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Introduction to Country Context

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Située à l’entrée septentrionale du canal de Mozambique, l’Union des Comores est un archipel composé de quatre îles principales dont la superficie totale est de 2.236 km² pour une population estimée à 724 294 habitants en 2012 (projection RGPH 2003), repartis comme suit : Ngazidja (1148 km² pour 369 560 habitants), Ndzouani (374 km² pour 306 839 habitants), Moili (290 km² pour 47 895 habitants), Maoré (324 km² pour 195 000 habitants).

La souveraineté du Pays ne s’exerce que sur les trois premières iles seulement car l’Ile de Maoré est sous administration française depuis 1975. Avec un taux d’accroissement annuel de 2,1%, le pays connait une pression démographique : la densité moyenne est de 411 habitants/km² avec des fortes disparités selon les Iles et les localités, particulièrement à Anjouan (723 habitants /km²). Etant entourés par la mer, avec des ressources énergétiques limitées le pays enregistre une déforestation considérable et une surexploitation des sols, entrainant ainsi leur appauvrissement.

Le MdS, le WR et le président du CCM

La population comorienne est très jeune puisque la proportion des jeunes de moins de 20 ans représente plus de 53,4%. Elle est composée majoritairement des femmes (50,4%), qui représentent 60% des inactifs (RGPH 2003) .70% de la population vit en milieu rural et 48,9% des femmes se déclarent agricultrices.

L’Archipel des Comores est un espace largement ouvert aux apports démographiques et culturels extérieurs, qui a connu des métissages entre les peuples bantous, arabo-persans et asiatiques. L’Islam est la principale religion, pratiquée par plus de 98% de la population. Il s’articule bien avec les croyances et pratiques sociales liées aux coutumes et traditions dans une société très hierargisée.Ainsi,les notables qui acquièrent leur statut suite au Grand mariage traditionnel jouent le rôle des leaders au niveau communautaire dans la prise des décisions.

Le taux d'alphabétisation a progressé ces dernières années pour se situer au niveau de 68 %. Les progrès dans le domaine de l'éducation montrent la forte marque de la performance du taux brut de scolarisation dans le primaire qui est passé de 95.6 % en 2005 à 102,2 % en 2010. Mais les résultats ne sont pas homogènes dans les trois îles, avec des taux de scolarisation plus faibles à Anjouan et Mohéli. Et le taux net déscolarisation dans le primaire n'était que de 76.1 % en 2008, ce qui suppose que de nombreux enfants n'ont pas accès à l'école.

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Selon le Rapport Mondial sue le Développement Humain en 2011, l’Indice de Développement Humain (IDH) en Union des Comores est de 0,433 correspondant à une espérance de vie à la naissance de 61,1 ans. Le pays est classé au 163ème rang. La crise politique, institutionnelle et économique au cours de quinze dernières années a contribué à la désorganisation de l’administration publique et à la détérioration des conditions de vie de la population. L’enquête « EIM de 2004 » montre que 36,9% des ménages comoriens correspondant à 44,8% des individus vivent en dessous du seuil de pauvreté contre 54,7% en 1995. En 2010, le PIB par tête était estimé à 760 US$. (Source PNUD).

L’activité économique reste confinée à la production archaïque des cultures vivrières, au commerce de produits importés et à l’exploitation des produits agricoles de rente (Ylang, gironfle, vanille).Le secteur touristique reste encore faible par rapport aux autres pays voisins à cause de l’insuffisance en infrastructures hôtelières et d’une politique touristique cohérente.

Tableau 1: Evolution des importations des Comores (2005 -2010) Tableau 1 Evolution des importations des Comores.png


Tableau 2 : Evolution des principaux indicateurs du secteur réel Tableau 2 Evolution des principaux indicateurs du secteur reel.png

Les dépenses totales de santé représentent 2,6 % du PIB en 2004, tandis que les dépenses publiques de santé font à peine 6,9 % des dépenses publiques totales. Toutefois, la part de l’aide extérieure allouée à la santé a sensiblement augmenté ces dernières années, grâce aux coopération bi-et multilatérales (SNU, AFD, JICA, BID, BAD, Coopération chinoise, ONGs qatari….) .

Le Gouvernement Comorien a élaboré et adopté un document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté révisée pour la période 2010 -2014 (DSCRP), axé sur (i) une croissance économique soutenue, (ii) un développement de ses capacités humaines et (iii) un véritable engagement des ministères sectoriels, des organisations de la société civile, des opérateurs économiques et des organisations internationales dans la mise en œuvre de cette stratégie.