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Analytical summary - Health information, research, evidence and knowledge

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Les données démographiques de base en Mauritanie, sur lesquelles l’estimation des tailles et la définition des caractéristiques des groupes sont faites, souffrent de l’imprécision des estimations projetées du recensement général de la population et de l’habitat mené en 2000. Avec plus de dix ans, ces projections deviennent très imprécises, d’où la non fiabilité des programmations et les biais dans l’estimation des niveaux actuels de la performance du secteur.

Par ailleurs, au sein même du Ministère de la santé et malgré l’existence d’outils plus ou moins fonctionnels (SNIS, base de données des RHS, système de suivi des infrastructures et équipements, …), les informations de base nécessaires à toute planification ne sont pas toujours disponibles, puis leur fiabilité ne fait, surtout pas l’unanimité.

Enfin, le Département ne dispose pas d’informations précises sur le secteur privé. En effet, le nombre de structures, leur répartition et leur niveau et types d’activités ne sont pas connus. Il n’existe pas d’outil de transmission de telles données et le suivi de ce sous-secteur est très faible.

Le système national d’information sanitaire a été mis en place en 1990. Depuis, le SNIS a enregistré quelques avancées notables, particulièrement, la mise en place d’un système de recueil des données au niveau des PS et CS, l’opérationnalité d’un service régional doté d’une unité d’information avec logiciel pour la saisie et l’analyse de données pour lesquels le personnel a été formé sur la collecte et l’analyse de données, le renforcement d’une structure centrale SNIS, la publication des annuaires statistiques.

Cependant, le SNIS n’arrive toujours pas à rendre disponibles les informations pertinentes et fiables, à tous les niveaux du système de santé.

Cette situation est imputable, notamment, à la non intégration des hôpitaux et du secteur privé dans le SNIS, l’insuffisance de formations du personnel sur les outils, la faible complétude promptitude des rapports produits, l’irrégularité de la supervision et les ruptures fréquentes des supports de collecte de données, la surcharge des agents du niveau opérationnel par la multitude des rapports à produire (non intégration), et les données collectées ne sont pas analysées et utilisées par les différents niveaux pour les besoins de planification et de gestion.