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Introduction to Country Context

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  • Limites Coordonnées géographiques : 1°00′S ; 15°00′E [1]

Située en Afrique centrale, la République du Congo a une superficie de 342.000 km2. A cheval sur l'équateur, elle est située entre la 5° latitude Nord et la 4° latitude Sud. Elle dispose d’une façade maritime de 170 Km de longueur. Elle est limitée au Nord par la République Centrafricaine et le Cameroun, à l’Est et au Sud par la République Démocratique du Congo et la République d’Angola (enclave du Cabinda) et à l’Ouest par la République Gabonaise.

  • Climat

Du fait de sa situation géographique par apport à l’équateur, le Congo bénéfice de deux principaux types de climats : le climat équatorial dans la partie septentrionale et le climat tropical humide ou climat bas Congolais couvrant le pays de la côte aux plateaux Batékés. Ces deux types climatiques sont séparés par le climat subéquatorial dans la Cuvette congolaise. Deux principales saisons alternent : la saison des pluies (d’octobre à mi-mai) avec des précipitations moyennes de l’ordre de 500 ml d’eau au sud et près de 2000 ml au nord ; la grande saison sèche (de mi-mai à septembre), caractérisée par des rosées et des brouillards matinaux, des températures moyennes assez basses avec des minima quotidiens inférieurs à 20°C. Cependant, on observe une petite saison sèche de janvier à février ;

  • Végétation

Le Congo est couvert par deux grandes zones de végétation : la forêt et la savane. La forêt couvre environ 65% de la superficie totale du pays soit 10% de toutes les forêts denses d’Afrique. Elle est repartie en trois (3) massifs : la forêt du Mayombe au sud ; la forêt du Chaillu au sud-ouest ; et le grand massif des forêts denses du nord du Congo dont une grande partie est en zone inondée. La grande forêt du nord Congo couvre, à elle seule, 75% des forêts du Congo. La savane s’étend sur les 35% restant du territoire

  • Réseau hydrographique

Le réseau hydrographique du Congo est composé de deux principaux bassins fluviaux : le bassin du Congo et le bassin du Kouilou Niari. Le bassin du Congo dont 7% seulement de la superficie totale, soit 230.000 Km2, est situé sur le territoire congolais. Le principal collecteur de ce bassin est le fleuve Congo qui borde le pays sur plus de 600 Km. Ses principaux affluents de sa rive droite sont : l’Oubangui, la Likouala aux herbes, la Sangha, la Likouala-Moussaka, la Ndeko, l’Alima, la N’Keni, la Léfini et le Déjoué.

Le bassin du Kouilou-Niari s’étend sur une superficie de 56.000 km2, son collecteur le plus important étant le fleuve Kouilou. Il porte le nom de Niari dans son cours moyen et celui de N’Douo dans son cours supérieur. Les différents affluents sont la Bouenza, la Loutété, la Loudima et la Louessé. Ces deux bassins constituent d’importants axes de circulation et une réserve riche en ressources halieutiques. Des crues occasionnent des inondations cycliques particulièrement dans les départements de la Likouala, de la Cuvette et de la Sangha.

  • Démographie Population

En 2007, la population congolaise était estimée à 3 687 490 habitants avec une densité d’environ 11 habitants au km2 (RGPH-2007). Cette population est majoritairement jeune (la proportion de jeunes de moins de 20 ans est de 56%), elle est concentrée dans les principales villes Brazzaville et Pointe-Noire (56%), la population féminine représente 50,7% de la population totale. Le taux de croissance démographique annuel est de 3,0% (2007).

Les effectifs de la population des années 2008, 2009 et 2010 sont des projections réalisées à base des données de ce recensement (CNSEE).

Cette population est inégalement répartie entre les zones rurales (26,3%), les communautés urbaines ou chef-lieu des départements (11,9 %) et les zones urbaines (61,8%). Plus de 55% de la population sont concentrés dans les deux plus grandes villes du pays (Brazzaville, Pointe-Noire). Ce phénomène est imputable à la présence des principales structures socio-économiques nationales dans ces agglomérations.

