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Analytical summary - The physical environment

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L’eau et l’assainissement constituent un secteur prioritaire pour le pays. L’eau potable est considérée comme le service le plus disponible avec 87,2% enregistrant une nette amélioration par rapport à 2004 (+29%), sans grandes disparités au niveau du milieu[1].

La situation est différente en ce qui concerne l’assainissement, dont l’importance n’est pas suffisamment soulignée, et qui est en plus marqué par un investissement public insuffisant.

La disponibilité des services d’hygiène et d’assainissement reste encore faible au niveau national avec 21,8% malgré une amélioration par rapport à 2004 (19,7%). Néanmoins, ce service a atteint un taux très élevé à Nouadhibou avec 90,5% et à Nouakchott 62%[1].

La disponibilité de l’électricité domestique a légèrement évolué, de 41,8% en 2008 contre 35,4% en 2004, avec des disparités selon le milieu entre le rural et l’urbain respectivement 3,1% et 93,9%[1].

Véritable problème de santé publique, la bilharziose est le 2ème motif de consultations. Avec la bilharziose urinaire, présente dans la vallée depuis longtemps, surtout chez les enfants qui se baignent dans le fleuve, on note l’apparition de la bilharziose intestinale depuis la réalisation du barrage de Diama.

Cette forme intestinale, de plus en plus inquiétante dans la Région du Trarza, infeste les villages le long de la vallée et atteint dans certaines localités des taux de 100% chez les enfants. L’hôte intermédiaire du parasite responsable de la maladie est un mollusque qui a pour gite de prédilection les racines d’une plante envahissante, le typha. Cette plante a colonisé les berges du fleuve et les canaux.

Les stratégies de lutte contre la bilharziose devraient combiner aussi bien les mesures curatives ciblant le parasite que les mesures préventives, intégrants des interventions anti-vectorielles qui, pendant longtemps, reposaient exclusivement sur l’usage des insecticides qui n’étaient pas sans conséquences sur l’environnement, et la destruction des plantes envahissantes.

Le paludisme est, également, endémique dans les wilayas de la vallée, avec comme vecteur prédominant l’Anophèles gambiae, et y constitue la 1ère cause d’hospitalisation et de mortalité. Le vecteur du paludisme, se reproduit dans les eaux stagnantes dont l’accroissement avec l’intensification de l’agriculture irriguée ont aggravé la situation.

Afin de s’attaquer aux causes primaires de la maladie, certaines mesures devraient être prises en compte dans les aménagements :

  • le drainage des terres agricoles pour éviter la stagnation des eaux dans les parcelles ;
  • la perturbation du cycle bio-écologie du vecteur par l’assèchement et la ré-inondation des chenaux et des marigots ;
  • l'élimination des principaux gîtes larvaires ;
  • l'implantation des zones habitées loin des principaux gîtes larvaires ;
  • l’ensemencement des plans d’eau par des poissons larvivores (Tilapia).
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Toutes les autres mesures préventives telles que l’utilisation de moustiquaires et des insecticides, viennent en amont du cycle de reproduction du vecteur.

Dans ce contexte, la 50éme Assemblée Mondiale de la Santé a adopté la résolution WHO 50.13 sur la sécurité chimique qui exhorte les Etats membres à prendre des mesures en vue de réduire la dépendance vis-à-vis des insecticides et de lutter contre les maladies à transmission vectorielle à travers la promotion de l’approche intégrée de lutte contre les vecteurs (LIV).

Suite à l’apparition de résistances des plasmodiums aux médicaments et des vecteurs aux insecticides, le choix de cette approche par les Etats membres de l’OMVS se justifie par son efficacité et son efficience à travers la combinaison de moyens technologiques appropriés pour la réduction ou la suppression des vecteurs avec un impact aussi faible sur l’environnement.

Ainsi, la diffusion des moustiquaires imprégnées avec des insecticides recommandés par le groupe WHOPES de l’OMS peut être renforcée par des campagnes de lutte chimique contre aussi bien les larves que les adultes.

Dans le cadre de la lutte contre le paludisme un choix stratégique a été porté par les pays riverains du fleuve Sénégal sur (i) l’abandon des opérations de démoustication de grande envergure, (ii) l'épandage ciblé et ponctuel d'insecticide en cas d'épidémie dans les zones non habituellement exposées au paludisme, (iii) l'emploi des moustiquaires imprégnées à la deltaméthrine ou la perméthrine[2].

References

  1. 1.0 1.1 1.2 ONS – Profil de Pauvreté de la Mauritanie 2008
  2. OMVS - Stratégie régionale contre la bilharziose et le paludisme