Trial version, Version d'essai, Versão de teste

Analytical summary - Medical products, vaccines, infrastructures and equipment

From AHO

Jump to: navigation, search

The English content will be available soon.

L’adoption d’une politique pharmaceutique nationale et de textes réglementaires, la création d’une société nationale autonome jouant le rôle de centrale nationale chargée de l’approvisionnement et de la distribution des médicaments et équipements du secteur public (CAMEC), la création d’un Laboratoire national de contrôle de qualité des médicaments (LNCQM) et la création d’un centre national de transfusion sanguine (CNTS) assurant la disponibilité et la sécurité du sang dans le pays, ont permis d’accompagner les stratégies de santé axées sur les intrants médico-sanitaires.

Cependant, la faiblesse des mécanismes de gestion des approvisionnements en produits pharmaceutiques et les insuffisances du contrôle du marché limitent l’accès aux médicaments de qualité.

La politique pharmaceutique nationale 022/2010 n’a jamais connu un cadre de mise en œuvre et par conséquent, n’a pas fait l’objet d’un suivi, ni d’une évaluation.

La Mauritanie dispose d’une législation relative au commerce des produits pharmaceutiques, et la DPL/MS, avec l’assistance de l’OMS, est l’autorité de réglementation pharmaceutique chargée de délivrer les autorisations de mise sur le marché des produits, de leur inspection, du contrôle de leur importation et de l’octroi de licence. Il existe, cependant, un mécanisme d'exception d'homologation pour les médicaments dits orphelins, tels que les ARV et les Antituberculeux.

Le contrôle de la qualité des médicaments est dévolu au Labortaoire National de Contrôle de Qualité des Médicaments (LNCQM) qui a été créé en 2008 par Arrêté R 3307/2008.

Le pays a signé plusieurs conventions relatives au contrôle du commerce des médicaments à usage restreint, et a promulgué la Loi 2008/012 relative au contrôle du marché licite des stupéfiants, substances psychotropes et précursseurs. Il n’existe, toutefois, pas un systeme de pharmacovigilance.

Les achats publics des produits pharmaceutiques sont centralisés au niveau de la Centrale d'Achat des Médicaments Essentiels et Consommables (CAMEC). Certains programmes de santé s'approvisionnent directement à travers certains organismes humanitaires ou certaines institutions du Système des Nations Unies. Les produits pharmaceutiques sont soumis au recouvrement de coût sauf, dans le cadre de l'indigence où les soins et les intrants sont gratuits, et certains produits tels que les antipaludéens, les antituberculeux, les médicaments contre le Sida et les vaccins du PEV.

Il n’existe aucun système de réglementation des prix des produits pharmaceutiques pour le secteur privé, sachant que les médicaments sont éxonerés de tous droits et taxes. Pourtant, une liste de médicaments dits remboursables avec une tarification fixée par arrêté, est prise en charge dans le cadre d’une assurance-maladie nationale ou de systèmes privés d’assurance.