en anglais et inédite

Bien que les documents contenant la littérature de la société burundaise soient stockées, les uns dans la bibliothèque nationale, les autres dans la bibliothèque de l’université du Burundi, ils ne sont pas répertoriés sous forme d’un index national. Les ouvrages qui alimentent cette publication résultent entre autre des travaux de recherche des étudiants dans le cadre de la rédaction des thèses et des travaux de mémoire dans la faculté des lettres. Cependant, suite à la crise qui a frappé le Burundi depuis 1993, la bibliothèque nationale n’est plus alimentée.

La bibliothèque nationale est de libre accès mais celle de l’université du Burundi est de libre accès seulement pour les étudiants et les professeurs de l’université, alors que son accès est conditionné par un abonnement pour le reste de la population. Les éléments de la littérature sont utilisés dans le cadre de l’enseignement à tous les niveaux.

La faible publication sur la littérature burundaise résulte probablement du manque de motivation suite à l’absence du droit d’auteur opérationnel pour protéger la production intellectuelle, d’un manque de moyens financiers pour pouvoir appuyer les recherches dans ce domaine et d’un manque de culture de lecture et de publication de la population burundaise.

Disponibilité et utilisation de moteurs de recherche, plateformes de réseautage

Nous avions déjà signalé que la population burundaise est marquée par le faible accès aux infrastructures TICs [23]. Il en découle donc que peu de personnes utilisent ces TICs pour tirer profit de cet outil indispensable considéré comme catalyseur du développement durable. Outre le problème de faible accès, il existe aussi un problème de la qualité du signal des services TICs.

Il est intéressant de noter l’internet ne sert plus simplement à la lecture des messages se trouvant dans leurs boites mail et à la lecture des presses électroniques. En effet, les élèves de l’école secondaire commencent à utiliser l’internet pour traiter des sujets variés donnés à titre de devoir par leurs professeurs. Les étudiants finalistes des Universités et des Instituts supérieurs utilisent l’internet comme source de documentation pour leurs thèses/mémoires.

En outre, n’eut été la définition de la stratégie de réseautage des administrations qui est en cours d’élaboration, il n’existe pas à ce jour, une plateforme de réseautage entre administrations permettant d’échanger et d’accéder à des informations en temps réel.

Malgré cela, il existe quelques auteurs ou chercheurs qui savent bien utiliser ces outils TIC et qui effectuent même des travaux de recherche à distance via les réseaux internationaux de recherche. C’est surtout les chercheurs des universités et autres institutions de recherche.

Disponibilité et utilisation de revues d'accès libre

Au Burundi, les revues d’accès libre qui existent se trouvent pour la plupart dans les différents centres de documentation du Ministère de la Santé Publique et dans les autres institutions qui œuvrent dans le secteur de la santé. Ces dernières sont notamment les institutions académiques, les institutions de recherche en matière de santé et les agences des partenaires en santé (OMS, UNICEF, UNFPA, ONUSIDA, etc.).

La plupart de ces revues sont consultées par le personnel professionnel de santé et le personnel des instituts de formation, voulant se ressourcer et renforcer leurs connaissances par rapport aux standards mondiaux. Ils sont aussi utilisés par les étudiants des facultés de médecine et des instituts supérieurs paramédicaux effectuant des recherches dans le cadre de leurs travaux de fin d’études.

L’accessibilité à des revues qui ne sont publiés qu’en ligne, devient restreinte suite à la faible accessibilité aux outils TICs et aux faibles capacités à les utiliser.

D’autres revues qui ne sont pas du domaine de la santé sont accessibles dans quelques centres de documentations, notamment ceux des agences de coopérations culturelles. Toutefois, cela ne permet pas de satisfaire à toute la demande et affirmer que ces revues sont accessibles à tout le public.

