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Analytical summary - Medical products, vaccines, infrastructures and equipment

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Le Mali a adopté une politique pharmaceutique qui organise tout le secteur pharmaceutique. Elle est partie intégrante du Plan Décennal de Développement Sanitaire et Social (PDDSS 1998-2007) comme défini par la loi d’orientation sur la santé. L’objectif de cette politique est de rendre accessibles, géographiquement, physiquement et financièrement à la population, des médicaments essentiels de qualité y compris ceux de la pharmacopée traditionnelle et les produits sanguins sécurisés. (Cartographie et évaluation approfondie du système d’approvisionnement et de distribution des médicaments essentiels).
Il s’agit de la disponibilité des médicaments essentiels y compris les anti-rétroviraux, les réactifs, les vaccins et les consommables (y compris les stocks de moustiquaires au niveau village). Le fonctionnement de la chaîne du froid est assurée dans tous les établissements de santé publics (centres de santé communautaires, centres de santé de référence, établissements hospitaliers publics) et les établissements pharmaceutiques (officines, vente en gros, laboratoires privés) La disponibilité est garantie lorsque 80 % de ces établissements ont le médicament, les vaccins, les réactifs et consommables dont on a besoin, sans rupture de stocks et à un prix accessible, pour soigner en temps voulu, les malades ou les personnes à haut risque. Pour ce faire, il s’agira de renforcer leurs capacités de planification, d’organisation, d’animation et de contrôle des circuits d’approvisionnements, de stockage, de distribution et de contrôle de qualité des produits dans les établissements pharmaceutiques et de santé. Pour assurer une meilleure accessibilité financière, il faudra faire baisser le prix moyen par ordonnance à travers une prescription plus rationnelle et renforcer le principe de substitution des médicaments essentiels en DCI aux spécialités conformément au décret n° 95-448.


Forces 
  • Disponibilité d’un schéma directeur d’approvisionnement et de distribution depuis 1996 ;
  • Disponibilité d’un contrat plan Etat/PPM consacrant à la PPM l’outil privilégié de l’Etat pour l’approvisionnement des établissements publics et privés ;
  • Décision politique pour acheter en priorité par appel d’offres international ce qui permet d’acquérir les produits de meilleure qualité et aux meilleurs prix ;
  • Effectivité de l’approvisionnement des ARV et CTA et leur distribution de façon intégrée au schéma directeur d’approvisionnement et de distribution ;
  • Maîtrise du système d’approvisionnement en vaccins et matériel d’injection avec l’appui de l’UNICEF ;
  • La PPM a bénéficié du renforcement de ses capacités (formation du personnel, informatisation, réfection d’infrastructures, acquisition de logistique roulante) à travers le fonds mondial VIH/SIDA. D’autres structures impliquées comme la DPM, le LNS ont aussi bénéficié de cet appui ;

• Existence de structures privées agréées dans l’approvisionnement en médicaments, venant en complément à la PPM.


Faiblesses
  • Absence d’un schéma d’approvisionnement fiable en réactifs et autres consommables de laboratoire ;
  • Non maîtrise de l’approvisionnement des spécialités hospitalières ;
  • Non maîtrise des besoins en médicaments ;
  • Fraude et marché illicite ;
  • Absence de coordination efficace de l’appui des partenaires en matière d’approvisionnement en produits de santé ;
  • Insuffisance dans l’application des textes législatifs et réglementaires en matière de gestion des médicaments ;
  • Insuffisance dans le suivi des activités liées à la gestion et la prescription des médicaments, l’évaluation des besoins en médicaments (y compris les ARV), à l’application des procédures de gestion du Schéma Directeur d’Approvisionnement en Médicaments Essentiels (approvisionnement, gestion des stocks, gestion financière, prescription des médicaments par niveau), notamment les ARV, les CTA, les Anti TB, les contraceptifs et les MTA, réactifs, etc.
  • Insuffisance dans l’affectation des ressources matérielles (équipements, infrastructures, notamment, insuffisance de logistique roulante au niveau de la PPM pour assurer correctement les ravitaillements des régions et des districts sanitaires en médicaments essentiels notamment les ARV, les CTA, les Anti TB ; faible capacité de stockage des magasins de la PPM, surtout au niveau des régions (vétusté des magasins de stockage et de distribution) ; insuffisance de chaînes de froid fonctionnelles dans certains Cscom);
  • Faible capacité de gestion des ASACO (Association de Santé Communautaire) et de certains gérants des dépôts de vente. Dans la perspective de la décentralisation, ceci est un obstacle a l’accès universel aux ARV, CTA et antituberculeux.


Recommandations
  • Assurer la coordination entre les acteurs du système lors des opérations de sélection et de quantification des besoins ;
  • Assurer la formation des acteurs sur les bonnes pratiques en matière de sélection et quantification des besoins et assurer le délai de transmission au plus tard le 30 septembre ;
  • Rénover les locaux et fournir les équipements d’entreposage et manutention répondant aux normes internationales ;
  • Faire élaborer un plan type de construction des dépôts pour les adapter au besoin de gestion des entrepôts ;
  • Renforcer les mesures visant à améliorer la prescription rationnelle des médicaments et leur utilisation rationnelle.