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Analytical summary - Maternal and newborn health

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La mortalité maternelle est estimée à 683 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes. Les principales causes de cette mortalité élevée sont représentées par un chiffre élevé de grossesses à risque, une insuffisance du dépistage et du suivi de ces grossesses, et une faible accessibilité aux soins obstétricaux d’urgence de qualité, en particulier la césarienne.

Les principales causes immédiates de décès périnataux sont imputées à l’hémorragie du post-partum responsable de 40%, les complications de l’hypertension artérielle (éclampsie en particulier) de 36%, l’infection puerpérale de 7,2% et autres (la dystocie, l’anémie, …) de 16,8% de ces décès maternels[1].

Plusieurs facteurs pèsent encore sur la situation des femmes enceintes et des enfants de moins de cinq ans[2], en Mauritanie. En effet, la pauvreté influe significativement sur l’accessibilité au service de santé. Pour les ménages pauvres le taux d’accès aux soins est de 32,5% contre 44,9% pour les non pauvres[1]. En matière de taux d’accouchements assistés, les écarts sont également notables entre les pauvres et les non pauvre, soit respectivement 39,8% et 78,4%.

D’autres facteurs expliquent ces taux élevés de mortalité, parmi lesquels, les insuffisances du plateau technique à tous les niveaux, l’analphabétisme et le faible accès des grossesses à risque à la césarienne.

La planification familiale est intimement liée à la situation de l’accès à la contraception, et souffre de manque de données fiables. Elle est, cependant, négativement influencée par les prises de position défavorables de certains milieux religieux, l’indisponibilité des produits contraceptifs, l’absence d’IEC, le rôle ambigu de l’Etat et le manque de dynamisme des OSC sur ces questions.

Selon l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP), la séroprévalence du VIH chez les femmes enceintes est passée de 0,57% en 2001[3] à 0,78% en 2005[4]. L’analyse de ces prévalences chez les femmes enceintes montre une augmentation assez préoccupante à Nouakchott (de 0,33% en 2001 à 0,95% en 2005) et à Nouadhibou (de 1,01% en 2001 à 1,3% en 2005 et à 1,66% en 2009), malgré l’absence de différence statistiquement significative.

La tendance serait à la hausse selon le rapport de l’UNGAS 2008, avec en 2010, une prévalence qui avoisinerait 1,3% et le nombre cumulé de décès passerait à plus de 16 000 en 2010.

Les stratégies à développer pour améliorer ces situations doivent agir sur les problèmes liés à l’offre de services en termes de ressources humaines, de structures de santé, d’équipements et de la qualité des services, ainsi que ceux liés à la demande de services tels que les pesanteurs socioculturels, le système d’information et les problèmes relationnels entre les prestataires et les malades (accueil, confiance, …).


References

  1. 1.0 1.1 Rapport sur les OMD Mauritanie 2010
  2. Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ANS
  3. Enquête VIH chez les femmes enceintes
  4. Synthèse des données des huit sites sentinelles