Accès à des publications protégées par droits d'auteur

Jusqu’aujourd’hui, l’on peut avouer que l’accès à des publications protégées par droits d’auteur est réduit au Burundi. En effet, trop peu de bibliothèque sont abonnées à des bibliothèques en ligne, ce qui réduit l’accès à ces publications. Cependant, certaines institutions œuvrant dans le domaine de la santé accèdent à ces publications. C’est notamment les institutions universitaires et les institutions de recherche, comme celle de l’OMS, health internetwork access to research initiative (HINARI)

Cadres réglementaires sur la propriété intellectuelle

La question de la propriété intellectuelle [24] est au cœur des préoccupations des artistes, des chercheurs et des partenaires au développement ces derniers jours. Tout le monde veut combler les manquements que ce secteur a connus depuis la période coloniale jusqu’à aujourd’hui. Mises à part ceux qui sont cités plus haut, les autorités administratives sont aujourd’hui les premières à comprendre la nécessité du cadre de la propriété intellectuelle. Cela se matérialise par la promulgation en date du 30 décembre 2005 de la loi portant protection des droits d’auteurs et des droits voisins. Cette loi prévoit déjà la mise en place de l’office des droits d’auteurs. Ce n’est qu’en septembre 2011, qu’un décret définissant les attributions de l’office des droits d’auteur a été promulgué.

Cependant, cette institution porteuse d’espoir principalement pour les artistes burundais n’est pas encore fonctionnelle. Une fois fonctionnelle, elle aura pour mission d’assurer sur le territoire national et à l’étranger, la défense des intérêts personnels, matériels et moraux des auteurs d’œuvres littéraires et artistiques ressortissant du Burundi, et de contribuer à promouvoir la créativité nationale.

Au niveau de la propriété industriel, ce cadre réglementaire était déjà opérationnel, et se trouve logé au niveau du ministère ayant l’industrie dans ses attributions.

Stockage et diffusion de l'information, bases factuelles et connaissances

Après la réalisation avec succès d’un travail de recherche, l’on doit prévoir comment le sauvegarder et le diffuser pour qu’il soit profitable chaque fois que de besoin. Il faut qu’il soit stocké dans un endroit adéquat (bibliothèque) sous les formats et langues appropriés et il faut qu’il soit accessible à qui veut s’en servir.

Dans le cas du Burundi, le Ministère de la Santé Publique et les institutions partenaires en santé possèdent des bibliothèques dans les quelles sont stockés de tels résultats pour le renforcement des compétences de leurs ressources humaines. Les publications des travaux de recherche, les annuaires sanitaires, les bulletins trimestriels et les différents rapports de grand intérêt sont mis à la disposition du public dans ces bibliothèques.

Les informations contenus dans ces publications aident à la prise des décisions et peuvent servir d’échange d’expériences avec d’autres experts tant nationaux qu’internationaux dans les domaines.

Disponibilité et utilisation de bibliothèques et centres d'information sur la santé

Le niveau d’accès à l’information sanitaire existante est favorisé par la documentation disponible au niveau du centre de documentation de l’OMS au Burundi, des rapports sur la santé dans le monde et les autres revues disponibles dans diverses bibliothèques.

Les bibliothèques des universités qui offrent une formation aux étudiants et professionnels de santé possèdent une documentation riche en matière de santé et sont approvisionnées régulièrement. Cependant, ces dernières ne sont d’accès libre qu’aux étudiants et à leurs professeurs. Ils sont accessibles moyennant paiement pour le reste du public.

Les bibliothèques ou centre de documentation du MSPLS, de l’OMS, des Universités et sont d’accès libre. Elles sont souvent fréquentées par les professionnels de santé, les consultants et les étudiants.

Il est à noter que l’OMS distribue des kits de livres connus (bibliothèques bleues et ou rouges) au niveau des hôpitaux, BPS, BDS, les Ecoles Paramédicales, les universités et instituts, etc.

Disponibilité et utilisation de publications dans les formats et les langues appropriés

Les publications de tous les travaux de recherche se font principalement dans la langue française. Pourtant, une grande partie de la population ne sait pas lire le français, ce qui limite l’utilisation de ces publications par l’ensemble de la population. Ce problème de publication dans les langues qui ne sont pas compréhensibles par la majorité des Burundais avait déjà été identifié et ne concerne pas seulement les publications des travaux de recherche mais aussi la publication des lois et textes réglementaires nationaux. Trop peu de publications sont faites dans la langue nationale et même certains journaux locaux sont rédigés en français. Beaucoup de publications scientifiques sont aujourd’hui en Anglais, ce qui constitue une limitation même pour les intellectuels burundais dont certains ne connaissent pas l’anglais.

