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Analytical summary - Universal coverage

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Aujourd’hui, il est recensé plusieurs systèmes de couverture maladie, qui, pour certains, couvrent plusieurs services tels que la consultation, l’hospitalisation, les médicaments, les examens, l’accouchement simple, la césarienne, le suivi post-natal et l’évacuation à l’étranger.

Ces systèmes regroupent un régime public obligatoire, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), des régimes privés volontaires, l’Office Nationale de la Médecine de Travail (ONMT), les mutuelles de santé et le Forfait obstétrical en pleine extension, et la prise en charge des indigents insuffisante et aléatoire.

Depuis les premières années de l’indépendance, la Mauritanie a mis en place un cadre juridique favorable à l’émergence d’organisations coopératives et mutualistes, et à la décentralisation et la participation communautaire à la prise en charge des problèmes de santé[1].

La loi 65.00, portant code de la couverture médicale de base, constitue le fondement de la protection sociale en matière de santé. Elle institue, une assurance maladie obligatoire au profit des fonctionnaires et agents de l'État, des collectivités locales, des établissements publics et des personnes morales de droit public, et une assurance maladie obligatoire au profit des personnes assujetties au régime de sécurité sociale en vigueur dans le secteur privé.

Plus tard, l’adoption par le Gouvernement des soins de santé primaires abordables et accessibles à tous, devient une règle fondamentale pour le développement humain. La couverture prénatale est passée de 80,2% en 2004 à 87,4% en 2008, marquant ainsi une nette augmentation. Le taux d’accouchement assisté s’est également amélioré, passant de 56,5% en 2004 à 60,2% en 2008.

En 2010, le pourcentage d’enfants de 12 à 23 mois complètement vaccinés est de 68,8%, enregistrant ainsi une baisse par rapport à 2004 où ce taux était de 79%, l’accessibilité physique de la population à un centre de santé dans les 30 minutes requises par les normes est de 40,3% et 67,3% de la population vivent dans un rayon de 5 km par rapport à un établissement de santé.

Cependant des disparités importantes persistent entre les pauvres et les non pauvres, ainsi que le milieu rural et le milieu urbain[2].

L’accès financier reste très limité surtout en milieu rural. Un plan spécifique à l’accès financier ciblant les groupes défavorisés doit être développé visant à améliorer la PEC des indigents, à développer des mécanismes de partage du risque maladie tels que les fonds de solidarité, les mutuelles, les caisses communautaires.

D’autres stratégies pour la couverture sanitaire des plus défavorisés et des exclus, méritent d’être renforcées par le développement de stratégies communautaires, d’activités avancées et mobiles, du SRC et de l’extension du Forfait obstétrical. La CNAM ne couvre que 8 % de la population et demeure encore limitée géographiquement. Son extension, décidée récemment par le Gouvernement, vers les autres catégories professionnelles, améliorera la couverture universelle.

La répartition inégale des structures, services et personnels, ainsi que le faible taux d'utilisation des services engendrée à la fois par la mauvaise qualité des soins et les difficultés d’accès géographiques et financiers, représentent de véritables obstacles à l’accès aux services de santé.


References

  1. Colloque sur la couverture du Risque maladie en Afrique Francophone WBI-IMA, Paris du 26 au 30 avril 2004
  2. Etude sur la protection sociale en Mauritanie – Mars 2010