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Comprehensive Analytical Profile: Côte d'Ivoire

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This analytical profile provides a health situation analysis of the Cote d'Ivoire and, coupled with the Factsheet, it is the most significant output of the African Health Observatory. The profile is structured in such a way to be as comprehensive as possible. It is systematically arranged under eight major headings:

1. Introduction to country context
2. Health status and trends
3. Progress on the Health-Related MDGs
4. The Health System
5. Specific Programmes and Services
6. Key Determinants(trC)
LocationCôte d'Ivoire.gif

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Profil statistique
Introduction au Contexte des Pays

Située en Afrique occidentale, dans la zone subéquatoriale, entre le 10ème degré de latitude Nord, le 4ème et le 8ème degré de longitude Ouest, la Côte d’Ivoire couvre une superficie de 322 462 Km². Elle est limitée au Nord par le Burkina Faso et le Mali, à l’Ouest par le Libéria et la Guinée, à l’Est par le Ghana et au Sud par le Golfe de Guinée. Le climat est de type tropical humide et la pluviométrie annuelle varie entre 2300 mm au sud et 900 mm au nord. Les températures sont généralement élevées avec une moyenne de 30°C. La végétation est très diversifiée et dominée par la forêt guinéenne au sud et la savane soudano-sahélienne au nord.(trC)

Status sanitaires et tendance

Espérance de vie à la naissance (en années) en Côte d’Ivoire et dans les pays limitrophes, 2008 et 1990
Espérance de vie à la naissance en années en Côte d’Ivoire et dans les pays limitrophes, 2008 et 1990.JPG(trC)

Progrès
Progress on SDGs(trT)
Le Système de Santé
Résultats du Système de santé

L’espérance de vie à la naissance était de 51,3 ans en 2006[1]. Les causes de la mortalité sont nombreuses. On note, entre autres, la dégradation continue des conditions de vie des populations, la persistance des maladies endémo-épidémiques, le VIH/Sida, l’accès durable à des aliments en quantité et qualité, les pratiques en matière d’alimentation et les causes liées aux modes de vie moderne.

Le taux brut de mortalité est passé de 12,3‰[2] en 1988 à 14‰ en 2006[3]. La charge de morbidité varie d’une cible à une autre. Pour les enfants de moins de cinq ans, en 2008[4], leur profil épidémiologique restait dominé par une incidence élevée des affections courantes suivantes : le paludisme (217,31‰), les infections respiratoires aiguës (82,53‰), les maladies diarrhéiques (41,07‰).(trC)

Leadership et gouvernance

Il est caractérisé par des dysfonctionnements suivants :

  • La non-application de la plupart des textes normatifs et des directives du système de santé (Directives du PMA des ESPC et des hôpitaux de référence de districts de santé, directives d’organisation de la référence, de la contre référence et des urgences dans le district de santé, guide de référence nationale pour l’accréditation des districts de santé).
  • Le retard dans l’adoption des textes d’application de loi portant transfert et répartition de compétences en matière de santé de l’Etat aux collectivités décentralisées(trC)
Appropriation et participation communautaires

Les relais communautaires sont chargés de prolonger l’action sanitaire au sein des populations bénéficiaires et de rapprocher d’elles certains soins de base conformément à la stratégie nationale des SSP et aux missions qui leur sont assignées par les programmes et les projets de santé. Ils regroupent les agents de santé communautaire (ASC), les groupes de soutien à une action sanitaire spécifique. Ces relais sont placés sous la responsabilité directe des agents de santé de l’aire sanitaire dans laquelle ils se trouvent. Par ailleurs, la participation de ces relais communautaires reste également très limitée dans les domaines de la mobilisation sociale et de la prise en charge des maladies dans les endroits non couverts par les structures de santé. A cela s’ajoute l’absence d’un statut clairement défini de ces agents communautaires.(trC)

Partenariat pour le développement de la santé

L’adhésion de la Côte d’Ivoire à l’initiative IHP+ a pour objectif de mettre tous les partenaires autour de la même table. Ce partenariat mondial met en pratique les principes de Paris et d'Accra concernant l'efficacité de l'aide au développement, dans le but d'améliorer les services de santé et les résultats sanitaires, en particulier pour les populations pauvres et vulnérables. Il s’agit de mettre en place un cadre de coordination avec : • un plan de développement sanitaire unique • un mécanisme unique de suivi-évaluation et • des procédures harmonisées de gestion financière.(trC)

Information sanitaire, bases factuelles et connaissances

Couverture des enregistrements des faits d’état civil (naissances) en Côte d’Ivoire et dans les pays limitrophes, en pourcentage, 2000-2008
Couverture des enregistrements des faits d’état civil naissances en Côte d’Ivoire et dans les pays limitrophes, en pourcentage, 2000-2008.JPG