Au niveau des formats, la plupart des publications s’effectuent sur format papier et ne sont pas mis en ligne. Il y a trop peu de publications des travaux de recherche sur CD-ROM ou en ligne. La plupart des publications sur CD-ROM concerne les bases de données. Cela résulte du faible niveau d’informatisation des services qui assurent cette publication et la sécurisation de ces publications.

Consolidation et publication de bases factuelles existantes pour les politiques et la décision

La consolidation des bases factuelles se font quand le besoin se fait sentir. En effet, nous pouvons citer la consolidation des bases factuelles pour la confection du Modèle d’Information, de Planification du Burundi Rénové et Actualisé dénommé IMPLABURA qui se situe au niveau du Ministère des Finances et de la Planification Economique. Nous pouvons aussi signaler la consolidation des bases de données dénommée BurundiInfo, qui sera mise en ligne pour être consulté par tout le public. Cette base de données contiendra généralement les indicateurs de suivi et d’évaluation du Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté, deuxième génération 2011-2015 [25].

En matière de santé, la consolidation des bases se fait au niveau de la Direction du Système National d’Information Sanitaire qui centralise toutes les informations en rapport avec la santé. Ces bases sont publiées en ligne sur le site du Ministère de la Santé Publique. La publication concerne souvent les rapports d’analyse de ces données ayant fait objet d’un atelier de validation organisé par la Direction du système National d’Information Sanitaire avec les intervenants.

C’est à partir de ces informations relatives aux activités des structures de soins, que les décideurs s’appuient pour prendre des décisions ayant pour but l’amélioration de l’Etat de santé de ses populations.

Identification et partage de connaissances acquises par l'expérience, y compris des pratiques optimales

Les échanges ont lieux surtout pendant les journées et ateliers organisés pour cette fin. Ces ateliers concernent généralement les échanges sur les réformes (Financement Basé sur Performances (PBF), la décentralisation, etc.), sur la médecine traditionnelle, le VIH/Sida, la lutte contre les différentes maladies gérées par les programmes verticaux, etc. Certains de ces échanges se font dans le cadre nationale, d’autres dans le cadre sous régional, en l’occurrence dans le cadre de l’ East African Community. A l’issu de ces ateliers, ils se dégagent des reformulations de politiques en matière de santé pour les expériences réussies et jugées pertinent soit à l’échelle national, soit à l’échelle sous régionale. Le développement en cours de la télémédecine va permettre d’échanger les expériences et les bonnes pratiques dans la prise en charge des malades.

Indexation des publications locales sur les index internationaux

Jusqu’à aujourd’hui, il n’existe pas, à l’échelle nationale, une maison d’éditeurs de livres. Les burundais bien que marqués par une faible publication [26], trouvent du mal à pouvoir le faire, car ils doivent recourir à des éditeurs étrangers.

Recherche

Au Burundi, l’activité de génération de l’information est constituée du rapportage des activités quotidiennes, auquel s’ajoutent les activités de recherche. Ce sont ces informations qui, une fois rassemblées constituent une base d’information aux décideurs politiques. Aujourd’hui, le Burundi est en train de mettre en place un cadre réglementaire permettant de coordonner les activités de génération de l’information.

Le domaine de recherche [27] souffre non seulement des problèmes de coordination et de financement, mais aussi d’insuffisance des ressources humaines ayant des capacités suffisantes pour la recherche et la génération de l’information. Il se comprend que dans ces conditions, peu de branches sont touchées et donc ces recherches ne concernent que les systèmes et politiques de santé, ainsi que la recherche opérationnelle. Le domaine de la recherche reste embryonnaire dans le cas du Burundi.

Rôle moteur

La recherche souffre des insuffisances surtout en matière de coordination au niveau national. Il manque une institution qui puisse jouer ce rôle de moteur de la recherche. Dans le domaine de la santé, la Direction du SNIS à travers son Service des Etudes et Recherche devrait jouer ce rôle avec l’appui de la faculté de médecine et du département de la Recherche de l’INSP. Cela découle d’un manque de vision en matière de recherche pour la santé. En effet, certaines informations qui sont collectées dans le cadre des projets et des programmes dits verticaux sont souvent exécutés sans tenir compte des autres besoins d’informations ce qui en limite même l’efficacité et conduit au gaspillage des rares ressources tant humaines que matérielles.

