Trial version, Version d'essai, Versão de teste

Analytical summary - Immunization and vaccines development

From AHO

Jump to: navigation, search

The English content will be available soon.

Mauritanie 3163.jpg

Des progrès importants ont été enregistrés dans la diminution de l’incidence et la mortalité des maladies cibles du PEV. Le dernier cas de poliomyélite en Mauritanie, remonte à 2001 ; le nombre de cas de rougeole se trouve à son niveau le plus bas pendant l’année 2005 ; le nombre de cas de tétanos maternel et néonatal reste très bas et aucun cas de fièvre jaune n’a été notifié depuis plusieurs années.

La politique nationale de vaccination[1] préconise la vaccination des enfants et des femmes en âge de procréer.

Pour les enfants, tous les antigènes du programme devraient être administrés avant l’âge de 1 an, en 5 contacts vaccinaux. Initialement, il s’agit des vaccins contre la tuberculose (BCG), la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, et la rougeole (VAR). A ce calendrier, le vaccin contre l’hépatite B a été introduit depuis mars 2005. Le tableau n° 7 ci-dessous indique les âges minima recommandés pour chacune des vaccinations :

Tableau n° 4.4.1 : Calendrier vaccinal de routine pour les enfants de 0 à 11 mois

Tableau n° 4.4.1 Calendrier vaccinal de routine pour les enfants de 0 à 11 mois.png

Pour les femmes enceintes et en âge de procréer, cinq contacts vaccinaux sont également prévus dans le cadre de la lutte contre le tétanos maternel et néonatal :

Tableau n° 4.4.2 : Calendrier vaccinal des femmes enceintes et en âge de procréer

Tableau n° 4.4.2 Calendrier vaccinal des femmes enceintes et en âge de procréer.png

Les activités de vaccination sont mises en œuvre selon une stratégie fixe qui vise les populations résidantes à moins de 5 kilomètres d’une formation sanitaire, une seconde stratégie avancée qui vise celles qui sont à 5 kilomètres et plus de la formation sanitaire, et une troisième mobile qui vise les populations situées à plus de 15 kilomètres de la formation sanitaire. Il est à noter que cette dernière stratégie très coûteuse pour la Mauritanie, est largement développée du fait de la particularité d’avoir une densité faible au Km2 (2,5 habitants/Km2) avec une population très dispersée.

En 2009, les enfants d’un an vaccinés contre la tuberculose ont été couverts à 81%. Le taux de couverture à la DTC1 a atteint 79%, DTC3 64%, polio3 63%, rougeole 59% et HepB3 64%. Le % de nouveau-nés protégés contre le tétanos a atteint 87%[2].

Plusieurs goulots d’étranglement limitent encore les stratégies portées vers l’augmentation de la couverture des services de vaccination, avec un accès à la vaccination limité à cause de l’éloignement des services, l’absence des vaccinateurs et/ou des vaccins, et un taux élevé d’abandon du circuit vaccinal entamé.

La gestion des approvisionnements en vaccins souffre encore de difficultés liées à une estimation approximative des besoins entrainant parfois des ruptures de stock[3], une distribution des vaccins du niveau intermédiaire vers les unités de vaccination non encore maitrisée et un suivi de leur qualité.

La Fiabilité insuffisante de la chaîne de froid, due généralement aux défauts ou insuffisances dans l’entretien des appareils, met souvent en péril la qualité des vaccins.

De même, le manque de formation du personnel, le manque de motivation par insuffisance de supervision et le manque de directives claires en rapport avec la gestion des déchets seraient à l’origine de la déficience de la sécurité des injections.

La surveillance épidémiologique a permis d’obtenir des résultats encourageants dans la surveillance de la Poliomyélite Flasque Aigue à travers la surveillance basée sur les cas, alors que les performances de la surveillance de la rougeole sont encore à l’état quasi débutant. La promptitude et la complétude de rapports de notification de cas hebdomadaire restent encore faibles et la surveillance basée sur les cas pour les autres maladies est quasi inexistante.

La sensibilisation et la communication est la composante la plus faible du Programme. La rareté des séances de sensibilisation des parents lors de la vaccination de leurs enfants et le non implication des leaders communautaires dans l’information de la population à la vaccination traduisent un besoin de formation des acteurs de la vaccination dans le domaine de communication.


References

  1. Politique Nationale de Développement de la Petite Enfance en Mauritanie
  2. Statistiques UNICEF
  3. PLAN PLURIANNUEL COMPLET 2007 – 2011 DU PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION