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Analytical summary - Gender and women's health

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En Mauritanie, l’environnement affectant la condition de la femme a connu des transformations significatives au cours des trente dernières années.

En 1992, un Secrétariat d’Etat à la Condition Féminine a été créé, ce qui a rendu possible l’élaboration d’une Stratégie Nationale de Promotion Féminine en 1995 et sa mise en œuvre en 1999[1], date à laquelle fut ratifiée et mise en vigueur la Convention sur l’Elimination des Discriminations à l’Egard des Femmes (CEDEF)[2], suivi en 2001 par l’adoption du Code du Statut Personnel (CSP) qui confère à la femme des droits qui lui étaient jusque-là inaccessibles (divorce judiciaire, possibilité pour l'épouse de susciter le divorce…).

L’EDSM 2000 révèle que les femmes chefs de ménage représentent 29% des foyers en Mauritanie et sont confrontées à plusieurs difficultés, en raison de la charge constituée par leur famille, l’absence de revenus adéquats et à l’accès aux principaux facteurs de production (terre, eau, bétail, technologie, capital, formation). Les pratiques néfastes, telles que l’excision, le gavage, les mariages précoces et/ou forcés, les divorces, persistent encore.

En effet, 71% des femmes mauritaniennes sont excisées, avec une proportion qui varie beaucoup selon le groupe ethnique[1]. La pratique du gavage est en recul : 35% des femmes de plus de 40 ans ont été gavées, contre 27% des femmes de 30-39 ans et 11% des 15-19 ans.

Selon la même source, les femmes constituent le groupe le plus vulnérable avec un taux de mortalité maternelle de 747 pour 100,000 naissances vivantes, une femme sur deux se marie avant l'âge de 16 ans, 24% des femmes n'ont jamais entendu parler du VIH/ Sida et seulement 33% connaissent un moyen pour l'éviter, et 67% connaissent des méthodes modernes de contraception, mais seulement 5% les utilisent.

Même si elle progresse en Mauritanie, la prise en compte d’une approche Genre dans la définition des stratégies nationales demeure timide. Une attention particulière est accordée à son institutionnalisation et à la promotion du statut de la femme à travers :

  • le renforcement de la participation économique des femmes ;
  • l’amélioration de leurs accès aux services sociaux de base ; et
  • la promotion de leurs droits à la participation politique et sociale (mise en place du Groupe de suivi Genre, coordination de la gestion et du traitement des litiges familiaux, suivi de la mise en œuvre de la CEDEF, introduction du quota 20% de femmes dans les listes électorales, etc.) ; renforcement de la présence des femmes dans les institutions du pays (19% de femmes à l’Assemblée nationale, 30% dans les conseils municipaux et 20% dans le Gouvernement).


Toutefois, malgré ces avancées, des discriminations de genre persistent encore dans le pays. Pour une meilleure prise en charge de la question, le Gouvernement entend poursuivre ses efforts dans le cadre du CSLP III, en renforçant l’inclusion de la protection sociale des femmes dans l’ensemble des programmes nationaux et régionaux de lutte contre la pauvreté, et les PTF ont mis en place un groupe thématique de concertation qui regroupe des représentants des différentes agences (Groupe de suivi Genre du Ministère chargé de la femme, UNFPA, PNUD, OMS, FAO, PAM, UNICEF, Banque Mondiale, AFD).

References

  1. 1.0 1.1 UNDP-MAUR. Plan cadre des Nations Unies pour l’aide au Développement (CCA)
  2. Groupe des ONG Nationales pour le Suivi-Evaluation de la Mise en OEuvre de la CEDEF en Mauritanie