Il est important de signaler le maque de coordination induit par l’absence de programmation et de priorité de recherche qui rend inefficace les activités de génération et d’exploitation des résultats des bases factuelles existantes. En outre, les informations générées dans le cadre de travaux de recherche commandités ne sont souvent accessibles qu’aux seuls producteurs bien que les rapports et les autres modèles soient partagés entre intervenant dans ce domaine de la santé.

Financement

Le secteur de recherche souffre aussi de l’insuffisance des financements permanents. Les activités menées dans ce cadre sont financées d’une façon ponctuelle, et le plus souvent pour satisfaire uniquement les besoins du commanditaire. Les financements publics alloués à cette activité ne sont pas suffisants alors que les normes sont d’affecter à la Recherche pour la santé au moins de 2% des dépenses nationales de santé et au moins 5% de l’aide extérieure destinée aux projets de santé (déclaration d'Alger) [28]. Cependant, pour certains travaux de recherches, les agences multilatérales de coopération signent des partenariats avec le gouvernement, une partie du financement est supporté par le gouvernement et une autre par ces agences comme les enquêtes internationales EDS, MICS, etc.

Le faible taux de financement public résulte de la faible importance accordée à ce genre d’activité et d’un manque de vision. A part les financements des partenaires au développement, il n’existe pas un partenariat public-privée en matière de la recherche.

Création et durabilité des ressources

Le système d’information sanitaire pourra bénéficier du cadre général de conduite des enquêtes qui est entrain d’être mis en place dans le cadre de la Stratégie nationale d’Information Statistique [29] et de la nouvelle direction du SNIS au sein du MSPLS. Cependant, il n’est pas possible d’affirmer qu’il va y avoir création et durabilité des ressources dans le domaine de recherche en général et celui de la recherche pour la santé en particulier à cause d’une faible capacité institutionnelle et d’un manque de ressources humaines, matérielles et financières.

L’intégration de nouveaux départements dans les cursus universitaires et les réformes en cours pour l’adoption de la séquence LMD (Licence, Maîtrise, Doctorat) constitue un environnement propice pour la recherche. En fin, l’intégration du Burundi dans la communauté Est africaine permettra d’opérer plusieurs réformes allant dans le sens de favoriser la recherche, ce qui pourra propulser le Burundi pour s’aligner au contexte des activités de recherches de la sous-région.

Résultats de la recherche

Les travaux de recherche visent principalement le système de santé, la politique et la recherche opérationnelle [30]. En effet, la plupart des recherches déjà menées, concernent l’évaluation des interventions, les réformes sanitaires, la médecine traditionnelle, etc. Il en découle que les résultats de ces recherches sont utilisés pour orienter la prise de décision en matière de santé, notamment la réorganisation du système de santé en vue accroître son efficacité, la décision en faveur de telle ou telle autre pratique médicale, etc. Trop peu de travaux sont orientés dans le cadre de la découverte.

Utilisation de l’information, bases factuelles et connaissances

Après avoir vérifié les informations (sources, origines), il faut veiller à leur utilisation, ce qui signifie interprétation, structuration, capitalisation, et partage des connaissances. Dans ce cadre, les systèmes d'information constituent un élément central pour tout type de stratégie de gestion des connaissances.

La finalité d’un travail de recherche n’est pas uniquement le simple fait de rendre disponible l’information mais de l’utiliser pour éclairer la prise de décision. Les TIC permettent de rendre disponible l’information dans un format approprié.

Au Burundi, il n’existe pas de cadre bien tracé d’échange de ces informations [31]. Les décideurs devraient faciliter l’acquisition de ces technologies de l’information et de la communication en vue de les rendre accessibles à tous les utilisateurs potentiels de l’information, afin de disposer de bases factuelles actualisées pour le développement de la recherche pour la santé.

De manière globale, la recherche en santé au Burundi a encore besoin d’être renforcée, notamment pour ce qui est de la coordination des activités de recherche, l’allocation de fonds de recherche sur le budget national, la diffusion des résultats de recherche et le développement de la recherche en système de santé efficace pouvant accompagner les réformes en cours et à venir.