...: Données indisponibles(trC)

Système de financement de la santé

Le financement du système de santé en Côte d’Ivoire est assuré par le secteur public, le secteur privé y compris les ménages et les partenaires au développement.(trC)

Prestations de services
Ressources humaines pour la santé

Nombre de médecins pour 10.000 habitants, en Côte d’Ivoire et dans les pays limitrophes, 2000-2009
Nombre de médecins pour 10.000 habitants, en Côte d’Ivoire et dans les pays limitrophes, 2000-2009.JPG(trC)

Produits médicaux, vaccins, infrastructures et équipements (matériels)

Disponibilité médiane d’une sélection de médicaments génériques dans un échantillon de structures de santé en Côte d’Ivoire et dans les pays limitrophes ayant des données, en pourcentage, 2001-2008
Disponibilité médiane d’une sélection de médicaments génériques dans un échantillon de structures de santé en Côte d’Ivoire et pays limitrophes, en pourcentage, 2001-2008.JPG

...: Données indisponibles(trC)

Politique nationale de santé

La Politique Nationale de Santé traduit la volonté du Gouvernement et de ses partenaires d’apporter des réponses urgentes et efficaces aux problèmes sanitaires du pays caractérisés surtout par des niveaux encore élevés des taux de morbidité et de mortalité touchant plus particulièrement la femme et l’enfant. La vision du pays en matière de santé est celle d’un système de santé performant à même de garantir à tous les citoyens particulièrement les populations les plus vulnérables, un état de santé optimal pour soutenir durablement la croissance et le développement du pays. Cette vision est soutenue par les valeurs d'équité, de justice sociale, d'éthique, de solidarité nationale, de rigueur et de transparence.(trC)

Couverture universelle
Programmes Spécifiques et Services
VIH/SIDA

En 2005, la Côte d'Ivoire avait une prévalence de 4,7%. Les causes de la propagation du VIH résident dans le multi partenariat sexuel, dans la précocité des rapports sexuels, dans le faible niveau de connaissance des populations et de perception du risque sur le VIH, dans la persistance des inégalités du genre et de certaines pratiques culturelles telles que l’excision, le tatouage, le piercing, le lévirat, le sororat. Les groupes les plus exposés au VIH sont les jeunes ayant leur premier rapport sexuel entre 15 et 17 ans, les femmes adultes victimes d’abus et de violence sexuelles (30-34 ans), les couples sérodiscordants, les professionnels du sexe, les enseignants, les routiers, les hommes en armes, les MSM, les porteurs d’une IST et les tuberculeux.(trC)

Tuberculose

Selon l’OMS en 2006, le nombre total de cas estimé de tuberculose en Côte d’Ivoire était de 70 220, soit une incidence de 393 cas pour 100 000 habitants. L’incidence de la forme à microscopie positive était de 169 cas pour 100 000 habitants. Depuis l’avènement de l’infection à VIH, on note une progression de 10% des cas de tuberculose chaque année. La tuberculose représente chez les PVVIH 36% des infections opportunistes et est responsable de 32% des cas de décès. La co-infectioncoïnfection tuberculose - VIH/Sida pose un problème de santé publique. En 2007[5], cette co-infectioncoïnfection était d'environ 39% et l'incidence de la tuberculose multi-résistante était estimée à 2,5%.(trC)

Paludisme

Le paludisme constitue un problème majeur de santé publique en Côte d’Ivoire. En effet, ce fléau représente la première cause de morbidité et de mortalité en Côte d’Ivoire, chez les enfants de moins de 5 ans. En 2008, l'incidence du paludisme dans la population générale était de 84,16‰. Chez les enfants de moins de 5 ans, cette pathologie avait une incidence de 217,31‰[6].(trC)

Vaccination et développement de vaccins

Les niveaux de couverture vaccinale contre les maladies ciblées dans le cadre du Programme Elargi de Vaccination (PEV) étaient moyens dans l'ensemble pour l’année 2010. On notait 90% pour le BCG, 84% pour le DTCHepB3, 69.5% pour le VAR, 68.7% pour le VAA, 61.6% pour le VAT2+ et 80.6% pour le VPO3. Suite à la crise post électoralepostélectorale, l’évaluation de la couverture vaccinale au premier semestre 2011 a donné 50% pour le BCG, 44% pour le DTCHepB3, 42% pour le VAR, 38% pour le VAA, 57% pour le VAT2+ et enfin 43% pour le VPO3. Cette baisse s’explique par le pillage de la chaîne de froid et des équipements logistiques durant la crise ayant entraîné l’arrêt des stratégies avancées et mobiles.(trC)

