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Analytical summary - Non-communicable diseases and conditions

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L’exode rural et le développement des villes en Mauritanie, la sédentarisation et les changements culinaires qu’a connu sa population, ainsi que l’expansion du tabagisme et des substances psycho actives, particulièrement chez les jeunes, ont entrainé l’émergence d’un certain nombre de pathologies.

Les pathologies cardio-vasculaires, dominées par l’hypertension artérielle (HTA) est l’une des premières causes de consultation chez les adultes âgés, avec une prévalence estimée à 22%[1], seraient en forte croissance.

Avec le développement des moyens de diagnostic, les cancers sont de plus en plus répertoriés dans les statistiques sanitaires comme cause non négligeable de mortalité et d’évacuation à l’extérieur du pays (28%). Selon une étude réalisée par le Service d`anatomopathologie du Centre Hospitalier de Nouakchott, entre janvier 2000 et décembre 2004, 1300 nouveaux cas de cancer ont été enregistré, dont 62% chez les femmes et 38% chez les hommes, et 55,8 % chez les personnes d’âge moyen entre 35 et 64 ans et 26,6% chez les personnes âgées de plus de 56 ans[2].

Les accidents de la voie publique seraient responsables, au niveau national, d’une létalité importante et de séquelles fréquentes. En effet, avec le développement important du parc automobile et du réseau routier durant les deux dernières décennies, les accidents de la voie publique se sont multipliés, avec en moyenne 20 soins quotidiens aux urgences du Centre Hospitalier National de Nouakchott.

Conséquences des changements culturels et socio-économiques, les résultats d’une enquête réalisée sur la santé mentale en Mauritanie[3] – en collaboration avec le centre collaborateur de l’OMS de France et le bureau OMS de Nouakchott – ont montré que 35% de l’échantillon enquêté ont eu, au moins, un trouble psychique, 20 % un trouble anxieux et 2,4% un trouble d’allure psychotique, établissant ainsi, que la santé mentale est un problème de santé publique.

Cependant, l'accès à des soins adéquats reste insuffisant du fait que les malades mentaux, leurs familles et les professionnels prodiguant des soins spécialisés sont encore victimes d'une très forte stigmatisation. Les fausses représentations de la maladie mentale et de la folie ont une influence sur la priorité donnée à la prévention des problèmes de santé mentale, leur reconnaissance par la population générale et les professionnels puis l'intégration des malades mentaux dans la communauté.

Le diabète de type II touche près de 6% de la population[1]. Les pratiques traditionnelles néfastes (ex : gavage) et la sédentarisation accélérée en sont les principaux facteurs favorisants.

Des enquêtes auprès des enfants scolarisés montrent une prévalence de 71% de la carie dentaire[2] généralement liée à une mauvaise hygiène. Plusieurs autres pathologies bucco-dentaires sont en nette augmentation, due aux traumatismes maxillo-faciaux consécutifs aux accidents de la voie publique et aux rixes, et aux cancers buccaux en relation, entre autres, avec la consommation de tabac.

En Mauritanie, l’exploitation des mines, au nord et le développement des secteurs d’industries, de construction, de pêche et d’agriculture ont augmenté le risque d’apparition des maladies professionnelles et accidents de travail. La manutention est particulièrement en cause, avec plus de 10% d’agents, atteints chaque année, de traumatismes au cours du travail[2].

Les affections nosocomiales l’infection au VIH en constitue une illustration dans le cadre des infections consécutives à un prélèvement ou à un traitement injectable.

En l’absence de stratégies nationales cohérentes de contrôle de ces pathologies, les seules mesures actuelles se limitent à une prise en charge individuelle, souffrant des insuffisances du système de soins et, en cas de besoin, à une évacuation, à l’étranger.

References

  1. 1.0 1.1 Enquête Step-Wise 2008
  2. 2.0 2.1 2.2 Rapport d’analyse de situation du secteur de la santé en Mauritanie, 2011
  3. Enquête nationale de santé mentale - 2003