Formatage et conditionnement des bases factuelles pour l’élaboration de politiques et la prise de décision

Au niveau du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, les bases factuelles sont gérées sous le logiciel GESIS, qui est spécialisé dans la gestion du Système d’Information Sanitaire. Au niveau des programmes verticaux, chacun possède des bases de données conçus soit sous Access ou autre gestionnaire de base de données. Ces derniers sont accessibles par les gestionnaires de ces programmes pour les réajustements de leurs interventions et la Direction du Système National d’Information Sanitaire dans le cadre de son rôle de centralisateur.

Au niveau de l’ISTEEBU, les informations sont stockées sous la base de données Burundi Info qui sera bientôt mise en ligne, et cette dernière renferme une gamme importante d’indicateurs indispensable dans la planification. Cette forme de présentation des indicateurs dans cette base de données sera plus utiles car elle intègre la définition et la formule de calcule de chaque indicateur.

Cette disponibilité de base de données devrait permettre aux décideurs d’utiliser ces informations pour une prise de décision appropriée sur des bases factuelles et connaissances. Cependant très peu de burundais se lancent dans des activités de recherches thématiques.

Partage et nouvelle application des informations et des connaissances acquises par l'expérience

Le partage et l’application des informations acquises par l’expérience se font souvent dans le cadre des journées de santé, des journées médicales et autres ateliers, organisées dans le cadre national ou sous régional, en collaboration avec des associations des professionnelles de santé. Il n’existe pas malheureusement de cadre institutionnel capable d’organiser ces échanges. Pourtant, ce cadre serait intéressant car il constituerait en même temps une occasion de recyclage du personnel de santé.

Politiques et formulation par les décideurs de leurs besoins en bases factuelles

La société burundaise souffre d’un manque de culture fondée sur l’utilisation des informations existantes. Elle souffre également d’un manque de créativité des informations qui n’existe pas. Cependant, les décideurs comprennent de plus en plus la place des informations vérifiées dans la planification stratégique [32]. En effet, en collaboration avec les partenaires financiers, le gouvernement du Burundi a mis en place des systèmes d’informations, permettant de disposer d’orientations pour la planification stratégique sur base d’informations fiables, notamment le CDMT [33] en finances, GESIS en système d’information sanitaire, Burundi info pour appuyer l’élaboration du CSLP II [34]. Il existe également un cadre commun de suivi évaluation des performances du PNDS 2011-2012.

Politiques et participation des décideurs au processus d'établissement du programme de recherche

Le domaine de la recherche est très embryonnaire et souffre de plusieurs insuffisances notamment en matière de coordination et de financement. Les besoins et les priorités ne sont pas bien fixés et la participation des décideurs dans l’élaboration de ces programmes de recherche n’est effective que pour les travaux commandités par les partenaires qui exigent qu’il y ait des contreparties du gouvernement.

Il n’existe pas aujourd’hui un cadre institutionnel ou politique qui fixe au clair les directives générales pour la recherche au Burundi [35].

Politiques et capacité des décideurs à accéder aux bases factuelles et à les appliquer

Les bases factuelles locales ne sont pas mises en ligne et donc ne sont pas facilement accessibles par tous les décideurs. Le système d’archivage est encore embryonnaire, les efforts sont entrain d’être consentis notamment par l’archivage de plusieurs travaux de recherche passés à l’ ISTEEBU, sous une base de données Burundi info qui sera mis à la disposition des décideurs pour des usages. C’est une base de données qui est conçus sous DevInfo, et qui regroupe plusieurs informations. Il est exécuté par l’ ISTEEBU, sous le financement de l’UNICEF. Cependant, il reste à renforcer les capacités de nos décideurs pour qu’ils soient capables de l’utiliser.

Après ce montage, cette base de données sera mise en ligne pour qu’elle soit accessible à tous. Il est important noter l’inexistence d’une stratégie d’informations du public sur l’utilisation de cette base de données.