Santé des enfants et des adolescents

Chez les enfants de moins de cinq ans, en 2008[7], le profil épidémiologique restait dominé par une incidence élevée des affections courantes que sont le paludisme (217,31‰), les infections respiratoires aiguës (82,53‰), les maladies diarrhéiques (41,07‰), et la rougeole (374 cas suspects). Selon l’enquête MICS, en 2006, la mortalité néonatale était de 41 pour mille naissances vivantes et la mortalité infanto juvénile était de 125 pour mille naissances vivantes chez les enfants de moins de cinq ans.(trC)

Santé maternelle et des nouveaux-nés

En 2005, La mortalité maternelle s'élève à 543 décès pour 100 000 naissances vivantes. Elle est essentiellement due aux hémorragies (36%), aux dystocies (20%), à l’éclampsie (18%) et aux avortements compliqués (15%)[8] . Elle traduit par ailleurs par une insuffisance de la couverture en soins obstétricaux, en soins nutritionnels, une insuffisance dans la prévention et la prise en charge des cas de complications survenant au décours de la grossesse, de l’accouchement et du post-partum.(trC)

Genre et santé des femmes

Les violences basées sur le genre, sont en nette progression. Les violences tant physiques, sexuelles que psychologiques ont connu une recrudescence avec l'avènement de la crise qu’a connu le pays. Une enquête[9] menée par le Ministère en charge de la Famille et l’UNFPA en 2007 indique que 59,5% des personnes enquêtées ont déclaré avoir été victimes de violences physiques au cours des douze derniers mois contre 10,41% de violences sexuelles et 89,59% de violences verbales dans la région d’Abidjan.(trC)

Maladies épidémiques et pandémiques

L’ulcère de Buruli constitue un problème majeur de santé publique avec des cas d’infirmité permanente enregistrés notamment chez des enfants d’âge scolaire. Le nombre de cas cumulé est passé de 500 en 1994 à 25 000 en 2006[10]. En 2007 et 2008, on notait respectivement 1654 et 2085 nouveaux cas[11].(trC)

Maladies Tropicales Négligées

Certaines pathologies telles que la trypanosomiase humaine africaine, la bilharziose et le pian persistent encore et nécessitent une attention particulière. D’autres maladies anciennes comme la dracunculose, la lèpre, l'onchocercose et la syphilis sont en voie d’élimination ou d’éradication ou en nette régression et doivent rester sous surveillance.(trC)

Maladies non transmissibles et états de santé connexes

Les maladies non transmissibles sont pour une grande part liées aux pratiques nutritionnelles. Selon l’Enquête Nutrition Mortalité (ENMCI, 2004) de 2004, 22,8 % des femmes en âge de procréer avaient un excès de poids en particulier en milieu urbain avec 28,2 % contre 13,6 % en milieu rural. Et à Abidjan on notait la plus forte proportion des femmes en surpoids avec un taux de 34,1% et 7,4% de femmes obèses. La même enquête faisait remarquer, en outre que, la pratique de l’allaitement exclusif (6,3%) réduit le risque de survenue des maladies chroniques.(trC)

Déterminants majeurs
Facteurs de Risque pour la Santé

Le manque d'hygiène, l'insalubrité, les déchets ménagers, industriels et médicaux, les agressions d’origine chimique, physique ou biologique, la contamination chimique des sols, l’utilisation intempestive des pesticides, l’insuffisance d’approvisionnement en eau potable, l’habitat précaire, l'insuffisance d'assainissement et la pauvreté constituent autant de risques sanitaires encourus par les populations. Tous ces facteurs d’exposition accroissent les risques sanitaires et expliquent en partie la fréquence élevée des maladies infectieuses et parasitaires et les nombreuses pollutions observées dans l'environnement. La méconnaissance des normes nationales d’hygiène alimentaire par les acteurs de la restauration collective constituent aussi des menaces sanitaires quasi permanentes pour les populations.(trC)

Environnement physique
Sécurité alimentaire et nutrition
Déterminants sociaux



References(trT)
  1. RGPH 1998, projection 2006
  2. RGPH 1998, volume 4 : analyse des résultats, tome 5 : mortalité
  3. Base de données de l'annuaire statistique, DIPE/MSHP 2001-2006
  4. Base de données de l'annuaire statistique, DIPE/MSHP 2007-2008
  5. Rapport annuel PNLT 2007
  6. Annuaire des statistiques sanitaires 2007-2008
  7. Base de données de l'annuaire statistique, DIPE/MSHP 2007-2008
  8. EIS 2005
  9. Analyse des violences basées sur le genre dans le département d’Abidjan : Résultats de l’enquête quantitative, Ministère de la Femme et des Affaires sociales, janvier 2007
  10. REPCI 2006
  11. Annuaire des statistiques sanitaires 2007-2008, MSHP/DIPE