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Analytical summary - Malaria

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Le paludisme demeure un défi majeur de santé publique en Mauritanie. Il lui est attribué la troisième place en matière de motif de consultation et la première dans les régions de l’Est et du Sud du pays. Les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans sont les plus affectés par la maladie.

Huit (8) wilayas de l’Est et du Sud du pays sont classées endémiques. Il s’agit du Trarza, Brakna, Gorgol, Guidimagha, Assaba, Hodh Gharbi, Hodh Chargui et du Tagant. Le paludisme représente en moyenne 22% des causes de morbidité et plus de 51% des causes de décès dans les formations sanitaires des 8 wilayas endémiques du pays. Il affecte, également, les conditions socioéconomiques des populations.

En 1998, un programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a été adopté, et en 2000, grâce à l’initiative « Faire reculer le paludisme en Mauritanie », des actions de grande envergure ont été menées dans le pays, dont particulièrement, des campagnes nationales de promotion des moustiquaires imprégnées dans toutes les régions endémiques.

Depuis 2004, l’essentiel des financements des actions de lutte contre le paludisme, en Mauritanie, provient du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme. L’OMVS, de son côté, a participé au contrôle de la maladie par le financement et la mise en œuvre d’un programme sous régional de lutte contre le paludisme et la bilharziose. Toutefois, les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur des efforts entrepris et des financements mobilisés[1].

Tableau 4.3.1 : Evolution de la morbidité du paludisme de 2000 à 2009
INDICATEURS 2000 2001 2005 2006 2007 2009
Nombre de cas de paludisme détectés sur 1000 personnes (estimé) 111 63 93 90
Nombre de décès parmi les enfants de moins de 5 ans dus au paludisme sur le nombre total 28% 6% 9%
Proportion d’enfants de moins de 5 ans dormant sous une moustiquaire imprégnée dans les régions endémiques 15% 47,1%
Proportion de femmes enceintes utilisant un traitement préventif contre le paludisme dans les régions endémiques 44,7% 95,2%

Sources : OMS, GFATM, MSAS, RMDH 2003


Selon le tableau 4.3.1, les indicateurs montrent que des progrès ont été réalisés dans la lutte contre le paludisme, notamment, concernant la protection des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes.

Cependant, les enquêtes réalisées[2] ont révélé un faible taux d’utilisation des moustiquaires imprégnées au niveau national, de l‘ordre de 4,1%. Ce taux est de 50% chez les enfants de moins de 5 ans (contre 10,5 % en 2001), et atteint 47 % pour les femmes enceintes (contre 15 % en 2001). En outre, la disponibilité des moustiquaires imprégnées est de 66% au niveau des ménages résidents dans les wilayas du fleuve.

Globalement, on constate une couverture insuffisante en moustiquaires imprégnées et des insuffisances en matière d’implication de la communauté.

Devant l’apparition de phénomènes de résistance à la chloroquine, les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine ont été introduites et mises gratuitement à la disposition des populations de façon à en faciliter l’accès aux plus pauvres.

Malgré la fragilité des données sur les taux de prévalence du paludisme, et sur le taux de mortalité due au paludisme, la cible d’une inversion des tendances historiques au développement de la maladie semble accessible, si les efforts en cours sont poursuivis avec détermination et efficience, avec la communauté.


References

  1. Rapport OMD 2010 Mauritanie
  2. EMIP 2003/2004 et MIS-OMVS de Juin 2009