Disponibilité et utilisation des réseaux et des CP pour une meilleure utilisation des bases factuelles pour les politiques et les décisions

Les programmes de développement n'exprimeront véritablement leur potentiel que si les acteurs concernés partagent effectivement leurs connaissances et savoirs techniques, et si les populations sont motivées et décidées à réussir. Tant que les populations ne deviendront pas le moteur de leur propre développement, aucun apport d'investissement, de technologie ou de facteurs de production ne pourra, à lui seul, améliorer durablement leurs niveaux de vie.

Au stade actuel, il n’existe pas de réseaux ni des communautés de pratiques (COP) pouvant favoriser une bonne utilisation des bases factuelles.

Tirer le meilleur parti des technologies de l'information et de la communication

Une stratégie de développement qui utilise les méthodes et les instruments de la communication peut, en s'appuyant sur les valeurs traditionnelles d'une société, aider les populations à comprendre les nouveaux enjeux, à s'y adapter et à acquérir les connaissances et compétences nécessaires pour les aborder. Elle permet également de diffuser de nouveaux messages sociaux à de très vastes audiences.

C’est ainsi que dans le cadre de la lutte contre les maladies transmissibles comme le VIH/SIDA, le paludisme, la tuberculose, les maladies diarrhéiques, le MSPLS à travers son service IEC/CCC a développé des stratégies de communication interpersonnelle pour amener les populations à adopter de nouveaux comportements favorables.

Il en est de même pour la promotion de la santé reproductive et sexuelle, spécifiquement la PF et l’accouchement assisté ainsi que l’utilisation des services de santé en général [36].

Niveau d'accès à l'infrastructure de TI

Des efforts pour créer les conditions de développement du secteur ont été entrepris depuis les années 1996, et des résultats relativement positifs ont été enregistrés en termes d’ouverture du marché et d’accès, mais il subsiste un grand déficit en quantité et en qualité de l’offre par rapport à la population toute entière. Aussi, le coût élevé rend l’accès très limitatif même dans des zones considérées comme mieux desservies.

Quelques défis majeurs ont été identifiés lors de la retraite gouvernementale sur les TIC en Avril 2011. Il s’agit notamment de la faiblesse et de l’inefficacité du cadre politique, juridique, réglementaire et de régulation à l’ère de la convergence, un faible taux de scolarisation de la population et développement insuffisant des ressources humaines en TIC, ainsi qu’un déficit d’infrastructures d’information et de communication.

Cependant, il est important de signaler que le gouvernement du Burundi vient d’obtenir un appui de l’IDA' (Banque mondiale) dans le cadre du Programme régional d’infrastructure de communication pour financer un projet d’infrastructure de communication qui a pour objectif principal le développement de la connectivité qui doit être moteur d’une croissance partagée.

Disponibilité de solutions TI

D’une manière générale, le secteur des TIC au Burundi est caractérisé par la vétusté des moyens classiques de télécommunication existants, un faible taux d’équipement en réseaux de télécommunication qui est un obstacle à l’attraction des investissements de prestataires de services, la faible quantité d’énergie disponible, le faible parc informatique et les coûts élevés des équipements et services TIC, etc.

A cette liste non exhaustive, s’ajoutent la quasi absence de réseaux informatiques locaux, distants et Internet, de logiciels d'applications dans les organisations et institutions, la faible pénétration des TIC dans l'éducation et la faible promotion des TIC dans les institutions et organisations (e-governement, e-governance etc..).

Un autre facteur non moins important est une faible offre en termes de ressources compétentes pour le développement des solutions TI. En effet, l'analyse de l'offre centrée sur la détermination du niveau actuel des ressources humaines et des compétences en TIC produites par les institutions nationales d’enseignement et de formation révèle qu’au niveau des institutions universitaires qui offrent des programmes TIC intermédiaires et avancés, la plupart ne produisent des diplômés que dans les domaines suivants: Informatique, Technologie de l'information (IT), Développement de logiciels, Système d'information de gestion (SIG) ce qui réduit aussi la diversité de l’offre des services.


Observatoire Mondial de la Santé
“La cyber santé pour la santé maternelle et infantile”
Enquête 2013 de l’OMS: Profil pays

1. Politique et stratégie nationales en matière de cyber santé

Le pays ne dispose pas encore d’une stratégie en matière de cyber santé. Des fonds ne sont pas disponibles pour la cyber santé. Il existe une stratégie nationale de développement des Tics.

