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Analytical summary - Health information, research, evidence and knowledge

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La création d’un environnement propice à l’accès à l’information notamment sanitaire est au centre des préoccupations du gouvernement. C’est pourquoi, il a été adopté en janvier 2004, un plan national de développement des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) appelé plan NICI pour assurer l’accès universel aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) afin plus précisément :

  • d’étendre la couverture des infrastructures de communication ;
  • et de faciliter l’accès aux services de communication (téléphonie, Internet).

Un des axes stratégiques du plan NICI est la promotion de l’utilisation des TIC dans les secteurs sociaux de base dont la santé où il est prévu le développement de la télémédecine, de rendre accessible aux populations l’information sur les médicaments génériques, de promouvoir la santé de la reproduction et d’améliorer la base de données des statistiques sanitaires.

Dans ce cadre et en application de la résolution WHA[1] 58.28 de l’OMS du 25 mai 2005 relative à l'intégration de la télé santé dans les services de santé par la mise en place d'infrastructures de télémédecine pour les zones où la couverture médicale est insuffisante et pour la formation des professionnels de la santé afin d'améliorer l'accès et la qualité des soins, il est créé auprès du Ministre de la Santé Publique par Arrêté n°048/MSP/LCE/SG, une Cellule d'Appui au Développement de la Télé santé (CADT) avec pour mission d'appuyer la conception, le suivi et le développement harmonieux des activités de télé santé sur l'ensemble du territoire national.

Le gouvernement a également réalisé un certain nombre de réformes visant à encourager la compétition dans le secteur de la communication par la libéralisation du marché de la téléphonie mobile qui a permis d’octroyer des licences à des nouveaux opérateurs, respectivement en 2001, 2004, et 2008. Par ailleurs, il a créé un environnement juridique qui garantit la production, la conservation et la diffusion d’œuvres culturelles. Il a également mis en place une institution chargée de la propriété intellectuelle dénommée Bureau Nigérien du Droit d’Auteur (BNDA) avec pour, entre autres missions de protéger et de défendre les intérêts patrimoniaux et moraux de ses membres et d’encourager la créativité nationale.

En matière d’information sanitaire, un système qui suit la hiérarchisation du système de santé du Niger, a été mis en place. Pour la collecte des données, le Système d’Information Sanitaire (SNIS) dispose de supports standardisés et un réseau qui va de la périphérie au sommet avec des structures opérationnelles à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. Le réseau de surveillance épidémiologique, dispose des capacités réelles de l’utilisation de l’information pour la prise de décision en ce qui concerne la prévision et la détection précoce des épidémies. Les informations sur les maladies à déclaration obligatoire (MDO)[2] sont collectées régulièrement, de façon hebdomadaire et transmises avec promptitude et servent à la prise de décision au niveau des services de santé et des comités de gestion des épidémies.

Les différentes sources de données et leur génération en matière de santé sont : le recensement, les statistiques de l’état civil, les enquêtes basées sur la population, les archives médicales y compris la surveillance et les archives des services de santé.

En matière de recherche, il a été créé un Comité Consultatif National d’Ethique qui est chargé de : donner un avis sur les problèmes moraux relatifs à l’homme dans le domaine de la santé; amender les protocoles de recherche en santé; suivre la mise en œuvre des protocoles de recherche; soulever et discuter tout problème d’éthique en matière de santé. Le comité s’intéresse particulièrement aux questions liées la recherche dans le domaine de la santé.

Après plusieurs années de mise en œuvre du plan national de développement des TIC et l’implantation du système d’information sanitaire, les constats qui se dégagent sont entre autres:

a. En matière d’accessibilité aux technologies de l’information et de la communication

  • La pénétration de NTIC reste toujours très faible avec un indice de développement des TIC de 0.82. En effet selon le rapport sur les indicateurs sociaux de l'enquête nationale sur le budget et la consommation des ménages (III) 2007/2008 ; très peu de nigériens âgés de 15 ans et plus (19,9%) ont accès au téléphone portable. Seul 1,5% de la population âgée de 15 ans et plus utilise un ordinateur. L’Internet reste quasiment absent, en effet seuls 7 nigériens âgés de 15 ans et plus sur 1000 en utilisent. Très peu de ménages possèdent un téléviseur (6,8%) ou un lecteur CD/DVD (3,0%).
  • Les coûts des services des technologies de l’information et de la communication sont peu abordables. En effet en ce qui concerne le panier des prix TIC (IPB), le Niger est 165ème sur 165 en 2010.

Parmi les obstacles qui constituent un frein au développement des TIC, on peut citer : la faiblesse des revenus, les prix relativement élevés, le manque d’électricité et un vaste territoire enclavé. b. En matière d’organisation structurelle de l'information sanitaire

  • Un système d’information sanitaire est mis en place avec des capacités réelles de traitement et d’analyse de l’information à tous les niveaux. Cependant son évaluation a montré que le niveau de performance des indicateurs du système est dans l’ensemble satisfaisant et la gestion est globalement satisfaisante.
  • La faiblesse dans la production en temps réel des indicateurs de qualité pour une meilleure prise de décision.

c. En matière de recherche

  • La faible priorité accordée à la recherche;
  • Le manque de plan stratégique de recherche en santé;
  • Le faible financement alloué à la recherche;
  • Le manque de coordination de la recherche;
  • La faible fonctionnalité du comité d’éthique ;
  • L’utilisation insuffisante des résultats de recherche

d. En matière d’accès à l'information

  • Les structures gouvernementales ou Inter-Agences de coopération produisent beaucoup de rapports techniques;
  • I’ existence de nombreux documents issus de la recherche ou rapports thématiques élaborés dans les secteurs connexes;
  • L’existence des salles de documentation limitées dans les grands centres urbains.
  • L’insuffisance de la publication et l’indexation des productions locales.
  • La faible inscription au programme comme HINARI favorisant l’accès à moindre coût aux publications protégées.

Ces différentes insuffisances ajoutées à la faible capacité des décideurs à accéder aux bases factuelles dont le formatage n’est pas souvent à leur portée entrainent la faible utilisation de l’information pour la prise de décision.


References

  1. WHA:Resolution of the World Health Assembly / Résolutions de l'Assemblée mondiale de la Santé
  2. Annuaire des Statistiques Sanitaires du Niger Annee 2010 - Republique du Niger - Fraternite-Travail-Progres - Ministere de la Sante Publique - Systéme National d’Information Sanitaire