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Food safety and nutrition

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This analytical profile on food safety and nutrition is structured as follows:

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Résumé analytique

The English content will be available soon.

Trouver des solutions pour assurer son autosuffisance pour les aliments de base constitue une priorité pour le Gabon. La production agricole du Gabon n’est ni suffisante ni assez variée pour combler les besoins locaux. 85% des produits alimentaires présents sur marché viennent des pays voisins ou des autres pays étrangers dont l’Europe et l’Afrique du Sud. Dans la sous-région d’Afrique centrale, c’est le Cameroun qui se positionne en tête des importateurs des denrées alimentaires en direction du Gabon.

L’Etat gabonais a donc mis en place une stratégie de promotion de son agriculture, qui passe par le soutien aux petits exploitants agricoles, individuels ou regroupés en coopératives, à travers l’encadrement, la formation, la fourniture d’intrants, de matériels et de financement dans la mesure du possible, la production de semences et la recherche des investisseurs privés nationaux.

Mais la tâche est difficile, car le secteur agricole n’a jamais suscité grand intérêt chez les jeunes, pourtant formés dans les écoles spécialisées. De plus, la main-d’œuvre en province est presque inexistante et se trouve plutôt dans la capitale, où vit plus de la moitié de la population du pays. Là, de plus en plus de Gabonais s’adonne à l’agriculture de subsistance pour faire face à la dégradation de leur pouvoir d’achat affaibli par une inflation galopante. Ainsi, pendant le week-end, plusieurs d’entre eux se rendent à la campagne où ils entretiennent un potager.

L’idée a fait son chemin et, lentement, quelques familles ont créé des potagers importants derrière leur maison. Dans la périphérie des villes, les champs de manioc et de banane plantain se sont multipliés. Parallèlement, les pouvoirs publics et les Organisations internationales initient des actions, à l’exemple du plan adopté par le gouvernement en 2005 à l’issue du Forum national de consensus sur le développement agro-pastoral et rural organisé par le ministère de l’Agriculture, ou de la contribution de l’IGAD à la création de plus de 200 entreprises agricoles qui déversent chaque jour sur le marché local environ 20 tonnes de légumes et presque autant pour les produits vivriers.

Ces entreprises produiraient de 2500 à 3000 tonnes d’aliments frais par an avec un chiffre moyen annuel de 800 millions de francs CFA5. Le Gouvernement s’est fixé un objectif global de croissance de 8% du secteur agricole. Pour cela, il a accru les capacités d’encadrement des paysans par l’IGAD, en favorisant son implantation dans les chefs-lieux des provinces à savoir : Libreville, Lambaréné, Port-Gentil, Mouila, Tchibanga, Makokou, Koulamoutou, Franceville, et Oyem.

Cette dynamique se matérialise par la mise en place d’unités de productions maraîchère et vivrière. Le budget du secteur a été significativement accru. En attendant de mettre en place un plan holistique de développement rural, le Ministère de l’Agriculture a sollicité et obtenu du Gouvernement, des réservations foncières qu’il se propose de mettre à la disposition des opérateurs privés, pour accroitre la production des cultures maraichères1.

Finalement, pour une sécurité alimentaire au Gabon, les perspectives sont encourageantes.


Sécurité alimentaire

Nutrition

Etat de la surveillance

Notes de fin: sources, méthodes, abréviations, etc.