2. Systèmes de cyber santé

Le pays enregistre les naissances et les décès constatés au niveau d’une structure sanitaire. Il existe un système national d’information sanitaire.

3. Politiques et stratégies pour la santé de la mère et de l’enfant

Le pays dispose d’une stratégie nationale de la santé de la reproduction qui date de 2007. Ils existent aussi un Plan Stratégique pour la Santé de la Reproduction, un Plan Stratégique pour la PCIME. Un Cadre d’Accélération des OMDs 4 et 5, un Plan stratégique de survie l’enfant. Une Feuille de Route pour la Redevabilité santé mère/enfant et une Feuille de Route pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile sont en cours d’élaboration et finalisation. PLAN STRATEGIQUE EN SANTE DE LA REPROCTION 2013-2015-VERSION DEFINITIVE DU 28 FEVRIER 2013.docx

4. Suivi de la santé de la mère et de l’enfant

Tous les indicateurs liés à la santé de la mère et l’enfant sont répertoriés et suivis sous format papier et électronique.

5. Initiatives de cyber santé pour la mère et l’enfant

Il existe des initiatives timides de cyber santé pour la sante de la mère et de l’enfant financées par des donateurs.

6. Obstacles à la mise en œuvre des services de cyber santé

Les principaux obstacles notés concernent les infrastructures, les normes, les ressources humaines et les moyens financiers.

7. Bases de connaissances /cyber santé pour la sante de la mère et de l’enfant

Le pays est disposé pour ajouter ses projets et programmes dans la base de connaissance élaborée par l’OMS et l’UIT.

8. Formations en Tic au profit des étudiants en science de la santé

Il n’y a pas des modules en TIC dispensés aux étudiants en science e de la santé.

9. Formation continue en TIC au profit des professionnels de la santé

Il n’y a pas des établissements offrant des formations contenues en Tic au profit du personnel de la santé.

10.Qualité de l’information sanitaire dans Internet .

Certains fournisseurs de contenus ou responsables de sites web relatifs à la santé respectent des critères de qualité.

11.Sécurité en ligne pour la protection des enfants

Aucune initiative n’a été lancée par les pouvoirs publics pour informer et éduquer les utilisateurs de l’Internet et à les sensibiliser aux questions de sécurité particulièrement pour protéger les enfants dans Internet.

12. Confidentialité des données personnelles médicales

Il ne semble pas que le pays dispose une législation en matière de protection des données personnelles ou médicales.

13.Réseaux sociaux et santé mère et enfant

Il n’y a pas dans le pays des programmes en matière de la santé maternelle et infantile s’appuyant sur les réseaux sociaux.

Portée de l'intégration du SIS

Dans le cadre du développement de l’infrastructure des TIC, le Projet RCIP vise le Renforcement de l’Accès Universel et la réduction des coûts de télécommunication qui sont actuellement très élevés en créant des conditions d’accès au câble à fibre optique sous marin, avec ses points d’atterrissage à Mombassa et à Dar-es-salaam, pour satisfaire la demande croissante des services à large bande, d’éviter la dépendance exclusive au satellite pour écoulement du trafic international, d’éviter les coûts élevés pour la location des capacités au satellite et finalement stimuler le développement socio-économique des pays.

Au niveau de la santé, la connexion à la fibre optique permettra au SIS de jouer un rôle important dans le transfert des données, des niveaux périphériques au niveau central et de faire le feed back sur le traitement des données et des rapports.

Cependant, étant donné que la plupart des structures de santé, du niveau central au niveau périphérique, disposent des ordinateurs, il est possible de les interconnecter pour pouvoir échanger des informations entre eux facilement sans qu’il y ait déplacement physiques des personnes.

Notes de fin de document : sources, méthodes et abréviations, etc.

Principaux documents consultés.

