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Résultats du Système de santé

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De plus en plus, les dirigeants politiques du monde et les acteurs de la santé au niveau international admettent qu’il faut s’engager fortement dans le renforcement des systèmes de santé. Il s’agit d’apporter des améliorations profondes nécessaires et de consentir davantage d’efforts, en vue d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Depuis Alma-Ata en 1978, plusieurs progrès ont été accomplis par les pays. Certaines maladies, comme la poliomyélite et le ver de Guinée, ont été éradiquées ; cependant, plusieurs obstacles, dont les crises économiques et financières, et l’émergence du VIH/Sida au début des années 80, ont limité la réalisation de l’objectif affiché de la Santé Pour Tous.

C’est en 2008, lors de la Conférence internationale sur les Soins de Santé Primaires et les Systèmes de Santé en Afrique, réunie du 28 au 30 avril 2008 à Ouagadougou (Burkina Faso), et après avoir analysé les expériences des pays africains dans la mise en œuvre des Soins de Santé Primaires au cours des 30 dernières années, que la communauté internationale a exprimé la nécessité pour les gouvernements, les partenaires et les communautés d’accélérer les mesures visant à améliorer la santé. Elle a, également, réaffirmé la pertinence de l’implication, de la participation et de l’autonomisation des communautés dans l’optique du développement sanitaire, axée sur des partenariats fondés sur la concertation avec la société civile, le secteur privé et les partenaires au développement.

Lors de la Conférence ministérielle sur la recherche pour la santé dans la Région Africaine qui s'est déroulée à Alger du 23 au 26 juin 2008, les pays africains se sont engagés à renforcer les systèmes nationaux de recherche en santé, d’information sanitaire et de gestion des connaissances, afin d’améliorer la santé dans leur Région.

Le système de santé mauritanien a connu trois principales périodes[1] :

  • Une première période allant de l’indépendance jusqu’à la fin des années 70, durant laquelle les premières orientations nationales de santé écrites dans un «Document national du Ministère du Plan», privilégient les prestations curatives et hospitalières, exception faite de l’action mondiale d’éradication de la Variole.
  • Une deuxième période allant de la fin des années 70 jusqu’au début des années 90 va connaître l’élaboration des premiers documents de planification des activités curatives et préventives à travers la mise en œuvre de projet tel que le PEV. Durant cette période le pays est sous Ajustement structurel et le Gouvernement adopte les SSP et l’Initiative de Bamako, consacrant la décentralisation du système de santé et la participation communautaire.
  • C’est au cours de la troisième période de sa vie, allant du début des années 90 jusqu’à nos jours, que le système de santé a connu les premières politiques de santé clairement affirmées à travers des plans directeurs (91-94) et (98-2002) puis à travers une Politique nationale de santé (2006-2015) et un Plan national de développement sanitaire 2012-2020. Durant cette période, un Consensus international autour des OMDs a permis de mobiliser plus de ressources améliorant le niveau de financement du secteur. D’importants problèmes de gouvernance ont, cependant, apparus.

Un déséquilibre dans le système s’est progressivement installé, également, favorisant les structures hospitalières et négligeant les formations sanitaires de premier recours, généralement situées dans les zones rurales.

Cette section sur les Résultats du Système de santé est structuré comme suit:

Contents

Résumé analytique

L’organisation du système du santé mauritanien relève du Ministère de la Santé. Elle repose sur un secteur public représenté par le Ministère de la santé et les services de santé des Forces armées et de sécurité, et un secteur privé à but lucratif et non lucratif.

L’administration centrale comprend 08 directions, des services et divisions, chargés du pilotage et du suivi des structures du niveau intermédiaire, ainsi que des coordinations de programmes de santé, destinées à piloter, coordonner et suivre les actions de santé plus spécifiques et verticales.

Le niveau périphérique, composé des directions régionales à l’action sanitaire (DRAS) et des circonscriptions sanitaires départementales (CSM), assure la coordination et le suivi des structures du niveau opérationnel, de l’action au quotidien et de la mise en œuvre des programmes de santé.

L’organisation des soins est de type pyramidal et s’établit en 3 niveaux. Le niveau tertiaire regroupe 17 établissements nationaux qui assurent les prestations de santé de référence pour les populations de Nouakchott et du reste du pays. Au niveau secondaire, on dénombre 11 centres hospitaliers régionaux, hôpitaux régionaux et hôpitaux départementaux. Le niveau primaire, quand à lui, comprend 67 centres de santé et 530 postes de santé et 545 unités de santé de base.

Depuis 2002, la déconcentration sanitaire progresse et les allocations financières aux régions ont été sensiblement augmentées, l’amélioration de la couverture sanitaire, par la construction, la réhabilitation, l’équipement et l’affectation du personnel dans les structures sanitaires, emmenant l’accès géographique aux SSP de 60% en 1998 à 70% en 2006[2], la couverture vaccinale pour le BCG des enfants passe de 65 % à 86% de 1999 à 2007 et celle du DTC3 de 26 % à 75 % pendant la même période[2].

En 2010, l’accès géographique aux SSP est de 79%[3] et la couverture vaccinale pour DTC3, de 74 %[4] .

La revitalisation des structures sanitaires par la mise en place du Système de Recouvrement des Coûts a amélioré la disponibilité des médicaments essentiels à un coût abordable, et a permis de dégager des ressources additionnelles destinées à réviser la disponibilité des services, et à motiver le personnel, et à améliorer la gestion des services de santé par l'implication des communautés à tous les niveaux à travers les CDSS et les comités de gestion.

La DPS par habitant en UM constante a évolué très positivement entre 2005 et 2010 en passant de 3709 à 6171, soit une variation annuelle moyenne de 10,7%. Ce résultat montre l’accroissement assez important des ressources dont bénéficie le secteur de la santé en Mauritanie[5].

Malgré tous les progrès réalisés ces dernières décennies, le renforcement du système de santé doit s’orienter vers une redynamisation de l’approche communautaire comme approche stratégique de soins complémentaire et une reconquête de la confiance des populations en leur système de soins.


Aperçu général et résultats systémiques

Priorités et pistes pour l'avenir

Autres

Notes de fin:References, sources, méthodes, abréviations, etc.

  1. Dr Mohamed Nedhirou OULD HAMED/Colloque AMSP – Novembre 2010
  2. 2.0 2.1 Rapport achèvement BAD
  3. Annuaire statistique 2010
  4. Rapport PEV 2010
  5. RDPS 2005-2010