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Analytical summary - Health information, research, evidence and knowledge

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La volonté politique en matière des statistiques a permis la création d’une agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) avec des répondants au niveau de tous les ministères. Cette structure, en plus de la coordination de l’ensemble des services sectoriels de statistiques, assure le recensement général de la population dont le plus récent est celui de 2012. La publication des résultats est prévue en fin 2013. Les données actuellement publiées sont celles de 2002.

L’ANSD dispose d’un système d’archivage des données collectées en plus des archives Nationales. Les documents de ces derniers sont classés en actes officiels, correspondance générale, personnel administration générale, santé et assistance publique.., les informations sanitaires datant de la période coloniale à nos jours sont classées dans le répertoire Série H Le Sénégal bénéficie d’une très grande diversité linguistique. Si la langue officielle est le français, la Constitution reconnaît également à 6 autres langues le statut de langues nationales. Le système de statistique de l’état civil est en voie de modernisation. Un logiciel développé à cet effet permet une désagrégation de l’information de l’état civil (mariage, décès et naissance). Cette innovation contribuera à l’amélioration de certaines données de base utiles au Système d’Information Sanitaire (SIS).

L’agence Sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (ASPIT), née par décret N° 2009-1380 du 02/12/2009 a une mission de service public pour la promotion de l’invention et de l’innovation technologique[1] . l’ASPIT permet ainsi la protection de la propriété intellectuelle.

Le Ministère de la santé et de l’action sociale (MSAS) dispose d’un site[2] contenant les documents essentiels du secteur (www.santegouv.sn). Ce site, géré par un web master et hébergé par l’agence de l’informatique de l’état (A.D.I.E), est consulté régulièrement par les chercheurs, les praticiens mais aussi par le grand public. Pour améliorer la communication entre les acteurs du système, une plateforme collaborative a été conçue et mise en ligne. Il s’agit d’une plateforme mise en place pour permettre à tous les citoyens de se prononcer sur la situation sanitaire et contribuer ainsi à la concertation nationale, mais aussi de s’informer sur la situation sanitaire. Une réponse est fournie par rapport à leur questionnement sous forme d’orientations ou d’éclairages. Dans le forum de discussion, on enregistre en moyenne la visite de 300 personnes par jour. Dans le même ordre d’idée, un numéro vert est mis à la disposition des citoyens au service national de l’information pour la santé (SNEIPS) pour s’informer sur le système de santé du pays. Cette plateforme permet ainsi une mise à disposition d’informations sanitaires auprès du grand public.

Au MSAS, l’automatisation des procédures de gestion du secteur par l’informatique continue avec des projets de mise en place de systèmes informatisés de gestion.

En 2009, un logiciel dénommé SYSNIS fut implanté au sein des structures de santé, ceci devrait faciliter la prise de décision en se basant sur des critères d’objectivité et de rationalité dans une logique de performance et d’efficience.

Le logiciel DHIS2, est entrain d’être mis en place progressivement. Nous espérons que ceci permettra la mise en place d’un entrepôt de données sanitaires.

On a un bon maillage en Technologie de l’Information. Les ordinateurs sont disponibles au niveau de l’ensemble des districts sanitaires, des régions médicales et au niveau central avec la possibilité de connexion internet. Cependant un grand effort reste à fournir pour la dotation du niveau communautaire.

Au niveau des postes et des centres de santé, les données sont collectées mensuellement et transmises en copies duresau niveau du district sanitaire qui en fait la compilation. Ces données sont transmises par les districts aux régions médicales tous les 3 mois et des régions médicales vers le niveau central semestriellement.

IL existe un cadre réglementaire qui régit la gestion de l’information sanitaire. La loi n° 2004-21 du 21.07.2004 organise les activités statistiques[3].

Malgré l’existence d’un cadre juridique permettant d’exiger des sous systèmes et du secteur privé leur collaboration au SIS, force est de reconnaître que cette collaboration est à améliorer. L’intégration des données des structures privées à but non lucratif est satisfaisante comparativement à celles des structures privées à but lucratif.

Pour ces dernières la peur de la fiscalité expliquerai en partie cette attitude. Des efforts sont entrain d’être faits pour capter le maximum de données et améliorer ainsi la performance du SIS.

Les sous systèmes continuent à douter de la capacité du Système National à satisfaire leur exigence en matière de données. Les contacts sont en cours pour une meilleure coordination de l’ensemble de ces sous systèmes. Les informations spécifiques des programmes seront collectées par ces derniers en collaboration avec le système national qui mettra à disposition les autres informations.

Il faut noter qu’il n’ya pas de système d’archivage formel, les supports de collecte de l’information sont cependant stockés au niveau des formations sanitaires.

Des messages, destinés à la population alphabétisée, sont transcrits en langue locale en utilisant l’alphabet arabe. Plusieurs messages sont écrits dans les 6 langues nationales avec l’alphabet français.

Le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale dispose d’un compte HINARI en plus de 14 autres institutions de recherche et de formation. Cependant cette opportunité n’est pas mise à profit parce que ce site est rarement visité.

Le Sénégal s’est engagé dans une gestion axée sur le résultat (GAR) et a élaboré à cet effet les documents de référence. Le SIS permet le suivi et l’évaluation des engagements par la mise à disposition routinière des données.

Les besoins des décideurs sont disponibles au niveau des différents documents de politiques avec des indicateurs et des cibles précis.

Des ressources pour la recherche au niveau des programmes prioritaires existent mais se pose le problème de leur durabilité. Les sources tarissent le plus souvent à la fin du projet à cause de leur forte dépendance extérieure. Ceci pose le problème de la pérennité de cette recherche.



References

  1. ASPIT, Ministère des mines, de l’industrie, de l’agro-industrie et des pme, VDN, liberté 6 extension nord N°3, DAKAR
  2. http://www.sante.gouv.sn/
  3. Ministère de l’économie et des finances, loi modifiant et complétant la loi N° 2004-21 du 21 juillet 2004 portant organisation des activités statistiques