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Analytical summary - HIV/AIDS

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L’épidémie du VIH en Mauritanie, est de type concentrée avec une prévalence nationale estimée à 0,7%. Dans certains groupes à haut risque d’infection par le VIH, comme les professionnelles du sexe, la prévalence est estimée à 7.64 %.

Il est noté également une prévalence relativement élevée, chez les prisonniers (3,9%) avec un risque d’infection au VIH qui augmente avec la durée d’emprisonnement. Par contre, les autres groupes supposés à risque – camionneurs, marins, pêcheurs – présentent des prévalences proches de celle de la population générale avec respectivement 0,90%, 0,83% et 0,82%[1].

Le nombre de personnes vivant avec le VIH/SIDA suivis au sein du centre de traitement ambulatoire de Nouakchott, est en nette augmentation avec une file active de 3796 dont 1845 sous ARV[2].

La lutte contre le VIH/Sida est une composante prioritaire dans les différentes stratégies sanitaires et de développement humain.

En 2011, La Mauritanie s’est dotée d’un Plan Stratégique National de lutte contre le VIH et les IST pour la période 2011-2015[3], qui comporte cinq domaines prioritaires, à savoir, la réduction des risques de transmission des IST/VIH, la réduction de la vulnérabilité des individus, des familles et des communautés au VIH/SIDA, une meilleure connaissance de l'épidémie du VIH/SIDA, des IST et des comportements, un accès des PVVIH aux soins conseils médicaux, communautaires, traditionnels et au soutien socio-économique, et le développement d’un partenariat et d’une gestion stratégique de la réponse nationale au VIH/SIDA.

L’évolution de la séroprévalence VIH chez les tuberculeux est très significative ; elle est passée de 0,53% en 1986 à 1,4% en 1996 et à 5,2% en 2003 et 4,6% en 2008.

Sur la base de l’analyse des données épidémiologiques, nos stratégies de prévention sont axées sur : La sécurité transfusionnelle s’est développée avec la mise en place d’un Centre National de Transfusion sanguine qui a facilité la mise en réseau de treize (13) banques de sang régionales assurant aujourd’hui un dépistage systématique du sang et le développement d’activités promotionnelles en vue d’une augmentation de la collecte active de sang et de la fidélisation progressive d’une bonne partie des donneurs. Le nombre de donneurs de sang est passé de 6.802 donneurs en 2004 à 10.584 en 2008[4].

Jusqu’en 2010, le dépistage du VIH a connu une importante progression à travers le pays grâce à l’expansion des CDV/SDV, à l’implication de la société civile, et surtout au développement des stratégies avancées de dépistage. Aujourd’hui, on note une nette régression sur l’activité de dépistage, car, sur 22 structures de dépistage ouvertes, seules 5 d’entre elles sont fonctionnelles et transmettent assez régulièrement les données.

La stratégie de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME) [5] n’a pas encore démarré, malgré l’existence d’un document de stratégie nationale qui n’a, réellement, pas connu de diffusion au plan national, et l’existence de 14 sites fonctionnels destinés à PTME répartis dans le pays, mais dans lesquels seul le dépistage des femmes enceintes est proposé, quand les tests sont disponibles.

La sécurité et la protection contre le VIH en milieu de soins (AES) n’ont pas connu une mise en œuvre réelle. Les principales actions menées dans ce sens ont été la formation d’un groupe limité de personnel et l’acquisition d’incinérateurs pour les hôpitaux régionaux, et dont la plupart se sont avérés inadaptés. Le Ministère de la Santé a élaboré une stratégie de gestion des déchets biomédicaux, mais qui n’a pas encore été adoptée.

Afin de contribuer de manière efficace et rapide à la survie et à l’amélioration de la qualité de vie des PVVIH, une stratégie de prise en charge psychosociale et médicale des PVVIH a été mise en œuvre depuis 2004 avec une prise en charge médicale gratuite comprenant les ARV, les bilans biologiques et les médicaments des Infections Opportunistes, et la distribution de kits alimentaires dans le cadre d’un appui nutritionnel et d’une assistance alimentaire aux PVVIH.

Une « loi relative à la prévention, la prise en charge et le contrôle du VIH/SIDA » ou Loi N° 2007.042, a été édictée en 2007. Elle rend les institutions publiques, privées et celles relevant de la société civile responsables des actions de prévention, de protection et de prise en charge des populations relevant de leurs champs d’action. Elle devrait faciliter la prise en charge communautaire des PVVIH, des orphelins, des veuves et des familles affectées par le VIH/SIDA, avec l’appui des PTF.

Par ailleurs, un axe de communication pour le changement des comportements est développé dans les programmes de l’enseignement général, technique et professionnel, dans les mosquées, et auprès des jeunes, des femmes, des groupes à haut risque et des groupes passerelles, ainsi que la population générale.


References

  1. Rapport de synthèse des Enquêtes comportementales et sérologiques sur le VIH/SIDA et les IST chez les camionneurs, les marins et les pêcheurs en Mauritanie, INRSP, 2009
  2. Données CTA au 20 Décembre 2011
  3. Rapport dÁctivité sur la Response au Sida en Mauritanie 2012, Comite National de Lutte Contre le Sida, Republique Islamique de Mauritanie
  4. Données 2010 Cf. CNTS
  5. Vulgarisation et Réplication des Meilleures Pratiques en Afrique de l’Ouest, Renforcer la Réponse Ouest Africaine à l'Epidémie du VHI