1. Stratégie nationale et plan de développement des ressources humaines TIC pour le Burundi (2011-2015) ; Décembre 2010.
2. La politique nationale de développement des technologies de l’information et de la communication ; Février 2007.
3. Rapport final de l’ « Enquête sur les indicateurs TIC au Burundi » ; Novembre 2009.
4. Plan National de Développement Sanitaire 2011-2015.
5. La communication pour un développement à dimension humaine, Document d’archive FAO
6. Stratégie National de Développement de la Statistique du Burundi (2010-2014), Novembre 2009
7. Rapport d’évaluation du CSLP, 2010
8. Site web: http// :www.minisante.bi
http//setic.gov.bi

Acronymes

ARCT Agence de Régulation et de Contrôle des Télécommunications
BBS Burundi Backbone System Company
BDS Bureau des District Sanitaire
BOB Bulletin officiel du Burundi
BPS Bureau Provincial de la Santé
CDMT Cadre des dépenses Moyens Termes
CD-ROM Compact Disk-Read Only Memory
CNIS Conseil National de l'Information Statistique
CNR Centre national de Référence
CSLP Cadre Stratégique de Croissance et de lutte contre la pauvreté
EAC East African Community
EDS Enquête Démographique et de Santé
EPISTAT Epidémiologie et Statistique
FBP Financement Basé sur Performance
GESIS Gestion du Système d'Information Sanitaire
IEK Information Evidence knowledge
INSP Institut National de la Santé Publique
ISTEEBU Institut de Statistiques et des Etudes Economiques du Burundi
LMD Licence Maîtrise et Doctorat
MICS Enquête par grappes à indicateurs multiples (traduction en français)
MSPLS Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida
PMS Paquet Minimum des Services de santé
PNDS Plan National de Développement sanitaire
PPP Partenariat Publique et Privé
RGPH Recensement Général de la Population et de l'Habitat
SETIC Secrétariat Permanent des Technologie de l'Information et de la Communication
SIS Système d'Information Sanitaire
SNIS Stratégie Nationale d’Information Sanitaire
TIC Technologie de l’Information et de la Communication
USLS Unité Sectorielle de Lutte Contre le Sida,
TI Technologie de l'information

Référence

  1. Everybody’s business. Strengthening health systems to improve health outcomes. WHO’s framework for action (pdf 843.33kb). Geneva, World Health Organization, 2007
  2. Framework and standards for country health information systems, 2nd ed. (pdf 1.87Mb). Geneva, World Health Organization, 2008
  3. Plan stratégique SNIS. 1,38Mo
  4. HMN BDI assessemnt 2008-2009. 370Ko
  5. Politique nationale TIC 2007
  6. Burundi eHealth. 220Ko
  7. Politique nationale développement des TIC
  8. Politique nationale développement TIC 5,7Mo
  9. Stratégie développement RH TIC. 1,97Mo
  10. Mesurer société information 2013. 3,30Mo
  11. CSLP 2010
  12. Stratégie de développement des ressources humaines TIC Burundi 2011-2015. 1,97Mo
  13. Cadre réglementaire de la statistique. 581Ko
  14. Stratégie nationale d'information sanitaire. 1,38Mo
  15. MICS 2005. 1,8Mo
  16. RGPH 2008. Résultats préliminaires. 836Ko
  17. MICS 2005 1,78Mo
  18. EDS 2010. Résultats préliminaires. 836Ko
  19. Stratégie nationale d’information statistique. pdf 1,38Mo
  20. Stratégeie Nationale Développement de la Statistique 2010-2014. 975 KO
  21. Mesurer la société de l'information. 3,29Mo
  22. Droits d'Auteurs. 72Ko
  23. Mesurer la société de l'information 2013. 3,29Mo
  24. Réglementation Droits auteurs Burundi. 72Ko
  25. CSLP II 2011-2015. 3,06Mo
  26. Etat des lieux de la recherche scientifique et technique au Burundi. 815Ko
  27. Etat des lieux de la recherche scientifique et technique au Burundi. 815Ko
  28. Déclaration d’Alger sur la recherche en santé 2008. pdf 591Ko
  29. SNDS 2010-2014 975Ko
  30. Etats des lieux de le recherche. 815 Ko
  31. SNDS 2010-2014 975Ko
  32. Mise en Œuvre de la Déclaration d’Alger sur la Recherche pour la Santé dans la Région Africaine .100Ko
  33. CMDT. 755Ko
  34. CSLP II. 3,06Mo
  35. Etats des lieux de la recherche 815 Ko
  36. PNSR 2007. doc 829Ko