  • Fécondité

L’indice synthétique de fécondité (ISF) est passé de 5,9 enfants par femme selon le RGPH-1984 à 4,9 enfants par femme au RGPH-07 ; traduisant une baisse moyenne de 0,05 enfant par an. Suivant cette tendance, on estime la valeur de l’ISF à 4,85 enfants par femme en 2008 et 4,8 enfants par femme en 2009.

  • Espérance de vie

L’espérance de vie à la naissance des individus est passée de 51,1 ans en 1984 à 51,6 ans en 2007. Ceci correspond à un gain moyen de 0,02 par an. En appliquant cette tendance, l’espérance de vie demeure de l’ordre de 51,6 ans aussi bien pour 2008 que pour 2009.

Cette population est inégalement répartie entre les zones rurales (26,3%), les communautés urbaines ou chef-lieu des départements (11,9 %) et les zones urbaines (61,8%). Plus de 55% de la population sont concentrés dans les deux plus grandes villes du pays (Brazzaville, Pointe-Noire). Ce phénomène est imputable à la présence des principales structures socio-économiques nationales dans ces agglomérations.

  • Fécondité

L’indice synthétique de fécondité (ISF) est passé de 5,9 enfants par femme selon le RGPH-1984 à 4,9 enfants par femme au RGPH-07 ; traduisant une baisse moyenne de 0,05 enfant par an. Suivant cette tendance, on estime la valeur de l’ISF à 4,85 enfants par femme en 2008 et 4,8 enfants par femme en 2009.

  • Espérance de vie

L’espérance de vie à la naissance des individus est passée de 51,1 ans en 1984 à 51,6 ans en 2007. Ceci correspond à un gain moyen de 0,02 par an. En appliquant cette tendance, l’espérance de vie demeure de l’ordre de 51,6 ans aussi bien pour 2008 que pour 2009.

  • Organisation politique et administrative

- Organisation politique

La République du Congo est un Etat souverain, indépendant depuis le 15 Août 1960.

Sa capitale politique est Brazzaville ; Pointe-Noire en est la capitale économique.

Depuis le 14 août 2002, la nouvelle constitution a été promulguée et institue un régime de type présidentiel composé de trois pouvoirs : un pouvoir exécutif représenté par le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement élu ; un pouvoir législatif représenté par l’Assemblée Nationale et le Sénat et un pouvoir judiciaire exercé par la Cour Suprême, la Cour des Comptes et de Discipline Budgétaire, les Cours d’Appel et les autres juridictions nationales.

La langue officielle du Congo est le français. Les langues nationales sont le lingala et le kituba. Parmi les institutions internationales, régionales et sous régionales dont le Congo est membre, on peut citer: l’Organisation des Nations Unies (ONU), l’Observatoire Economique et Statistique d’Afrique Subsaharienne (AFRISTAT), l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), l’Union Africaine (UA), la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).

La République du Congo appartient à la Zone Franc et est membre de la Banque Africaine de Développement (BAD), du Fonds Monétaire International (FMI), et de la Banque Mondiale.

  • Organisation administrative

La loi n°3-2003 du 17 janvier 2003 fixant l’organisation administrative territoriale structure le territoire national en départements, communes, arrondissements, districts, communautés urbaines, communautés rurales, quartiers et villages. Le territoire national est ainsi structuré en 12 départements (Kouilou, Niari, Lékoumou, Bouenza, Pool, Plateaux, Cuvette, Cuvette-Ouest, Sangha, Likouala, Brazzaville et Pointe-Noire), en 6 communes (les communes autonomes de Brazzaville et de Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Mossendjo et Ouesso) en 19 arrondissements et 86 districts administratifs.

Le département est placé sous l’autorité du préfet. Les districts, les communes et les arrondissements sont respectivement administrés par des sous-préfets, des maires et des administrateurs maires délégués. Chaque département dispose d’un Conseil départemental et chaque commune d’un Conseil municipal. Ces différents conseils sont des organes de gestion et de développement des ressources de ces collectivités locales.

