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Analytical summary - Epidemic and pandemic-prone diseases

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Les maladies à potentiel épidémique bénéficient de surveillance régulière dans le pays. Il s’agit de huit maladies qui ont connu des épisodes épidémiques durant la dernière décennie : la méningite, le paludisme, le choléra, les fièvres hémorragiques, la rougeole, la poliomyélite flasque aigue, les diarrhées sanglantes et le tétanos.

Entre septembre 2009 et mai 2010, 1519 cas de rougeole ont été dénombrés dont 18% chez les enfants de moins de 5 ans et 21 décès enregistrés chez les adultes[1]. Une flambée récente – en 2011 – a touché trois régions du Sud-Est du pays avec plus de 207 cas et 3 décès.

En 2009, le système de surveillance a détecté 13 cas de poliomyélite flasque aigue et 5 cas en 2010[1]. Cette réimportation a été interrompue grâce à l’effort du gouvernement et de ses partenaires.

La Mauritanie appartient à la ceinture sahélienne de la méningite cérébro-spinale. La maladie est causée par les germes de sérotype A et C, et touche surtout les enfants et les jeunes adultes. En 2002, le système de surveillance a mis en évidence 66 cas de méningites dont 5 décès[1].

Par le passé, la Mauritanie a connu plusieurs épidémies meurtrières du choléra. Les plus récentes ont été déclarées en 2003 avec 445 cas dont 35 décès et en 2005, 4226 cas ont été notifiés avec 82 décès, soit une létalité de 1,94%[1].

Deux types de FHV ont été la cause d’épidémies en Mauritanie[1]. La fièvre de la Vallée du Rift a été la cause d’une épidémie meurtrière en 1988. Plusieurs autres cas ont été détectés durant la dernière décennie, avec un taux de létalité élevé. La fièvre de Crimée-Congo s’est déclarée en 2003 avec 119 cas et causant 29 décès. En 2010, il a été notifié 3 cas dont 2 décès soit un taux de létalité de 66,66%.

Pour faire face à cette situation, les capacités du service de la surveillance épidémiologique ont été renforcées et un système d’alerte précoce des principales maladies épidémiques a été mis en place. Les laboratoires des hôpitaux régionaux et nationaux ont, également, été renforcés par la formation des laborantins sur la surveillance des maladies à potentiel épidémique et le suivi de la qualité de leurs prestations.

L’appropriation insuffisante par les régions sanitaires de la Surveillance intégrée de la Maladie et la Réponse (SIMR) et la très faible implication des communautés limitent considérablement l’efficacité du système de santé. Une réactualisation du guide technique pour la SIMR pour y inclure les recommandations du Règlement sanitaire international 2005 devait se réaliser en 2008.

Le Règlement sanitaire international 2005 n’a pas connu de mise en œuvre national. Ce n’est qu’en décembre 2011 qu’un plan de mise en œuvre a été adopté en Mauritanie. Le secteur privé n’est pas pris en compte dans la surveillance épidémiologique[2].


References

  1. 1.0 1.1 1.2 1.3 1.4 PNDS 2012-2020 – Analyse de la situation
  2. Rapport d’évaluation biennale 2006-2007 des activités de l’OMS en Mauritanie