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La politique sanitaire repose sur les principes des soins de santé primaires et de l'Initiative de Bamako avec une organisation sous forme pyramidale du système de santé. Cette pyramide va de la base constituée par les structures de premier contact avec une organisation du système de référence vers le sommet.

Au cours de la dernière décennie, la couverture sanitaire s'est considérablement améliorée par la participation des structures privées et communautaires à travers la gestion des centres de santé communautaires (CSCOM) par les Associations de Santé Communautaire (ASACO). Les CSCOM fournissent un Paquet minimum d'activités comprenant des activités curatives, préventives et promotionnelles. La porte d'entrée entre les populations et le système de santé est censée être assurée par les CSCOM, qui sont proches des populations, et plusieurs efforts sont faits pour augmenter l'accessibilité des soins aux populations.

Quant aux centres de santé de référence (CSREF) qui constituent le 1er niveau de référence, leurs activités évoluent en fonction de leur plateau technique (activités de consultation curative et de référence). Les activités promotionnelles sont organisées de pair avec les services du Développement social. Les services de soins de référence (2nd et 3e référence) sont fournis par les hôpitaux régionaux et nationaux.

Cette politique coexiste avec des programmes spécifiques de prise en charge de certaines maladies. Ce qui fait que dans la pratique, certaines pathologies reçoivent plus d'attention que d'autres, et certaines catégories de population (en particulier, les enfants de 0 à 5 ans et femmes (enceintes) bénéficient de traitements privilégiés (gratuité de certains soins).

Les maladies chroniques font l'objet de services spécialisés au sein ou hors des hôpitaux publics, principalement à Bamako et d'autres sont prises en charge au niveau des CSCOM ou CSREF (tuberculose, VIH/SIDA, lèpre). Le système de santé malien relève des secteurs communautaire (CSCOM), confessionnel, public (CSREF, hôpitaux publics) parapublics(CMIE) et privés.

Toutefois, l'exercice à titre privé des professions sanitaires est autorisé depuis 1985 . Une récente étude montre que le secteur privé représente 50% ou plus de l'offre des différentes filières et est devenu progressivement une des composantes clés du système de santé malien (Rapport étude diagnostic partenariat public privé ?). Malgré son importance dans les chiffres, l’intégration des données du secteur privé dans le système national d’information sanitaire (SNIS) n’est pas complète. en vue de renforcer la performance du secteur public. le Ministère de la Santé commence à développer le partenariat public-privé (PPP).

Le premier Programme de Développement Socio-Sanitaire 1998 – 2002 (PRODESS I) ayant mis l'accent sur l'augmentation de la couverture sanitaire, le PRODESS II 2005-2009 vise à renforcer la disponibilité, l'accessibilité et la qualité des services de santé. Ce dernier a été prolongé jusqu’en 2011 pour le cadrer avec le cycle de programmation du Cadre stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP). A partir de la mise en œuvre des deux PRODESS, nous pouvons faire les constats suivants :

Forces:

  • Politique sanitaire basée sur les soins de santé primaires
  • Augmentation du taux de couverture en infrastructures et en personnel
  • Participation communautaire à travers les ASACO
  • Gratuité de certains soins (TB, VIH/SIDA, paludisme pour les enfants de 0 à 5 ans et les femmes enceintes, césarienne, lèpre)
  • Efforts déployés pour réduire le coût de l'ordonnance
  • Améliorations au niveau du système de référence-évacuation
  • Création du Centre de Recherche et de Lutte contre la Drépanocytose (CRLD), existence d'associations soutenant certains types de malades chroniques souffrant de diabète, d’insuffisance rénale, de cancer, de pathologies cardiovasculaires, de drépanocytose.
  • Amélioration du plateau technique et des spécialités médicales au Mali
  • Existence des projets d'établissements des hôpitaux
  • Développement progressif du partenariat public-privé (PPP)

Faiblesses

  • Insuffisances dans la gestion et la motivation des ressources humaines, résultant dans la disponibilité et la répartition inéquitable du personnel (voir le module sur le personnel de santé )
  • Insuffisance de la qualité des services du plateau technique, des normes d'équipement
  • Faible capacités techniques des ASACO, faible motivation des membres des ASACO
  • Faible motivation des relais communautaires
  • Insuffisance de l'intégration du secteur privé dans le système de santé
  • Absence de certains soins spécialisés en-dehors de la capitale Bamako
  • Insuffisance dans l’accueil des patients dans les structures (voir rapport 2009 de l'ANEH)
  • Insuffisance dans l’application de la responsabilité médicale

Recommandations:

  • Poursuivre l'extension de la couverture sanitaire, notamment dans les zones pauvres
  • Améliorer l'accès au paquet minimum d'activités (PMA)
  • Mettre en oeuvre et/ou mettre à échelle des stratégies novatrices
  • Améliorer la qualité de l'offre de soins
  • Renforcer la disponibilité et l'accessibilité du paquet de soins obstétricaux et néonataux essentiels
  • Renforcer la lutte contre les maladies infantiles et maternelles, le VIH/Sida et la tuberculose
  • Renforcer la référence/évacuation
  • Mettre en œuvre les recommandations du forum mondial sur la nutrition tenu à Bamako
  • Renforcer la lutte contre le VIH/SIDA, notamment en renforçant le plateau technique des laboratoires des hôpitaux au niveau des régions, en institutionnalisant la prise en charge globale et en repositionnant la planification familiale
  • Mettre en œuvre la politique nationale de développement des ressources humaines pour la santé
  • Mettre en œuvre la stratégie nationale de maintenance des équipements, infrastructures et équipement biomédical
  • Développer la télémédecine
  • Poursuivre la médicalisation des CSCOM
  • Renforcer l'IEC et développer le partenariat, l'approche communautaire et la mobilisation sociale.