  • Situation des voies et moyens de communication

La République du Congo occupe une position géographique privilégiée qui lui confère une vocation de pays de transit en Afrique Centrale. Les infrastructures du système de transport ayant longtemps desservi les pays de la sous-région à partir du port maritime de Pointe-Noire et ayant joué un rôle considérable dans l’économie congolaise, ont subi d’importantes dégradations. Actuellement le pays s’est doté d’un Plan national des Transports (PNT), cependant on note une lenteur dans sa mise en œuvre.

  • Transport routier

Le réseau routier compte près de 17300 km dont 1300 km de routes bitumées difficilement praticables. Il est ainsi réparti : 3920 km de routes nationales ; 4211 km de routes départementales ; 2811 km de routes d’intérêt local ; 6358 km de pistes et de routes non classées. Cette classification, dite du PNT, comprend : 1918 km de routes à vocation de transit ; 601 km de routes de préservation de l’investissement existant ; 4032 km de routes de désenclavement et de cohérence de système de transport et des routes de maintien des échanges sous régionaux. Soit un peu plus de 6551 km de routes sont considérées comme réseau prioritaire.

Le réseau forestier qui est une création des forestiers congolais se raccorde aux itinéraires du domaine public que sont les routes nationales (RN1, RN3 et RN6). Le réseau routier urbain est fortement dégradé et souvent impraticable. Des quartiers entiers, crées à la périphérie des villes, sont irrégulièrement desservis et certaines zones habitées ne sont pas fréquentées. Les transports urbains sont assurés par des particuliers agissant dans un cadre uniquement informel en l’absence des sociétés de transport routiers structurées.

Le trafic routier se caractérise par une insuffisance de routes, un état dégradé de l’existant et un entretien défaillant. Au sujet du fonds routier, la rétrocession des fonds alloués par le trésor public ne se fait ni de façon automatique ni dans leur intégralité, et ne respectant pas les délais de mise à disposition des fonds. Cette situation rend difficile l’émergence de petites et moyennes entreprises qui devraient prendre le relais de l’Office congolais d’Entretien routier (OCER).

  • Transport aérien

A Brazzaville, La situation de la piste de l’aéroport international de (Maya-Maya) est caractérisée par la dégradation des battements de dalles dues au vieillissement de la couche de base et de la vétusté de l’aérogare et des zones de fret. Sa réhabilitation en cours offrira à l’avenir des conditions de meilleures exploitations. A Pointe-Noire, l’aéroport Agostino-Neto a été réhabilité au niveau de la piste et de l’aérogare offrant des conditions d’exploitations satisfaisantes.

La réhabilitation et la construction des aéroports de Dolisie et d’Ollombo sont en cours. La plupart des aérodromes secondaires mal desservis pour certains ou à l’état d’abandon pour d’autres devraient, s’ils étaient réhabilités, permettre de désenclaver l’arrière-pays. La privatisation de la compagnie nationale avance très lentement tandis que la naissance de celle de la sous-région (Air-CEMAC) tarde à voir le jour en dépit des engagements des chefs d’Etat de la Communauté.

Le transport aérien est assuré par des entreprises privées étrangères et par des privés de droit congolais. Il est confronté pour ce qui est du trafic intérieur au vieillissement des aéronefs et à l’insuffisance des structures aéroportuaires. En outre les coûts de transports aériens ne permettent pas un rapprochement facile des populations situées sur l’ensemble du territoire. L’acquisition d’appareils et d’instruments de météorologie a permis une reprise ne main de quelques stations.

  • Transport ferroviaire

Le réseau ferroviaire congolais compte 795 Km, dont 512 reliant Brazzaville à Pointe-Noire, par le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) et 285 Km reliant Mont-Mbelo à Mbinda (frontière avec le Gabon), par la voie de la Compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG). Les infrastructures du chemin de fer, déjà en mauvais état avant 1997, ont été fortement endommagées. De nombreuses sections de voies ont des plates-formes dégradées, le ballast est en mauvais état, certaines parties importantes de la voie doivent être remplacées et de nombreux ouvrages d'art (ponts ou viaducs) sont dégradés.

