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Analytical summary - Risk factors for health

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La bonne santé repose sur l’existence d’un système de santé de qualité, universel, complet, équitable, efficace, répondant aux besoins et accessible, mais dépend aussi de la participation d’autres secteurs et acteurs, et du dialogue avec eux, dans la mesure où leur action a des conséquences importantes sur la santé.

Les inégalités en matière de santé sont le fruit des déterminants sociaux de la santé, c’est-à-dire des conditions sociétales dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent.

Ces déterminants englobent les expériences vécues dans les premières années de la vie, l’éducation, le statut économique, l’emploi, le travail décent, le logement et l’environnement, et l’efficacité des systèmes de prévention et de traitement des maladies.

L’intégration de la santé dans toutes les politiques, accompagnée d’une collaboration et d’une action intersectorielles, est une approche prometteuse pour renforcer la responsabilisation en matière de santé dans d’autres secteurs et la promotion de l’équité en santé et l’existence de sociétés intégratrices et productives. En tant que buts communs, la santé et le bien-être de tous doivent être considérés comme absolument prioritaires aux niveaux local, national, régional et international.

Conscient de ses indicateurs de santé alarmants, le Congo a souscrit aux déclarations et conventions internationales, notamment aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à la Stratégie régionale africaine de promotion de la santé adoptée en 2001 dans l’atteinte de « l’Objectif Santé pour Tous dans la Région Africaine pour le 21ème siècle » et actualisée en 2010. Au-delà des OMD, à travers Congo vision 2025, le Congo vise à devenir, à terme, un pays émergent (cf. discours du Président de la République relatif au 50ème anniversaire de l’accession à l’indépendance).

La Loi fondamentale du 20 janvier 2002 et le Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP- 2007) placent l’individu et son environnement au centre du développement durable. Le Plan national de développement sanitaire (PNDS) 2007-2011 validé en juin 2007, vise l’amélioration de l’état de santé des populations en général, de la femme et de l’enfant en particulier.

A travers le renforcement du système de santé, le PNDS se fonde sur les soins de santé primaires (SSP) et l’Initiative de Bamako (IB). Le document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP), le Plan national d’atteinte des OMD et les plans quinquennaux des départements ont été adoptés. Ces documents indiquent les axes prioritaires devant soutenir les activités à réaliser pour contribuer à l’amélioration des conditions d’existence des populations pauvres et vulnérables et tenter de contrôler les préoccupants indicateurs de base publiés.

Il ressort de l’exploitation des documents de politiques et plans d’action, que des insuffisances sont relevées dans l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de santé. Celles-ci se traduisent par : (i) la non-prise en compte des déterminants sociaux de la santé dans la politique de santé version 2003 et dans le processus d’élaboration des différents plans d’action ; (ii) la faible implication des secteurs connexes (l’éducation, l’environnement, l’agriculture, la santé animale, le commerce, les finances, etc.), des comités de santé et de la société civile dans l’action sanitaire qui, en fin de compte, ne s’approprient pas les programmes en vue de leur pérennisation.

Dans l’optique de promouvoir la santé dans le pays, quelques actions sont réalisées, parmi lesquelles : (i) la mise en œuvre d’un plan intégré de communication sur les gestes qui sauvent pour améliorer la santé de l’enfant et de la femme ; (ii) le développement des concepts hôpitaux amis des bébés, villes - santé, écoles - santé, villages - santé ; (iii) la mise en œuvre de la Feuille de Route Nationale sur la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile ; (iv) la stratégie nationale de Promotion de l’hygiène dans les écoles, les centres de santé et la communauté ; (v) la stratégie nationale eau, hygiène et assainissement en milieu rural et périurbain ; (vi) l’adoption de la politique nationale de gestion des déchets biomédicaux ; (vii) l’adoption de la politique nationale de la médecine traditionnelle ; (viii) la politique pharmaceutique nationale ; (ix) l’application de la convention cadre de l’OMS contre le tabac ; (x) l’application des textes portant gratuité de la césarienne, du traitement du paludisme, de la tuberculose, et du VIH/SIDA ; (xii) l’application du décret fixant les conditions d’importation et de commercialisation du sel iodé ; (xiii) l’application des textes sur le Programme national de sécurité alimentaire ; (ivx) l’exécution des recommandations de la Déclaration de et Thekwini (Durban, Afrique du Sud 2008) pour atteindre l’OMD de l’assainissement et de l’hygiène en Afrique (OMD/AFRICASAN).

Malheureusement, toutes ces actions menées de manière éparse ne tiennent pas compte des déterminants sociaux de la santé dans leur ensemble. La plupart d’entre elles mettent surtout l’accent sur les activités d’information, d’éducation et de communication (IEC) à la prévention, donc sur la dimension changement de comportement des populations uniquement.