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Universal coverage

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People expect their health systems to be equitable. The roots of health inequities lie in social conditions outside the health system’s direct control. These root causes have to be tackled through intersectoral and cross-government action. At the same time, the health sector can take significant action to advance health equity internally. The basis for this is the set of reforms that aims at moving towards universal coverage, i.e. towards universal access to health services with social health protection. Health inequities also find their roots in the way health systems exclude people, such as inequities in availability, access, quality and burden of payment, and even in the way clinical practice is conducted.

Three ways of moving towards universal coverage

The fundamental step a country can take to promote health equity is to move towards universal coverage: universal access to the full range of personal and non-personal health services required, with social health protection. The technical challenge of moving towards universal coverage is to expand coverage in three ways (see figure).:

  • The breadth of coverage – the proportion of the population that enjoys social health protection – must expand progressively to encompass the uninsured, i.e. the population groups that lack access to services and/or social protection against the financial consequences of taking up health care.
  • The depth of coverage must also grow, expanding the range of essential services that is necessary to address people’s health needs effectively, taking into account demand and expectations, and the resources society is willing and able to allocate to health. The determination of the corresponding “essential package” of benefits can play a key role here, provided the process is conducted appropriately.
  • The height of coverage, i.e. the portion of health care costs covered through pooling and prepayment mechanisms, must also rise, diminishing reliance on out-of-pocket copayment at the point of service delivery. Prepayment and pooling institutionalizes solidarity between the rich and the less well-off, and between the healthy and the sick. It lifts barriers to the uptake of services and reduces the risk that people will incur catastrophic expenses when they are sick. Finally, it provides the means to reinvest in the availability, range and quality of services.

This section of the health system profile is structured as follows:

Contents

Résumé analytique

The English content will be available soon.

S’accordant à la loi fondamentale, le Gouvernement du Burundi s’est engagé à assumer toutes ses responsabilités pour offrir à tout citoyen burundais des services de santé de base de qualité tel que repris dans l’axe N° 3 du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté de première génération CSLPI (2006- 2010).

L’accessibilité géographique est satisfaisante puisque la population en général (80%) [1] peut accéder à un centre de santé à moins de 5 km de distance, quoiqu’il existe des disparités géographiques surtout en faveur des centres urbains. La cartographie sanitaire la plus récente est de 2009 et le pays compte l’actualiser en 2012. La plupart des formations sanitaires (plus de 90%) sont accessibles par une route même si elles sont parfois défectueuses. Cette voie de communication joue un rôle important dans le système de référence et contre référence.

S’agissant de l’accessibilité financière, la majorité des ménages burundais a recours au paiement direct pour financer leurs dépenses de santé. Avec le faible pouvoir d’achat, ce mode de paiement limite l’accès des populations aux soins. Pour pallier à ce problème le gouvernement avait mis en place une carte d’assistance maladie (CAM) en 1984. Toutefois cette carte n’est acceptée que dans certaines formations sanitaires publiques et agréées car les créances y relatives sont difficilement et tardivement remboursées[2].

Pour les fonctionnaires de l’Etat, une mutuelle de la fonction publique couvre leurs soins à hauteur de 80%, la contrepartie étant payée directement par les bénéficiaires et par le Ministère de la Santé pour les agents de santé. L’assurance maladie des agents publics et assimilés intéresse les fonctionnaires, les magistrats, le personnel des forces armées et des polices, les pensionnées et les rentiers de l’INSS (Institut nationale de sécurité sociale) soit environ 800 000 personnes, ayants droit compris, ce qui équivaut à 13 % de la population. Quant à la prise en charge des salariés du secteur privé, elle concerne environ 80 000 bénéficiaires, ayants droit compris soit 1, 3 %de la population.

Les assurances privées, les mutuelles communautaires ainsi que les initiatives des personnes vivant avec le VIH/Sida existent mais ne couvrent pas tout le pays.

En vue d’accroître l’accès aux soins de certaines catégories de personnes vulnérables, le Gouvernement burundais a décidé en mai 2006 de mettre en place la politique de gratuité des soins au bénéfice des enfants âgés de moins de 5 ans et des femmes enceintes pendant leur accouchement dans les formations sanitaires publiques et assimilées. Cette mesure a été étendue, en 2009, à toute la période de grossesse jusqu’aux soins post-partum. En Avril 2010, lors du passage à l’échelle du FBP (Financement basé sur la performance), le Gouvernement a décidé de subventionner la gratuité des soins à travers le FBP . Le Gouvernement, a également initié en 2010, la gratuité des médicaments antipaludiques de première ligne.

Certaines barrières culturelles bloquent le recours aux services de santé et empêchent la prise en charge précoce du malade, surtout pour certains groupes vulnérables comme les Batwa. Même si le recours à la médicine traditionnelle n’est pas documenté, certains malades préfèrent recourir aux guérisseurs traditionnels ou aux groupes de prière.


Cadre organisationnel de la couverture universelle

Cartographie de la santé et couverture géographique

Stratégie de financement des soins de santé en vue de la couverture universelle

Autres initiatives en vue de la couverture universelle

Obstacles à l'accès aux services de santé

Notes de fin: sources, méthodes, abréviations, etc.

Référence

  1. Enquête PETS (Public Expenditure Track Survey), 2008
  2. Enquête PETS (Public Expenditure Track Survey), 2008