Trial version, Version d'essai, Versão de teste

Analytical summary - Leadership and governance

From AHO

Jump to: navigation, search

The English content will be available soon.

L’intelligence du système de santé du Mali, c'est-à-dire sa gouvernance s’est adaptée surtout ses dernières années pour faire face aux problèmes et priorités de santé sous l’influence des changements liés à l’environnement politique et socio-économique interne et international. Cet environnement est marqué par des engagements stratégiques et opérationnels mettant l’accent sur l’implication de l’ensemble des parties prenantes du système de santé afin de lui assurer des résultats à hauteur des objectifs sanitaires définis.

Au cours des premières décennies d’indépendance, la gouvernance du système de santé est marquée par le centralisme étatique sous l’idéologie socialiste dominante et l’exclusion de l’initiative privée dans la santé. Les changements économiques et politiques des années 80 et 90, sous la contrainte des programmes d’ajustements structurels, ont favorisé l’éclosion du secteur privé et l’émergence d’une gouvernance décentralisée du système de santé fondée sur le partenariat entre l’Etat et les communautés. L’avènement des cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté documents CSLP et CSCRP et des initiatives globales telles que l'IHP,le COMPACT sont venus renforcer l’alignement des interventions sanitaires aux objectifs du millénaire pour le développement (OMD), le niveau de priorité de la santé dans les interventions gouvernementales, l’aide extérieure, et l’émergence d’une culture de gestion axée sur les résultats dans le secteur de la santé.

Les orientations politiques actuelles du Mali, basées sur l’implication des collectivités, communautés et des citoyens dans la gestion locale et la mise en œuvre des stratégies de développement, notamment en matière de santé (décret de transfert des ressources et guide de transfert) sont renforcées par l’émergence de mécanismes de renforcement de la protection sociale à travers les organismes d’assurance maladie Agence Nationale d'Assurance Maladie, l’extension du mouvement mutualiste (document de politique d’extension de la mutualité) et du développement du partenariat public-privé dans le secteur de la santé.

Ainsi, la planification dans le secteur de la santé est elle faite de façon pyramidale du bas vers le sommet. Toutefois, l’articulation de la planification opérationnelle annuelle avec les plans de développement et le cadre de dépenses à moyen terme CDMT et CDMT révisé est réalisée à travers des orientations stratégiques validées par le sommet et envoyées à la périphérie pour lignes directrices.

L’adaptation d’une approche sectorielle dans le secteur s’est traduite par des efforts qui ont abouti a la mise en place de cadres inclusifs de pilotage des interventions sanitaires à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. La gestion financière dans le secteur public de santé s’est inscrite dans le cadre plus large des efforts de modernisation de la gestion des finances publiques. Cependant, l’application des procédures de gestion publique dans le secteur de la santé, (document manuel de procédure de gestion du PRODESS) est assez complexe en raison des spécificités institutionnelles du secteur et de la multiplicité des partenaires techniques et financiers. Malgré cette complexité, des améliorations sont notées dans la gestion des finances publiques dans le secteur de la santé.

Les cadres de pilotage des interventions sanitaires sont soutenus par un système d’information de plus en plus performant et exhaustif, mais dont la régularité des rapports (promptitude), l’analyse et la prise de décision aux différents niveaux(rapport d’évaluation du schéma directeur) et l’inclusion des secteurs privés notamment lucratifs restent la principale faiblesse (complétude), (Rapport de l’étude diagnostique sur le secteur privé.

La mise en œuvre de la nouvelle politique de santé et de population a été soutenue entre 1991 et 1998 par le projet Santé, Population et Hydraulique Rurale (PSPHR) qui jette les bases de l’approche sectorielle dans le secteur de la santé. A la fin des années 90, le Mali adopte un Plan Décennal de Développement Sanitaire et Social (PDDSS), qui s’étend sur la période 1998–2007, et un Programme de Développement Sanitaire et Social (PRODESS) (PRODESS) qui sert d’instrument de mise en œuvre quinquennale du PDDSS avec son cadre de dépenses à moyen termes.

L’avènement des cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté et les principes d’appropriation et de responsabilisation qui les sous-tendent ont favorisé l’adaptation des modalités d’intervention des partenaires techniques et financiers qui viennent renforcer l’approche sectorielle du PRODESS. Fort de cette approche le Mali s’inscrit comme pays pilote dans la mise en œuvre des initiatives nouvelles avec la communauté internationale comme la Déclaration de Paris, l’Initiative pour le Leadership Ministériel et le Partenariat International pour la santé avec la signature en 2009 d’un Compact, qui viendrait renforcer non seulement l’approche sectorielle, mais aussi la coordination et la rédévabilité mutuelle avec les interventions des initiatives globales et des partenaires techniques et financiers. La structure verticale de l’administration sanitaire, avec trois niveaux aux fonctions complémentaires, est constituée par le niveau central du Ministère de la Santé qui impulse les orientations en matière de politique nationale de développement sanitaire, assure la coordination des interventions de mise en œuvre et la mobilisation des ressources. Les services centraux sont chargés de l’élaboration des projets d’éléments de politique conformément aux orientations définies, la coordination et le suivi de la mise en œuvre des activités. Au niveau intermédiaire, les services déconcentrés du Ministère de la Santé, dont neuf directions régionales de la santé, servent d’interface entre le niveau central et le niveau opérationnel constitué des districts sanitaires. Les neuf directions régionales de la santé sont chargées de l’appui technique, de la coordination et du suivi du niveau opérationnel. Le niveau opérationnel est constitué des districts sanitaires qui assurent le suivi de la mise en œuvre des interventions.

En plus des arrangements institutionnels associés à la structure verticale de l’administration sanitaire, l’approche sectorielle du PRODESS est fondée sur quatre piliers: un cadre unique de planification, une gestion conjointe à travers les organes du PRODESS, une procédure financière préférentielle, et un système de suivi-évaluation conjoint. Pour piloter de façon efficace la mise en œuvre du PRODESS des organes et instances de décision ont été crées à tous les échelons de la pyramide sanitaire. (décrets 115 et 149). ces organes viennent d’être renforcer pour donner plus de place à la société civile et au département de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille dans la gestion du PRODESS.

Les instances du PRODESS se tiennent systématiquement en amont pour enrichir la revue commune du cadre stratégique pour la lutte contre la pauvreté qui est l’instance nationale qui prend en compte toutes les options et les résultats sectoriels de développement au Mali.


Forces
    • Processus participatif et consensuel à tous les niveaux;
    • Cadre unique de référence pour la planification et le suivi évaluation du PRODESS;
    • Prise en compte des résultats du secteur de la santé dans la revue du CSCRP,
    • Adhésion de plus en plus forte de la société civile et des PTF dans la mise en œuvre des politiques de santé au niveau local,
    • Mise en œuvre des principes de la déclaration de Paris.
Faiblesses
    • Complexité des procédures de décaissement de certains PTF;
    • Multiplicité des audits spécifiques,
    • Tension de trésorerie au niveau des finances publiques
    • Existence des projets parallèles dans l’approche programme ;
    • Problème de complétude et promptitude des données du système d’information sanitaire ;

- Faible prévisibilité à long terme des financements des acteurs ;

Recommandations
    • Renforcer la mise en œuvre de la Declaration de Paris ;
    • Renforcer le partenariat dans la santé notamment public-privé ;
    • Renforcer les systèmes d’information,