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Analytical summary - Service delivery

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L’accès physique aux structures de santé s’est amélioré au cours des dernières années, mais il persiste un grave problème d’accès à des structures fonctionnelles, à savoir des structures équipées et dotées de personnel en quantité et qualité suffisante.

Le développement de l’offre de soins, plus orienté vers les grands ouvrages de santé, a négligé la couverture des populations les plus vulnérables, essentiellement rurales, limitant ainsi, l’accès universel aux services essentiels de santé.

En effet, d’importants efforts ont été menés pour rapprocher davantage les services de santé des populations. Un programme de développement des infrastructures sanitaires axé sur des constructions et des équipements ont permis de disposer aujourd’hui de plus de 530 postes de santé, de 67 centres de santé, de 12 hôpitaux intermédiaires et de 10 hôpitaux du niveau tertiaire.

Cependant, cette couverture sanitaire échappe à 33% de la population vivant au-delà de 5 km d’un poste ou d’un centre de santé.

Le système de PMA instauré depuis 1992 par une instruction ministérielle et complétée par le Décret 92 - 027 du 6 Juillet 1992 instituant le recouvrement des coûts, et destiné à organiser les prestations préventives et curatives dans les postes et centres de santé, ainsi qu’un paquet complémentaire d’activités, destiné aux établissements de soins et défini par les professionnels de santé, n’ont pas pu se mettre en place à cause d’un manque d’harmonisation des protocoles thérapeutiques, de l’inexistence de programme précis d’activités avancées et mobiles et de l’absence d’organisation de la référence.

Le nombre de patients mauritaniens qui se font soigner hors du pays dénote de l’insuffisance de la qualité des prestations de soin, affectant la confiance de la population en leur système de santé. Cette insuffisance de la qualité des soins concerne, autant, la prise en charge du malade depuis son accueil jusqu’au suivi de son état sanitaire, que l’environnement des soins, particulièrement, l’hygiène hospitalière.

Le sous-équipement des centres en matériel pour la vaccination et la santé maternelle et infantile, engendre un déficit d’équipements associé ou non à un déficit de personnel pour près des deux tiers des centres et postes de santé existants.

La difficulté du transport se pose de façon permanente du fait de la grande centralisation des véhicules et de l’absence de moyens de transport au niveau des services périphériques. Les centres et postes de santé manquent le plus souvent de motocyclettes, logistique nécessaire et adaptée pour la conduite des activités avancées dans les villages. La stratégie mobile, plus coûteuse que la stratégie avancée, reste cependant une stratégie nécessaire pour les régions Nord où les habitations sont très dispersées.

Les stratégies mobiles et avancées peuvent sensiblement améliorer l’accessibilité aux interventions prioritaires parmi les populations classées dans les 33% non accessibles géographiquement. Au-delà de l’implantation des structures équipées et de l’affectation de ressources humaines efficaces, le système de santé n’a aucune stratégie nationale de maintenance, ni un système de maintenance, organisé et efficace, et profitant à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.