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Analytical summary - Leadership and governance

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Le leadership et la gouvernance constituent deux questions transversales indispensables à une action efficace de santé. En Mauritanie la faiblesse du leadership du Département de la santé est essentiellement due à la mobilité importante des responsables du secteur, à la faiblesse des compétences techniques chargées du pilotage, de la coordination et du suivi, et à l’insuffisance de transparence dans la prise de décision.

C’est ainsi que les organigrammes qui se suivent ne visent pas à un besoin d’efficacité dans la mise en œuvre de la stratégie nationale et les décisions d’affectation et de nomination aux postes de pilotage, de coordination et de suivi ne respectent pas les critères d’exigence d’efficacité et d’équité.

Le système de santé mauritanien est structuré par un organigramme central (Le décret N° 90/2011/ PM en date du 16 juin 2011, fixant les attributions du Ministre de la Santé et l’organisation de l’administration centrale de son Département) et régional, établi par une réglementation axée sur la déconcentration des activités administratives et techniques et la décentralisation de la décision.

Ces organigrammes ont été élaborés suivant la même procédure, sans une analyse organisationnelle préalable, ni une définition claire des liens fonctionnels entre les différentes entités administratives de même niveau et ni une détermination des rapports entre le niveau central et le régional.

La bonne gouvernance des systèmes de santé est la participation responsable de ceux qui sont concernés par la formulation et le déploiement de politiques, des programmes et des pratiques conduisant à des systèmes de santé équitables et durables.

Dans les wilayas, plusieurs organes regroupant les décideurs locaux, les professionnels de santé et les organisations communautaires, ont été mis en place à différents niveaux du système de santé (CDSS régional et départemental, Comités de Gestion) afin de planifier et suivre la mise en œuvre des actions de santé dans leur aire géographique.

La gouverne des établissements publics est assurée par des conseils d’administrations composés essentiellement par des employés de l’Etat, qui souffrent de déficit d’autorité, et aux quelles les grandes décisions échappent. Leur rôle se limite aux simples affaires répartition d’argent sur les postes budgétaires de l’établissement.

Plusieurs documents de politique et de stratégie ont été élaborés par le Ministère de la santé ces dernières années avec l’implication de ses partenaires techniques et financiers. Toutefois, ces documents n’ont pas connu de mise en œuvre effective, ou s’ils l’ont été, n’ont jamais été évalués.

L’évolution du mode de gestion des établissements de santé vers plus d’autonomie, le renforcement de la déconcentration et la responsabilisation des collectivités locales sur la promotion de la santé témoignent en faveur d’une révision de la gouvernance du système national de santé.

Même si le pilotage du secteur incombe aux seuls responsables du Ministère de la santé, d’autres entités de coordination existent entre PTF afin de mieux harmoniser leurs interventions et s’aligner sur les priorités nationales.

Le développement qu’a connu le secteur de la santé durant les trois dernières décennies, et plus particulièrement, le secteur privé médical et pharmaceutique, n’a pas été accompagné par une réhabilitation et un renforcement des organes de régulation.

L’Inspection générale de la santé, la Direction de la médecine hospitalière, la Direction de la pharmacie et des laboratoires, et l’Institut national de recherche en santé publique n’arrivent pas à jouer leur rôle de régulation pour plusieurs raisons dont les chevauchements dans leurs attributions, le manque de moyens et de motivations, la non application des mesures coercitives et l’insuffisance des textes réglementaires et normatifs.