La majorité des gares ferroviaires sont endommagées, sans électricité, et la carence est totale en termes de télécommunications. La ligne principale de Brazzaville à Pointe-Noire, longue de 510 km, est dans sa majeure partie à voie unique. Une nouvelle section de 91 km, construite dans les années 90, n'échappe pas à la dégradation prononcée résultant du manque d'entretien. La persistance de l’insécurité dans le département du Pool, les coûts élevés des tarifs et la mauvaise qualité des services limitent la mobilité des populations. On note aussi que les équipements sont obsolètes et en quantité insuffisante.

L’atelier dépôt terminal de Brazzaville a été démantelé et les bâtiments de certaines gares secondaires manquent d’un minimum d’équipement. L’insuffisance du parc de wagons, de matériel de traction ou de manœuvre, maintient le CFCO dans un goulot d’étranglement pour la chaîne transcongolaise des transports, obligeant les chargeurs à recourir au pont aérien.

  • Transport fluvial

Les voies navigables d’une longueur totale de 5000 km, avec les voies d’eau inter-Etats sont assez biens suivies et entretenues par le service commun d’entretien des voies navigables. Le secteur fluvial est celui qui, en l’état actuel de la situation des infrastructures de communication au Congo, dessert tous les départements du Nord Congo difficilement accessibles par routes. Il reste le mode privilégié des transports des pondéreux, le bois en particulier qui permet également d’assurer les liaisons Brazzaville6Bangui avec la possibilité de s’ouvrir vers les régions intérieures de la République démocratique du Congo, l’Est du Cameroun et le Sud de la République Centrafricaine. Les voies navigables, ports et transports fluviaux, souffrent depuis leur création d'un déficit financier aggravé par les destructions et pillages occasionnés par les guerres de 1993 à 1999, qui ont entraîné la destruction de 80 % des infrastructures et équipements.

La capacité de transport a fortement baissé à cause de l’insuffisance et du vieillissement du matériel, malgré la reprise récente de l’activité pour le secteur privé national. Les ports (port autonome de Brazzaville et ports secondaires) souffrent d’une faiblesse des équipements portuaires et l’existant est exposé aux actes de vandalisme. L’absence de dragage, et les durées d’étiage qui s’allongent maintenant à plus de quatre mois pour l’Oubangui et la Sangha rendent difficile la navigation sur ces cours d’eau.

  • Transport maritime

Les infrastructures et les équipements du Port Autonome de Pointe-Noire sont dégradés et deviennent inadapté au trafic des conteneurs. Les terre-pleins et les bords des quais sont pour la plupart en très mauvais état. Les réseaux électriques, d’eau et d’assainissement du port sont défaillants et génèrent ainsi des conditions d’exploitation très pénalisantes, réduisant dans les proportions importantes le rendement portuaire.

D’autres aspects des transports maritimes ne font pas l’objet d’une attention suffisante, en particulier la sécurité et le contrôle de la pollution. Malgré les efforts fournis pour la mise en place des structures relevant de la sécurité maritime, on note encore un manque d’équipements nécessaires à l’exercice de la surveillance maritime et de la protection du milieu.

  • Notes de fin : Sources

1. Géographie de la République du Congo. Source: http://fr.wikipedia.org/w/index.php?oldid=73697730 Contributeurs: Badmood, Bel Adone, Coyote du 86, Hbbk, Inisheer, Jdresse, Katepanomegas, Lmaltier, Ludo29, Manukassa, Marion Touvel, Olivierkeita, Ste281, 11 modifications anonymes (Consultée le 15/12 /2011)

2. Centre National de la Statistique et des Etudes Economiques (CNSEE), Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). - Recensement général de la population et de l’habitation - 2007.

3. Centre National de la Statistique et des Etudes Economiques. Annuaire statistique du Congo, 2009.

4. Ministère du Plan et de l’Aménagement du Territoire. Document de stratégie de réduction de la pauvreté. 208 – 2010.